
|
| | | Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Invité Invité
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Mar 9 Oct - 16:08 | |
| La nuit se fait magie dans ce hangar. Et toutes ces âmes qui, dans quelques heures à peine, ne seront peut être plus que désespoir et tristesse, oui toutes ces âmes se laissent glisser, victimes consentantes, dans un tourbillon d'ivresse et de plaisir. La musique pulse dans l'air, charme et entraine avec elle tous ces êtres si avides de Vie. Elle les prend dans ses bras, les invite lascivement à s'oublier, se perdre, s'unir même. Que la nuit révèle en eux ce que le jour ne leur autorisera jamais ! qu'ils se découvrent, se dévoilent ! Ce soir, içi, ils vivront pour mieux dépérir demain peut être...Mais qu'importe... Le jour est encore tellement loin...
La Reine régne sur sa cour. Elle sourit à la colombe pour mieux la délaisser ensuite. son attention est tout à ce nouvel arrivant, cet être qui semblait perdu et qui maintenant se laisse lui aussi porter par la liesse générale. Il danse l'inconnu. Il danse et se révèle libre et merveilleux. Il danse et tente de séduire la Reine. Il semble l'appeller à lui, l'invite à partager une danse. Mais la Reine, bien que sensible à un tel hommage, reste pure et intouchable. Elle est Reine et ne laissera jamais personne l'atteindre.
Raïden sourit tendrement devant cette femme qui la fascine au point de l'admirer. Elle admire cette force sans pour autant l'envier. Elle admire cette beauté majestueuse mais n'en éprouve pas la moindre jalousie. La jeune femme éprouve une infinie reconnaissance et même une certaine tendresse pour cette femme à qui elle doit son magnifique éveil à la vie.
La jeune femme laisse à nouveau son corps libre d'onduler sur cette si enivrante musique lorsque son regard est attiré par une silhouette qui se meut, lente et grâcile parmi la foule. Un être dont la chevelure aussi ardente qu'un brasier resplendit dans ces ténèbres. Un homme dont la démarche souple et tranquille se détache parmi cette fièvre générale. Serein, beau dans sa tranquilité, il avance. Il émane de lui une force encore plus grande et enveloppante que celle dont Tri est empreinte. L'homme avance et ses yeux se posent sur la Reine. Une lueur d'étonnement illumine un instant le regard ambré de la colombe alors qu'elle ne voit ni crainte ni soumission dans le regard de l'homme pour Tri. Il regarde la Reine sans décotion, sans défi non plus.
Puis l'homme pose son regard clair sur la colombe et celle ci lui répond par un sourire. Cet oeil la trouble comme s'il avait pu lire en elle. Raïden ignore qui est cet homme mais elle aprécie la douceur de sa voix, le calme dont il fait preuve. Tous se sont laissés happer par la liesse ambiante alors que lui semble la survoler, hors d'atteinte. Elle aime cela.
- " Bonsoir" répondit elle à son tour en esquissant un radieux sourire.
Raïden sourit et continue de danser, son corps semblant lui échapper pour mieux répondre à l'appel lancinant de la danse. Elle ondule, incapable de se retenir et sa voix mélodieuse s'élève dans les airs alors qu'elle répond simplement :
- " Le hasard a voulu que mes pas croisent, ce soir, ceux d'une Reine et que celle ci me fasse la joie et le plaisir de me faire découvrir ces fêtes... Cet ôde à la vie... Je lui en suis fort gré... Sans elle je n'aurais peut être jamais su ce que le mot "vivre" signifiait réellement..." |
|  | | Joaquim .:: Reflet d'Etoile ::.


Nombre de messages: 61 Date d'inscription: 01/10/2007
Synthèse * Constellation protectrice *: Boussole * Pouvoir Astral *: Qu'une voix vous guide. Particularité:
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Mar 9 Oct - 23:07 | |
| Un monde qui n’est pas le sien.
