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 /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.

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Aramis
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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Dim 7 Déc - 5:31

La chute elle-même, en effet, passa tellement rapidement qu'il ne s'en rendit pas compte. L'atterrissage, en revanche, fut nettement plus difficile à ignorer: Aramis ne s'attendait pas du tout à être repoussé, si bien qu'il s'étala lourdement, à plat dos, sur le parquet immaculé de son bel appartement - les tapis et la moquette avaient une fâcheuse tendance à retenir les odeurs, surtout les mauvaises. Le choc lui coupa le souffle et l'empêcha de lâcher l'exclamation indignée qui lui venait aux lèvres: qu'est-ce que ce connard...

Un poids, des bras qui l'enfermèrent, un regard qui vrilla le sien. Et surtout ces jambes soudain emmêlées dans les siennes, cet entrejambe masculin avidement pressé contre sa chair... Aramis en resta paralysé, les yeux grands ouverts, stupéfait à en être risible. Ce... ce n'était pas possible. Il avait déjà planifié tous les ébats à venir, l'ordre dans lequel il allait déployer chacune de ses habiles manoeuvres pour rendre le Mearas fou de désir. Dans son âme tristement figée, c'était presque comme si tout avait déjà eu lieu. Alors comment était-il possible qu'il se retrouve allongé sur le dos, pris sous cet homme qui prenait le temps de l'observer, de lui sourire... comme la première fois...

Comment cela, "je ne veux pas que cela se passe ainsi"?...


"Mais..."

Mais comment veux-tu que cela se passe, alors? Question légèrement agacée que le parfumeur aurait volontiers achevée, si une bouche si avide qu'elle en était violente n'était pas venue sceller la sienne. La tête d'Aramis alla cogner contre le parquet et le jeune parfumeur vit soudain son champ de vision s'emplir d'une volée de papillons lumineux qui le firent grogner sous le baiser du noble: parfait, voilà qu'il se faisait assommer à présent...

Mais pouvait-il décemment se plaindre, alors qu'Ambroise l'embrassait à l'étouffer? Alors que les mains du tyrannique poète parcouraient sa peau comme pour la griffer, qu'il sentait l'ardent désir de son aîné se réfugier contre son propre bas-ventre? L'homme relâcha ses lèvres, leur tirant par la même occasion un long souffle qui chez quelqu'un de moins orgueilleux aurait été un soupir de contentement: c'était du délire, tout simplement du délire. Cette respiration, ce regard, ces mots, c'était lui qui les inventait. Le Mearas était reparti, jamais il ne l'avait rattrapé dans le couloir. Il devait faire un cauchemar, encore; dans quelques secondes Ambroise deviendrait une immense rose noire qui le lacérerait à mort, il se réveillerait en sursaut, et il retrouverait ses draps parfumés à l'eucalyptus et les relents de mort qui envahissaient le reste de son appartement vide.

Et pourtant cette déclaration... ce parfum...

Aramis battit des paupières, dans le vain espoir d'éclaircir ses pensées comme son regard. Les mains du Mearas harcelaient son corps et engourdissaient sa réflexion, mais pas au point de l'empêcher de comprendre ce qu'on lui disait. Ce qu'on lui demandait. Et si le bel éphèbe ne comprenait rien au battements de son coeur, il ne put ignorer le vide béant qui s'installa dans son ventre. Tant d'hommes l'avaient désiré, voulu, convoité. Tant l'avaient eu. Mais un seul en avait-il fait la demande ainsi?

D'abord cette phrase immense, ce "je t'aime pour ce que tu es". Et à présent cette folie, ce "je te veux toi"... Lui. Pouvait-on vraiment l'aimer, lui? Le vouloir, pas parce qu'il était un bon coup, mais justement parce qu'il était lui? C'était une perspective qui donnait le tournis au parfumeur; Ambroise voulaient qu'ils s'aiment, mais si le jeune homme ne pouvait faire usage de ses "talents", comment le poète comptait-il faire?...

Le fantasme était étranger à sa réflexion difforme. Ce qui expliquait également la gêne, presque l'appréhension ressentie par Aramis lorsque l'homme qui le maintenait au sol parla de le "découvrir". Découvrir quoi? Ambroise le savait pourtant que ce corps-là avait été visité de toutes les manières possibles et imaginables. Donc il devait parler d'autre chose, d'un autre niveau d'union. Ce qui titillait la curiosité du jeune chat autant que cela l'effarouchait.