Joaquim a compris où il se trouvait. Qui était ces personnes, ces êtres en vie dansant afin que la nuit retarde le jour, retarde le moment où il faudrait se rendre compte que nous sommes dans un enfer glacé et que la vie ne vaut rien dans cette ville.
Il a vu les regards des autres sur la jeune femme qui le fixait, sur la jeune femme qu’il a osé regarder dans les yeux si intensément. Pourquoi tant de respect ? Presque de la crainte parfois.
Ne serait-elle pas ?
Il ne finit pas sa question. Il n’y répond pas.
Alors il continue de danser. La seule chose qui peut vraiment avoir de l’importance. Il ne veut rien savoir, il n’a besoin de rien d’autre que de la musique qui bat à son sang. Il danse et continue comme si son cœur allait s’arrêter de battre au moindre arrêt.
Une troisième personne arrive. Joaquim la voit d’abord du coin de l’œil mais il peut l’observer de mieux en mieux à mesure qu’elle se rapproche de la chevelure de soleil et de son amie brune. Intrigué il s’arrête un moment et les observe.
Ils se détachent tellement du reste de la foule, des danseurs en transe qui laisse la musique vivre en eux. Regard sombre, intense. Légèreté souriante. Calme imposant.
A les observer de loin, à les observer en étant au milieu d’une foule vivante et vibrante, il a une étrange impression. Comme s’il s’était introduit dans un monde, dans un endroit, mystérieux et qui renfermé tellement de choses auxquelles il n’avait pas droit, auxquelles il n’était pas censé avoir accès. Ce monde n’est pas le sien. Ces gens sont à part, si loin de lui. Comme un vertige qui l’assaille, il se sent s’éloigner de plus en plus, il part, loin de ces gens aussi déroutants que captivants, ces personnes aussi mystérieuses que curieusement attirantes. Il part de plus en plus, en esprit, en lui. Tout disparaît, tout s’efface, comme des traits de couleurs vives qui barrent et cachent de plus en plus vite ce monde interdit. Bientôt il ne reste plus rien que la musique, que le son, les vibrations.
Alors il décide de reprendre sa danse, de reprendre la vie en cours et d’exploser parmi les corps et les couleurs. Il danse et se perd dans la foule. Il ne sait pas où il va, il suit ses pas, il suit le rythme. Il ne sait même pas s’il avance. Tout ce qu’il sait c’est qu’il danse. Il danse encore et toujours plus. Emporté, transporté par la musique. Il n’a pas le droit à ce monde. Il va s’effacer bientôt, d’un trait, d’un coup de pinceau. Alors il doit en profiter, voler le plus de magie et de lumière possible avant que le noir ne revienne, avant que les souvenirs de se libèrent du voile qu’il a posé, que sa peine se libère de ses chaînes. Il doit danser, vibrer, vivre.
Il danse de plus en plus vite, de plus en plus intensément. Il suit la musique, ou peut-être pas. Elle se mélange au battement de son cœur, aux vibrations de son sang, aux tourbillon de son esprit qui se vide pour ne se remplire que de sensations, que d’impressions, d’odeurs et de sons.
Plus vite. Plus fort. S’est-il perdu au milieu de la foule ? Comment le dire ? Il faudrait s’arrêter, s’arrêter de danser pour regarder. Et il ne veut pas, pas maintenant, pas encore.
Il danse et danse et s’emporte vers une transe. Il a l’impression de s’élever de plus en plus haut, de plus en plus vite.
Et bientôt.
Il retombe.
Lentement. Au ralentit.
Après la folie, la frénésie de sa danse, le temps semble s’arrêter.
Il tombe. Il n’en peut plus. Son corps n’en peut plus. Et quelque part il choisit de tomber.
Il ne sent pas, ou peu, le choc. Mais il y en a un et il se retrouve au sol. Dos contre le sol humide, percuté de milles vibrations. Les yeux se perdent dans les airs, sur le plafond. Il ne distingue pas bien. Ombres et ténèbres peu percées et rendues mystérieuses par la lumière d’en bas.
Son cœur bat si fort si vite qu’il a l’impression que son corps se lève à chaque impulsion de sang. Il est tellement essoufflé qu’il a l’impression de ne plus respirer.
Il n’arrive plus à bouger.
Il ne peut qu’attendre que son sang s’apaise. Que son souffle reprenne. Il ne veut qu’attendre.
Il est grisé par cette respiration saccadée, ces inspirations profondes. Il est ivre de ses tempes qui battent et lui font mal, de ces vertiges qui l’étourdissent. Il a encore dans le corps, le cœur et l’esprit la danse, la musique et la vie. Mais plus que tout ce qui dessine un sourire sur ses lèvres.
C’est la menace, le danger. La menace des danseurs, de ces pieds qui battent et frappent et pourraient le piétiner. Ils dansent, ils ne le voient pas, ils ne se rendent pas compte qu’il est là. Leur pieds volent dans les airs et s’abattent sur le sol si violemment.
Si violemment, si fréquemment qu’il pourrait mourir ainsi, enseveli par la danse.
Et son sourire s’agrandit. Et son sourire s’agrandit alors que son esprit se vide et qu’il arrive enfin à ne penser à rien, flottant dans une sorte de transe de fatigue et d’euphorie. [hj: j'espère que c'est pas trop n'importe quoi/nul. désolé d'avoir l'air de me la jouer perso mais je ne savais pas comment venir vers vous.] |
|  | | Astéride .:: Chef Sîn ::.


Nombre de messages: 189 Âge du perso: 30 ans Date d'inscription: 28/09/2007
Synthèse * Constellation protectrice *: Triangle Australe * Pouvoir Astral *: Triangle d'Illusions Particularité:
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Sam 13 Oct - 17:41 | |
| Elle regarde oui, sourit...Aussi...On la pense subjuguée, on la pense fascinée, peut être on-t-il raison. Mais Sîn ne l'est pas assez pour ignorer cette présence, cette ombre qui se font lentement dans la masse. Aura puissante et sage, douce mais si forte. Un mur qui s'avance avec la douceur de l'eau. Elle ferme les yeux, imagine la foule s'ouvrir tel la mer rouge devant un bâton de bois noueux, elle « voit » la silhouette qui marche, un sourire qui se dessine, une majesté que seul les Rois possèdent, une classe que seul les dieux peuvent se targuer d'avoir. Elle sait les regards qui le suive, elle sait les pensées qui s'agitent...Mais tout s'efface lorsque la musique s'elève... Elle affronte le feu et l'emeraude, elle est le respect et l'hommage alors qu'elle sourit a son tour. Il ne lui parle pas, pas encore, non, il s'adresse a la colombe. Alors la Reine s'ombre d'un regard rieur avant de reporter son attention sur l'homme qui s'oublie avec une telle passion. Il s'oublie, tourne, tourne, si vite qu'il se perds corps et âme...Si vite qu'il s'égare dans la foule, si vite, qu'il erre et tombe. La tigresse bouge, elle fends la foule, ils s'écartent, laissant devant ses yeux le spectacle d'un danseur qui meurs heureux...Elle tends une main... -Ce n'est pas finit. |
|  | | Andréa

Nombre de messages: 280 Âge du perso: 268 ans Date d'inscription: 23/01/2007
Synthèse * Constellation protectrice *: Balance * Pouvoir Astral *: Manipulation des Ombres et de la Lumière Particularité:
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Dim 14 Oct - 17:49 | |
| La jeune femme ondule comme un ruban fin dans un vent de musique, un mouvement léger anime son corps tout entier habité par la fête de Sîn, par sa mélodie envoûtante, captivante, ensorcelante. Il la voit devant lui se laisser emporter, transporter par une énergie mouvante, un flux vital rythmé par les pulsations des tambours. Il sent un frisson parcourir son corps, comme une impulsion dicté par la mélopée transcendante, comme pour lui signifier qu’à l’appel de l’oubli nul ne résiste, pas même les plus vieux et les plus sages esprits. A l’appel de la voix chantante de Sîn répond toujours l’instinct le plus primaire, et le corps se meut sans même que l’esprit songe à contredire ce mouvement primitif, réflexe spontané, écho de cette musique qui se dilue dans le sang et l’âme et possède le corps tout entier. Elle le salue à son tour, sans cesser sa valse ondoyante. Elle parvient à poser des mots sur ses sensations, sur son éveil à la vie, avec une aisance étonnante. Elle exprime si bien ce qui vient de lui arriver, bien plus lucide sur sa renaissance que la plupart des danseurs qui ce soir ne réalisent même pas ce que leur offre cette fête. Les mots, il y a longtemps qu’Andréa a apprit à les économiser, à les penser plutôt qu’à les prononcer, à s’exprimer brièvement et simplement. Il y a longtemps que ses phrases ne ressemblent plus à celles que vient de prononcer la jeune femme. « Sait-on jamais ce que signifie le mot vivre… Ce soir tous croient le savoir, et au matin il ne leur restera plus qu’un souvenir de cette vie éphémère que leur offre leur Reine. » Son regard s’illumine d’une étrange étincelle de malice. Astéride est une Reine bien plus généreuse que lui, elle qui offre l’oubli dans ses fêtes, elle qui invitent les âmes perdues à retrouver un peu d’elles mêmes dans l’extase d’une nuit, elle qui offre la vie, comme une mère bienveillante, à ses enfants du peuple. Lui n’a pas cette compassion, lui n’a pas cet amour. Les humains, il a trop souffert de leur ambition dévorante, de leur cupidité et de leurs rêves meurtriers. Les seules âmes qu’il veut encore sauver aujourd’hui sont celles de ses frères et sœurs. Les Etoiles. Mais ce soir, Andréa oublie un peu de sa rancœur, il accepte de considérer ce peuple innocent, d’ôter de leurs épaules ses accusations perpétuelles. Il accepte de voir que cette plèbe souffre elle aussi. C’est pardon éphémère, car il a la rancune tenace, l’Ancien. Et puis dans les cheveux bruns de cette danseuse, dans son regards illuminés, dans sa féminité débordante et dans son cœur battant, il retrouve un peu de ce qu’il a aimé autrefois, dans d’autres jeunes femmes, en d’autres temps. Elles se ressemblent toutes, les femmes lorsqu’elles sont heureuses. Lorsque la joie peint sur leur visage les sourires les plus lumineux de ce monde de ténèbre. Comment lui en vouloir alors, à cette colombe qui s’illumine, comment lui en vouloir d’être née humaine ? Du coin de l’œil il voit Astéride s’éloigner d’eux et fendre soudain la foule. Sans doute le jeune homme s’est-il noyé dans cette foule mouvante, sans doute va-t-elle a nouveau apporter son aide et sa lumière. Sans doute… Mais il ne s’attarde pas plus et reporte son attention sur Raïden. Sa main s’élève dans l’air chaud et lourd du hangar, ses doigts fins cherchent et trouvent leurs homologues graciles et fébriles, il