Aimons-nous.

Un regard, un long, très long regard pour seul assentiment. Pas de hochement de tête. Pas de mots pour répondre à cela. Trop peur de dire la mauvaise chose, ou de ne pas maîtriser sa voix. De montrer sa peur, justement: le chaton était complètement paumé, mais le chaton n'était pas prêt de l'admettre devant autrui, surtout s'il avait déjà trempé d'humiliantes larmes l'épaule dudit autrui. Aramis ne comptait pas, ne pouvait pas se laisser aller à faire totalement confiance à Ambroise. Il avait le besoin viscéral de rester sur ses gardes, de maintenir debout ses dernières défenses (pourtant bien minces en cet instant, il faut bien l'avouer). Il fallait qu'il continue à se convaincre qu'il maîtrisait la situation. Celui qu'il se refusait encore à appeler son amant avait coupé court au scénario prévu? Eh bien ils le retrouveraient plus tard, voilà tout. Cela se passerait forcément ainsi. Cela ne pouvait se passer qu'ainsi.

Aramis aurait eu moins de mal à se convaincre si pendant ce temps il n'avait pas été occupé à embrasser Ambroise à pleine bouche tout en arrachant les boutonnières de la riche chemise du noble.


"Si tu veux, alors prends. Magne-toi avant que je change encore d'avis."

Puis un petit miracle, qui n'aurait jamais eu lieu sans les aveux d'Ambroise: le chaton se rendit compte qu'il recommençait à parler en salope. Plus, même: il parvint à se rectifier. Oh, son ton n'était pas bien assuré, sa voix était très basse, presque honteuse. Mais c'était tout de même parfaitement compréhensible.

"Je te veux aussi. Pour toi. Pour ce que tu as écris."

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Ambroise
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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Dim 7 Déc - 6:18

Un sourire...
Amusé?
Fou?
Insensé sans doute


"Admettons que j'aie mal entendu la première phrase..."

Un nouveau baiser, plus doux cette fois, plus respectueux, en signe de respect tant que d'amour et pourtant...

"Mais même si tu veux changer d'avis..."

Déjà ses lèvres quittaient le rivage de cette bouche parfumée, ses exhalaisons bien trop rapprochées déjà voguaient vers l'écume de ce cou gracile, effleuraient l'oreille tandis que ses hanches se mouvaient, que son bassin ondulait, doucement, lentement, faisant croître le plaisir à même la douleur si douce de retarder, encore et toujours... l'instant de le posséder.


Et ses yeux se ferment et sa voix tremble presque alors qu'il confesse... sa faiblesse?
Est-ce une faiblesse que d'aimer au point d'accepter d'effacer ses propres désirs face à ceux de son amant?
Est-ce bien de l'amour?

Que vaudrait l'amour d'un être qui se sacrifierait sans même se rendre compte seulement de ce sacrifice? Est-ce de la générosité extrême?
Ou bien au contraire un manque d'amour?
L'amour signifie-t-il fusionner, s'annihiler?
L'amour d'un être sans désir ni émotions clairement exprimées vaut-il vraiment quelque chose au contraire?
Car si l'autre n'est pas conscient des souffrances endurées, comment pourrait-il mesurer la force de cet amour? Et surtout, si l'autre aime tout autant, comment pourrait-il voir son aimé taire sa propre individualité? Quelle sorte d'amant surtout serait-il pour pouvoir apprécier cette simple idée?



Ambrosio aimait pour la première fois lui aussi.
Contrairement à Aramis, Ambrosio pouvait se fier à son intuition puisqu'un autre s'était avili à sa place...
Un autre qu'il rejetait à présent, dans un élan égoïste. Mais qu'aurais-tu fait si Ambroise n'était pas apparu pour gérer la charge de doyen? Aurais-tu au contraire pu faire changer les choses?
Nul ne saurait le dire.
Conflits d'intérêts, Ambroise relégué soudain au rang d'indésirable et Ambrosio qui glisse...

... glisse et se laisse porter par le désir, par cet instinct qui l'invite à caresser...


"Tu peux aussi..."

Quel est ce sourire?
Celui d'un frère aîné? D'un complice? D'un amant?
Mais après tout, comment un amour sans complicité pourrait-il perdurer?

Et il se mord la lèvre, se laisse un instant, rien qu'un, submerger par le désir qu'il sent croître, la pulsation d'un coeur troublant sa vue et ses sens...
Pulsation qui s'agite, s'affole, se calme pour mieux repartir... quel est donc ce manège?
Oh, je me fous de savoir dans quelle affaire je me suis embarquée tant qu'on me laisse l'aimer!

Et le poète glisse vers le cou à nouveau, effleure d'un souffle puis mordille, frôle l'intimité puis dévie pour mieux perdre et étourdir.
Il a envie de lui, non pas parce qu'Aramis est beau et désirable...
Pas seulement.

Mais surtout parce que quelque part se cache un être qui a prononcé ces derniers mots.


Des doigts tantôt caresse enflammée tantôt papillonnement léger, des moments de fluidité et d'attente...
Je veux savoir! Je veux savoir et surtout sentir...
La tendresse étirer à peine ma lèvre face à un frisson, le feu déjà présent se faire plus présent dans le creux de mes reins sous la vision d'un regard alangui...

Je veux te découvrir
Te goûter et te dévorer, mordre et embrasser, caresser et griffer...

Et déjà la bouche humide épouse les contours d'un téton, se coule jusqu'au ventre, la main survole la cuisse, approche l'aîne, remonte puis se permet un détour jusqu'à l'élastique du caleçon sur lequel s'échoue la respiration embrasée...

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Aramis
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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Lun 8 Déc - 4:46

Changer d'avis?! La bonne blague. Comme s'il le pouvait vraiment...

Lorsqu'il s'était allongé sur le lit du Mearas, ce qui lui paraissait des siècles auparavant, Aramis s'était laissé caresser de la sorte parce qu'il était trop occupé à déguster l'odeur d'Ambroise pour prêter vraiment attention à ce que ce dernier lui faisait. Cette fois-ci, il ne le savait que trop bien, et c'était une lutte de tous les instants pour ne pas reproduire la même erreur, pour ne pas repousser le poète sur le dos et inverser leurs rôles - parce que son amant ne voulait pas que cela se passe ainsi, n'est-ce pas?

Néanmoins, ce n'était pas parce que Aramis parvenait à endurer cette situation qu'elle lui plaisait. Oh, bien évidemment, il adorait qu'Ambroise le touche ainsi, qu'il l'embrasse, lui sourie, le taquine. Le jeune parfumeur aurait difficilement pu imaginer plus sensuel que cet homme somptueux penché sur lui, les cheveux ébouriffés de caresses, le torse subtilement dévoilé dans les jeux d'ombres imposés par sa chemise ouverte. Mais dans le même temps, toute cette délicatesse avait quelque chose de... eh bien oui, d'inquiétant. Parce que Aramis n'avait jamais rien connu de tel, et il était très conscient que cela ne faisait que commencer.

Embarrassé de n'avoir rien à faire de ses dix doigts, le jeune homme essaya de déjouer les baisers d'Ambroise pour atteindre le pantalon de ce dernier et l'en débarrasser, mais le Mearas se déroba malicieusement avant même que son cadet ait pu faire plus qu'effleurer son intimité. Les baisers du doyen se mirent alors à dévaler le long du ventre d'Aramis au fur et à mesure qu'il reculait, avec tant d'application que lorsqu'ils passèrent sous le nombril le parfumeur dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas gémir. Comme ce bassin qui avait langoureusement mimé leur union entre ses cuisses, c'était brûlant, bien plus brûlant que tout ce que le tortueux chaton connaissait, brûlant au point d'en être déchirant. Aramis le frigide découvrait la torture du désir, la fusion de deux envies aussi puissantes que diamétralement opposées; il voulait qu'Ambroise le prenne tout de suite, là, maintenant, et pourtant il voulait aussi que cela arrive le plus tard possible, après encore quelques baisers, quelques infimes morsures...


"A... arrête..."