attrape au vol un poignet qui s’agite au rythme des percussions. Leurs paumes se rencontrent, s’effleurent et s’épousent. Il tient entre ses doigts, avec douceur et sans la retenir, la main légère de Raïden. D’un pas il s’approche, la dominant soudain de toute sa hauteur, de son aura masculine, pleine de sagesse et d’un certain mystère, comme un voile léger sur ses secrets. Mais toujours la douceur de son regard et la courbe espiègle de ses lèvres atténue la suprématie écrasante qui émane de lui. « M’accorderais-tu une danse ?... »Il la tutoie, car ici le vous n’a pas sa place. Lui, l’Etoile centenaire n’est ici rien qu’un homme qui veut apprendre à vivre, ignorant sciemment qu’il a déjà bien trop vécu pour renaître ce soir. Sa voix douce comme la soie des draps défaits caresse la peau dévoilée, son souffle glisse et effleure l’épiderme de la jeune femme. Dans son œil unique se bousculent des éclats de rire. C’est un jeu auquel il n’a plus joué depuis tant d’années… C’est comme si il retrouvait un peu de la jeunesse que son corps laisse paraître. L’oubli pour lui prendra ce soir la forme du passé, d’une jeunesse audacieuse qu’il a depuis longtemps perdue. Il penche un peu la tête et vient murmurer au creux de l’oreille de sa cavalière : « Mais je dois t’avouer que je n’ai plus danser depuis au moins deux siècles ! »Sur un ton de plaisanterie il avoue ses vérités sans en avoir l'air. Les accents rieurs de sa voix ne laissent en rien deviner la véracité de ses paroles. Et pourtant, cela fait véritablement plus de deux siècles qu’il n’a plus dansé... _________________ C'est la fin des souffrances C'est enfin le début de la liberté Mieux vaut tracer la route Traverser la lumière vers l'étoile perdue Que de vivre à moitié Que de collaborer dans leur monde venduNowhere to run, Nowhere to hide in this world, No dream to have anymore in this world, No reasons to stay that we can believe in, No place for us , no place for us Mais qu'est ce qu'on attend pour fuir ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Jeu 8 Nov - 17:18 | |
| Le monde extérieur n'est plus, happé, submergé par la magie cependant sournoise et perfide qui règne entre les murs de ce vieux hangar. Derrières ces portes se trouvent le monde réel, âpre et cruel, où pas un de ceux présents ce soir ne parviendra jamais réellement à trouver sa place nià âtre heureux. Dehors régne la confusion, la peur et même parfois la terreur. Dehors se confrontent tant de mondes, tant de peuples différents ! Des gens qui ne pourront sans doutes jamais s'entendre ni vivre en harmonie et qui se déchireront faute de savoir se parler, s'écouter et se comprendre. L'espace d'une seconde, les yeux de la colombe s'assombrissent alors que son esprit se remet à divaguer, que la musique lancinante des tambours se fait plus lointaine, et qu'apparait devant ces yeux le visage de son cher Anaël... Anaël... Une étoile... Sa bonne étoile... Un être pourchassé, traqué pour une nature qu'il n'a pas choisie ! Pourquoi tant de convoitise et tant de haine ? Pourquoi la vie ne pourrait elle pas être une fête éternelle, une ôde permanente à la vie comme cette nuit ci ? Raïden sentait déjà son coeur se serrer à l'idée de ce que serait de nouveau sa vie dans quelques heures à peine et une larme commençait à perler aux bords de ses orbes ambrées mais déjà la fête la ratrappe, venant l'étreindre à nouveau.