Un long gémissement, à peine audible. Oui, le jeune parfumeur voulait que cela s'arrête. C'était trop neuf, trop puissant pour lui qui n'aspirait qu'à être un misérable petit pervers. Il ne supportait pas d'être ainsi coincé sur le dos, comme un jeune loup imprudent qui vient de se prendre une raclée. Il ne comprenait rien à cet homme qui avait repoussé ses caresses, qui semblait préférer le plaisir de son amant au sien propre, qui s'apprêtait à lui ôter l'unique vêtement qui lui restait... Aramis ne s'était jamais laissé déshabiller par un autre, jamais: cela donnait une prise bien trop grande sur sa personne. Paradoxalement, il ne s'était jamais senti aussi viscéralement nu qu'en cet instant.

Non, décidément, il ne pouvait pas accepter d'être ainsi relégué au rang de pucelle effarouchée. Qu'Ambroise achève ou qu'il le lâche, mais qu'il arrête, qu'il arrête...

Et s'il arrêtait vraiment?...

Non, non, pas cette fois! Aramis n'avait pas fait tout cela pour céder si près du but, si près de ce foutu amour qu'il avait poursuivi toute sa vie durant. Terminée la colère outrée de la diva mal baisée qui refuse que l'on attise ses désirs, terminés la paranoïa et le calcul. Il avait enfin l'occasion de vivre, merde, vraiment vivre! Quand il avait rencontré la Rose de l'Albërick, il avait bien tenté le coup, non? Alors qu'il se doutait qu'elle le méprisait, qu'elle n'attendait que le bon moment pour lacérer ce qui subsistait de sa gentillesse et de sa candeur. Dans l'absolu, Ambroise ne sentait peut-être pas aussi bon qu'elle. Mais c'était de son parfum à lui qu'Aramis était tombé amoureux, amoureux à en crever. Amoureux au point d'oser commencer à croire que l'insaisissable poète ne lui ferait pas de mal.

Alors le parfumeur fit quelque chose que sa pensée malade refusait d'habitude de manière catégorique: il décida d'un compromis.

Sans laisser le temps à son amant d'interprêter sa malencontreuse plainte, Aramis allongea le bras pour se cramponner à sa nuque, et par la même occasion à son abondante tignasse à la senteur si envoûtante. Peut-être lui fit-il mal, mais ce n'était pas son intention. Ou peut-être que si, pour lui faire un peu payer ce pouvoir absolu qu'il exerçait si facilement sur ce corps frémissant abandonné à ses baisers.


"Tu ne vas pas me laisser commander, hein?..."

Sa main libre alla se saisir de celle qui jouait traîtreusement avec l'élastique de son sous-vêtement. Hésitation: il voulait absolument faire quelque chose, agir pour se sentir mieux, mais ça?... Ambroise releva la tête, dévoilant un visage méconnaissable où la tendresse avait transformé la convoitise en désir éperdu, et Aramis fit son choix avec l'impulsivité qui le caractérisait.

"D'accord."

Entraînant la paume du Mearas, sa main se glissa lentement sous le tissu qui dissimulait son bas-ventre. La chaleur de ces doigts étrangers poussèrent ses reins à se cambrer, et la prise du jeune homme se resserra encore un peu plus sur la nuque du monstre qui le rendait fou. Il pensait parler avec cynisme pour crâner jusqu'au bout, mais le souffle rauque qui lui échappa fut beaucoup moins brillant et bien plus explicite que ce qu'il avait prévu. Plus apeuré, aussi.

Mais c'était tellement bon qu'il ne trouva pas le moyen d'éprouver de la honte.


"Vas-y alors, fais... fais à ta manière..."

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Ambroise
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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Lun 8 Déc - 15:02

Aramis...
Il ne s'agit pas de domination, de contrôle ou de commande...
Ce n'est pas Ambroise qui agit. Ambroise t'aurait baisé, un sourire satisfait aux lèvres en te regardant jouir, et puis... une fois son égo comblé par cette preuve de ses talents, il se serait peut-être abandonné. Peut-être... Mais t'aurait abandonné, ça c'est sûr.

Un sourire...
Malgré tout ce que cela peut comporter de paradoxal, malgré la situation..
Un sourire somme toute bien innocent. Presque celui d'un enfant trop vite mûri par la vie auquel l'on accorde une gourmandise; une gourmandise dont il connaissait la valeur et qu'il voulait prendre le temps de savourer. Adieu atours de pudeur, déjà les doigts si souvent tâchés d'encre se mirent en devoir d'écrire le plaisir en caresses, gémissements et baiser.

C'était brûlant mais pas violent; et déjà les chairs s'activaient, traçant en sillons invisibles le chemin de l'Eden à retrouver. Enlevant et délaissant plus loin le vêtement de son amant, le doyen revint soudain à hauteur de ce dernier. Frôlant son intimité, sa main soudain se crispa tandis que l'écrivain mobilisait sa volonté de ne pas le faire sien, là, tout de suite, quitte à retrouver la jouissance dans la souffrance.

Il avait aimé.
Il avait même adoré sentir ces doigts empoigner sa nuque, se sentir presque... esclave? de son aimé. Et avec toute la ferveur dont il était capable, Ambrosio embrassa Aramis et s'empara enfin de sa virilité.


Le souffle chaud, il se serait presque baffé mais il fallait qu'il sache... il fallait qu'il le dise...


"Je n'ai pas l'intention
la gorge sèche, il avala sa salive
de commander..."

Mais bon sang qu'il avait envie de lui! Savourer son plaisir jusqu'à la dernière goutte, délaisser presque l'origine de son désir, l'effleurer à peine pour mieux contempler les yeux voilés jouir de l'attente haïe et adorée, languir de l'étreinte enviée et redoutée...


Aussi incroyable que cela puisse paraître, le jeune centenaire se sentait prêt...
Prêt si son amant le désirait à se laisser pénétrer. Lui révéler, sans pudeur, tout un monde de merveilles, des poèmes, des fleurs, des tableaux...
Prendre.
Le mot n'est pas anodin, de même que celui de se donner...

Non, il ne voulait pas dominer son amant. Il voulait un égal, le respecter et l'aimer mais en aucun cas un pantin à manipuler.



"Tu es magnifique" faillit laisser échapper Ambrosio face à la vision de cet éphèbe alangui. Tout épris du parfumeur et enivré de l'instant, le poète se souciait peu de cet hématome présent sur l'oeil gauche de son descendant ou encore de la sobriété des lieux...
Mais quoiqu'aucun mot ne franchit les lèvres pâles, le regard...! le regard lui contait mieux qu'aucun aveux la tendresse, l'amour, l'admiration ressentis...

C'était impudique sans doute...
Sa confession retenue l'aurait été plus encore.
Et déjà ses doigts pressaient le désir révélé, calant leur rythme sur la respiration haletante de l'amant révéré...

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Aramis
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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Mar 23 Déc - 0:53

Il était nu, à présent, nu et offert. La bouche d'Ambroise avait envahi la sienne, son goût puissant et masculin s'était répandu sur sa langue. Le jeune parfumeur ferma les paupières pour mieux savourer ce nectar qui flattait les plus affutés de ses sens, cette offrande qu'il aurait voulue permanente et éternelle. Le parfum de son amant le submergeait, engourdissait son esprit plus que n'importe quelle caresse, et Aramis en oubliait même le malaise qui l'avait saisi lorsqu'on l'avait délesté de sa mince armure de coton. Il l'oublia jusqu'à ce que la main du poète se glisse entre ses cuisses pour l'effleurer, le toucher. Délicatement se saisir de lui, resserrer à peine les doigts, et l'enflammer.

Le jeune homme rouvrit brusquement les yeux et rompit le baiser d'un sursaut qui était presque un mouvement de recul. Il fallut tout l'amour présent dans les prunelles dorées d'Ambroise pour briser son impulsion de fuite, l'empêcher d'écarter la main étrangère qui s'emparait si effrontément de sa chair. Pour se rappeler qu'il devait faire confiance à un homme, pour une fois, pour la première fois. Mais l'appréhension était grande, et l'envie de se dérober plus encore; à elles deux, elles avaient coupé sa respiration et figé ses traits en un touchant et risible mélange de méfiance, de peur, de stupeur. Pouvait-il vraiment se le permettre? Pouvait-il se laisser aller dans l'étreinte de ce bel inconnu, qui d'un murmure lui assurait qu'il ne comptait pas commander? Pouvait-il...