Mais tout d'un coup la fête change de visage. La musique continue de pulser et de propager ses vibrations enivrantes à la foule enivrée mais quelque chose à changé. Alors que les doigts de la colombe se laissent doucement saisir et glisser entre ceux de cet homme mystérieux et au charme troublant, un souffle de calme semble venir envellopper la jeune femme. Raïden ne danse plus, son corps s'immobilisant un instant pour mieux observer cet homme à la stature impressionnante mais dont il émane une douceur et une force qui la fascinent tout de suite. Elle ne sait pas qui il est et elle s'en moque éperdument. Le tigre de tout à l'heure était l'archétype de la virilité dans toute sa splendide brutalité et animalité. Cet homme est l'image même de la virilité dans toute sa complexité et sa profondeur. Raïden le trouve beau, pas seulement pour ces traits si fins et gracieux, mais surtout pour cette aura de mystère et de force qui l'entoure. Laissant ses orbes ambrées glisser lentement vers son regard elle laisse un franc mais bien timide sourire s'épanouir sur ses lèvres. Laissant ses doigts couler un peu plus entre ceux de son partenaire, elle s'approche lentement de lui et se hissant sur la point des pieds, lui murmure à l'oreille d'une voix tendre et sereine :
- " Dansons donc... Fais moi danser et montres moi donc une autre facette de cette vie que j'expérimente ce soir pour la première fois. Peu m'importe qu'elle ne soit qu'éphémère ou illusoire... Peu importe que demain elle ne soit plus que souvenirs embrumés... Là, maintenant, elle est réelle et je veux la vivre et y succomber autant que faire se peut... Demain m'importe peu ! Je veux vivre içi et maintenant... Demain peut bien attendre... "
Puis Raïden serre avec une infinie douceur la main de cet étranger et l'entraîne se perdre avec elle au milieu de cette foule dont elle ne voit plus ni les visages ni n'entend plus les murmures et les cris. Même Tri et le nouvel arrivant ne comptent plus pour elle. Raïden ne voit plus que cet homme envoutant avec qui elle s'enferme dans une étrange sphère. Elle sourit en repensant à sa dernière phrase : il n'a pas dansé depuis plus de deux cent ans ? Elle n'avait jamais dansé avant ce soir...
Elle ne le connait pas mais ne s'en préoccuppe pas. Elle ne voit qu'un homme qui semble, tout comme elle, avoir tellement envie ou presque même besoin de renaitre lui aussi, de s'éveiller à la Vie. Alors qu'ils s'éveillent ensemble !
La musique n'est plus que murmure au rythme duquel la colombe s'offre. Les corps des deux êtres se frôlent, s'épousent un instant pour mieux se perdre par la suite. Leur peux se touchent et se caressent en toute innocence. Par moments, leurs visages sont si proches que leurs souffles se mêlent. Räiden danse et oublie tout. Etrange ballet auquel se livrent ces deux là... La femme épanouie et pleine d'assurance qu'elle se découvrait être, quelques instants seulement auparavant, se fait soudain plus réservée devant cet homme si... majestueux. Raïden s'abandonne à l'ivresse de cette danse, laissant son compagnon la guider, la mener jusqu'au bout de la nuit. Elle oublie et pourtant une étrange sensation s'empare bientôt d'elle. Ce bien être qu'elle ressent dans les bras de cet homme, cette aura si intense qui émane de lui... Tout cela ne cesse de la ramener à son cher et si tendre Anaël sans qu'elle parvienne à en saisir la raison. Tentant de chasser le visage de son ami de son esprit Raïden ferme les yeux et s'approche un peu plus de l'homme venat presque se blottir contre son torse. Les mains de la jeune femme s'élèvent dans les airs et viennent presque spontanément se poser autour du cou du jeune homme. Puis son regard tendre où pointe un soupçon de curiosité se pose sur son partenaire. Sans même qu'elle puisse retenir ces quelques mots, ses lèvres s'entrouvrent légèrement et murmurent, comme on l'eut fait d'un secret :
- " Qui es tu ? Qui es tu donc ? "
Mais, alors même que ses paroles résonnaient si faiblement dans l'agitation du hangar, Raïden regrette de les avoir prononcées. Elle ne veut pas savoir, peut être même sent elle qu'elle ne doit pas savoir. Que savoir serait se perdre à jamais dans un monde où elle ne trouve déjà pas sa place...
Alors la colombe secoue ses longs cheveux bruns et sourit , comme gênée... S'éloignat un tant soit peu de son charmant partenaire, elle laisse son regard presque inquiet l'observer puis, revenant vers lui, elle se lova dans ses bras et posant délicatement son index sur les lèvres de l'homme, elle ajouta simplement :
- " Oublies ma question... Je ne veux pas savoir... Cette nuit doit être celle de l'oubli et non celle des révélations ! Qui que tu sois, accordes moi la grâce de me faire encore danser ! Qui que tu sois, entraînes moi dans ton univers... Qui que tu sois, et si tu le souhaites, oublions donc ensemble et ce soir, ce que sera demain... " |
|  | | Joaquim .:: Reflet d'Etoile ::.