Frôlements, pression. L'air jusque là bloqué dans la gorge d'Aramis s'échappa en un souffle incandescent tandis que ses yeux embrumés de plaisir se réfugiaient derrière ses paupières à moitié closes. Ses jambes se plièrent pour se presser contre celles d'Ambroise, apparente invitation qui n'était en fait qu'un moyen pour le parfumeur d'extérioriser son excitation quelque peu paniquée. Les doigts du Mearas allaient et venaient, doux et assurés, en rythme avec les haletements sonores que le jeune homme peinait de plus en plus à retenir, et Aramis avait l'impression qu'il allait perdre la raison tant c'était à la fois délicieux et... inconvenant. Oui, inconvenant. Anormal. Il n'avait pas à se laisser faire de la sorte, c'était totalement... c'était bien trop...


*Mais c'est pas bientôt fini, ces conneries?!*

Il s'obligea à rouvrir les yeux, à affronter le somptueux visage qui se penchait sur lui. Ce regard aux reflets moirés, étincelant d'un amour presque douloureux. Muet, Aramis contempla un instant celui qu'il se refusait à encore appeler Ambroise de Mearas. Il plongea dans ces deux miroirs pailletés de jade. Et soudain, éclair instinctif de compréhension, il sut: ils luttaient tous les deux. Lui, il devait mobiliser toute sa volonté et le peu d'innocence qui lui restait pour vaincre sa perversion et les attitudes qu'elle lui imposait. Ambroise quant à lui avait osé - osait toujours - se montrer sincère, dévoiler ses sentiments, avouer son adoration. Quand l'un cherchait à offrir son corps, l'autre se battait pour donner son coeur.

Alors Aramis se détendit: finalement, ce n'était pas si différent de d'habitude. D'une certaine manière, il commandait cet homme aussi bien que tous les autres; simplement, il le tenait par ses sentiments plutôt que par sa libido.

Pensée affreuse, aussitôt formulée, aussitôt désavouée par une âme honteuse de se rassurer de la sorte: voilà qu'il recommençait... Le parfumeur ne voulait pas non plus de ces questions de domination, pas ce jour-là, pas avec Ambroise. Pas avec Ambrosio. Personne ne dirigeait personne. Simplement, chacun avait une prise sur l'autre. D'un unique regard, son amant lui avait fait une merveilleuse concession; à lui de s'en montrer digne.

Pour la première fois, un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme, un sourire stupéfiant de tendresse et de sincérité. Il était doux sans être cynique, joueur sans être fourbe. Ses paumes allèrent se poser sur les joues d'Ambroise et il attira le poète à lui pour l'embrasser. Il aurait aimé se montrer délicat et romantique, mais alors que les doigts du bel immortel continuaient à s'activer dans son intimité, c'était parfaitement impossible; aussi le tendre baiser devint une morsure fébrile, les ongles se firent griffes pour se saisir de la chevelure aile de corbeau, passer sous la chemise, aller marquer le dos pâle de fins sillons rosés. Se planter au creux des reins, juste au-dessus de la limite du pantalon, tandis que ses cuisses déjà levées s'enroulaient autour des hanches tant convoitées.


"Alors viens."

Viens, j'en ai assez d'attendre. Viens, pendant que je me sens assez amoureux, assez fort pour te regarder en face pendant que tu me posséderas, pendant que je te pénétrerai d'un regard. Viens.

"Viens, Ambrosio..."

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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Mar 23 Déc - 1:43

Comment ne pas devenir fou?

Je vous le demande, à vous...
Comment ne pas devenir fou?

S'empêtrant dans sa chemise qu'il tentait de rejeter, pestant et étouffant un grognement contre les lèvres du jeune parfumeur lascivement offert en abandonnant l'idée de rejeter sa chemise alors qu'au fond il n'en avait strictement rien à foutre parce que ce n'était pas ce vêtement précisément qui lui flanquait un mal de chien à lui bloquer l'accès à l'intimité désirée.

Il lutta.
Dérapant fébrilement le long du cou puis du torse glabre de son amant, pressant presque douloureusement les portes humides de sa bouche avide sur le bouton d'un sein pour mieux remonter, dériver, le poète traçait en d'amoureux sillons l'aveu de sa déraison.

Tant bien que mal, il tentait de maintenir l'excitation élevée. Le souffle brûlant, le timbre chaud et vibrant coloré aux sarments de leur halètements surchauffés, le doyen laissa s'échapper bien malgré lui un soupir de soulagement tant que d'envie en sentant enfin la boucle de sa ceinture se délier entre ses doigts crispés.

Entre sur-place frustrant et frustré, morsure et soupirs étouffés, Ambrosio se permit un instant pour souffler, contemplant le visage aimé.
Niaiserie inutile?
Ttt, c'est pas parce qu'on est pd qu'on doit être aussi subtil qu'un cachalot en tutu rose dansant la polka.

Il se fondit dans ce regard aux reflets hypnotiques qui lui contaient si bien l'espoir de plus beaux lendemains, sourit vaguement entre deux halètements sans même contrôler la main maligne, mûe par les pulsions d'un corps qui se foutait pas mal des histoires d'amour.

Un baiser.
Vif, presque brusque, alors qu'Ambrosio repliait soudainement ses doigts, rétractait les émissaires curieux pour venir se placer au-dessus de son fils.
Qu'il était beau l'éphèbe offert et alangui! Mais malgré tout le charme que pouvait bien lui causer cette vision, la frustration de se sentir encore distinct de lui l'emportait sur cette adoration révérencieuse.


Il se contint.
Avec toute la volonté dont il était capable, s'emparant de la bouche du parfumeur qu'il surplombait toujours à la seule grâce d'un bras tendu, l'écrivain en vint presque à manquer d'air tandis que la promesse de leur union se faisait soudain perceptible.

S'arrachant à ces lèvres divines, le souffle court et le regard voilé, Ambrosio retint à grand peine un gémissement, mordant hâtivement la messagère indiscrète et revenant à Aramis.

Et son coeur qui cognait comme un grand malade intimant au médecin l'ordre de le laisser sortir...
Mais tout allait bien tant qu'ils ne faisaient qu'un...
Ils allaient ne faire qu'un.

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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Mer 24 Déc - 1:30

Ambroise se débattait avec ses vêtements, et pendant un bref instant, rare et précieux, Aramis se sentit apaisé... il se sentit normal. Il n'y avait plus de perversion, plus de doyen des Mearas, plus de parfumerie, de rose ou de supplices sur les remparts. Il ne restait que lui, jeune homme amoureux, qui prenait un plaisir simple et sain à tenter son amant au point de le rendre à moitié fou. Voir ce si bel homme lutter avec sa ceinture dans sa hâte de s'unir à lui, c'était drôle, c'était flatteur. Aramis rit doucement:

"Besoin d'aide?..."

Sa respiration hachée avait un peu dénaturé son intonation taquine, mais son sourire et ses yeux ne laissaient aucune place au doute: ce n'était qu'une tendre plaisanterie, nullement une provocation de chaton écervelé. Il sentait qu'il plaisait à Ambroise, qu'il lui plaisait vraiment - qu'il le faisait grimper aux rideaux, oui, et pas parce qu'il était beau garçon, pas grâce à ses fameux "talents", mais simplement parce qu'il s'abandonnait à lui et qu'il trouvait la force d'en jouer. Simplement parce que cet homme avait viscéralement envie de lui.

Parce que cet homme l'aimait pour ce qu'il était.

Aramis se fit un mantra de cette phrase, de ces quelques mots qui avaient bouleversé sa vie, et lorsque la ceinture honnie daigna enfin céder, que l'instant de grâce prit fin et que l'appréhension fit son grand retour sur le devant de la scène, le jeune parfumeur parvint à se cramponner à cet aveu avec assez de ferveur pour s'en tenir à ses résolutions. Ses jambes raffermirent leur prise autour de la taille d'Ambroise, en remontant le plus haut possible. Il resterait sur le dos. Il regarderait son amant dans les yeux. Il le fallait.