Nombre de messages: 61 Date d'inscription: 01/10/2007
Synthèse * Constellation protectrice *: Boussole * Pouvoir Astral *: Qu'une voix vous guide. Particularité:
 | Sujet: Re: Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) Dim 11 Nov - 12:50 | |
| Bam Bam Bam
Et le cœur tremble. Et le cœur vibre. Et le cœur bat.
Bam Bam Bam Et la musique tremble. Et la musique vibre. Et la musique bat. Bam Bam Bam Les musiciens battent l’air des vibrations mélodieuses, harmonieuses, de leurs instruments. Les danseurs frappent l’air des vibrations et courbes harmonieuses de leur corps.
Les êtres dansent. Les êtres vivent. La musique les transporte et les enivre. La sueur perle sur les corps. La chaleur envahit le hangar. Un plaisir sensuel coule dans les veines. Des désirs charnels caressent les peaux.Folies, musique et harmonie dans le chaos. La vie continue, la vie vibre, la vie bat, dans ce hangar, dans ce lieux fermé, coupé de la nuit, pour un temps, pour un moment, pour une musique, une fête, une seconde de répit. Coupés du froid, de la tristesse, de la vie de l’extérieur, de la vie réelle, de la vie quotidienne, ils se laissent aller à n’être plus que des corps transportés, envoûtés, vibrants, dansants, embrassant, caressants, chancelant, dansants.
N’être que des corps loin du désespoir du monde. Et Joaquim tremble encore, il vibre contre le sol percuté et oublié. Les menaces se rapprochent et s’éloignent, comme des vagues sur le sable. Un pied le frôle, l’avertit, prépare et menace le piétinement. Mais Joaquim ne bouge pas. Joaquim fixe le plafond et sent son corps bouillonner, son cœur tambouriner, et ses larmes couler alors que le cristal de la voix de sa sœur se met à résonner à ses oreilles. " Jo’, prend-moi dans tes bras ! Fais-moi danser s’il te plaît. Je veux tourner, et tourner et tourner. "
Sa petite sœur. Les yeux vert et rieur de la petite étoile apparaissent dans l’esprit de Joaquim, tellement vide, fatigué, ivre et chaud, qu’il ne parvient à les faire partir, qu’il n’arrive pas cette fois à ne pas les voir, à les oublier, à ne pas y penser.
Mais ils sont bientôt brisés en mille petits éclats brillants par une voix, une voix réelle cette fois, une voix présente à la fête, une voix qu’il a déjà entendu.
Il tourna la tête et observe la blonde de tout à l’heure. Il sent, il semble, que ce soit quelqu’un d’important, chef de cette bande de dépravés qui se perdent dans la musique vibrante pour oublier la tristesse et le ridicule de leur vie. Elle lui tend la main.
Joaquim ne la prend pas, mais se relève et plante ses émeraudes, dont une est en partie cachée, dans le ciel sombre du regard posé sur lui. Un air de dédain, presque de mépris, envahit, pas tout à fait malgré lui, son corps et son regard.
Il observe, la fixe dans les yeux, oubliant presque ceux qui vivent encore autour d’eux." Et quoi ? Il faut que j’attende quoi ? Il y a un suicide collectif après l’orgie ? " Il détourne son regard et observe la pièce, essayant de percer à travers la foule dense. " Il y a quelque chose à boire dans ce bordel? "Il dirige à nouveau ses yeux dans le noir bleuté.
|
|  | | | | Oubli, petite fille...(Suite Fatécieuse destinée ) | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|