Mais quand il sentit le désir palpitant du Mearas se presser contre ses chairs offertes, Aramis vit soudain sa motivation flancher. Il savait faire jouir les hommes. D'un mouvement du bassin, il pouvait passer du statut de tarlouze frigide à celui de coup du siècle, et à vingt-et-un ans il en savait déjà plus que ce que bon nombre d'homos apprenaient en une vie. Il n'avait jamais eu peur de ne pas contenter son partenaire. Mais il réalisait à présent qu'il n'avait surtout jamais eu envie de combler ces hommes. Pas comme ce jour-là. Et si le stress le rendait maladroit? Et si le fait de s'offrir ainsi, de faire l'amour de face, lui faisait perdre tous ses repères? Et si Ambroise était déçu?...

La pression s'accentua, lente, précautionneuse, beaucoup trop lente et précautionneuse pour un Aramis qui se sentait prêt à imploser. Au risque de faire perdre l'équilibre à son aîné, il s'accrocha à lui et se hissa jusqu'à son visage pour dévorer ses lèvres, griffer ses cheveux - il sentait tellement bon... Sa bouche glissa le long de la joue glabre et siffla quelque chose au creux de l'oreille gauche, un ordre presque incompréhensible tant la voix qui le prononçait était avide, gémissante, déformée par la frustration et l'expectative. Un ordre qui de toute façon était rendu largement explicite par la main que le jeune parfumeur avait glissé jusqu'à un fessier découvert pour le pétrir avec une ferveur qui ressemblait à de la fureur.



Mais tu vas venir, oui?...

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Ambroise
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Synthèse
* Constellation protectrice *:
* Pouvoir Astral *:
Particularité: Laissez-moi voir... connard suffisant et prétentieux? Habile manipulateur?

MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Mer 24 Déc - 2:17

Un soupir involontaire, un éclat fauve dans ses yeux d'or et un sourire à la limite entre la joie la plus indécente et la morgue orgueilleusement provocante.
Bien sûr que je vais venir oui... mais pas tout de suite. Pas tout de suite non, ce serait trop commun, trop fade.
Et Ambrosio de lécher, mordiller le lobe d'Aramis tout en pénétrant doucement son intimité...

Foutredieu ce que c'était bon!
Le visage plongé dans les ténèbres de sa brune chevelure, l'émeraude incandescente devenue braise charbonneuse puis sulfureuse, le doyen s'octroya un instant... un instant pour savourer ce contact de leurs chairs entremêlés. Parcouru d'un frisson au contact de l'air, si froid face à la chaleur de son propre corps, le poète offrit un vrai sourire à son amant...

Oh oui je vais venir.
Et de s'emparer jalousement de ses lèvres, assurer sa prise sur ce corps si jeune et si beau, exhaler un souffle à nouveau tandis qu'il s'enfonçait plus encore, étouffant un soupir _ou bien était-ce un gémissement?_ dans ce baiser prolongé.

L'air!
Il en prend à nouveau, comme le nageur extirpe la tête de l'eau pour mieux y replonger, caresse, ondule tout en faisant miroiter à la surface des lampes ses omoplates et muscles révélés et humidifiés par l'effort. Cette carcasse comme un vaisseau gémissant glisse, tantôt lente ou fluide, calme la rythmique lorsqu'il sent imminente la déferlante pourtant désirée, la presse à nouveau, bouscule l'ordre et instaure le chaos...

Chaos jouissif les faisant dériver entre sensation et émotion, plaisir et amour, extase des sens et béatitude lointaine. C'était un mélange fou, une grande marmite où l'on jetait pêle-mêle leurs impressions de vie pour mieux embraser leur humanité.

Parfois brusque, parfois tendre et doux, les cheveux emmêlés et la respiration saccadée, Ambrosio suivait, comme toujours... son intuition. Et faisant jouer ses muscles et jusqu'aux articulations intrépides de ses doigts, l'écrivain faisait sien celui qu'il avait choisi pour amant.

Et que cet instant devienne éternité...

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MessageSujet: Re: /!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.   Mar 30 Déc - 2:59

Il aimait Ambroise.

Il haissait Ambroise.

Et cela n'avait pas la moindre importance.


Haine, pour ces gestes trop lents, trop précautionneux, qui l'enrageaient et le terrifiaient. Pour ces doigts omniprésents qui transformaient son corps en brasier. Pour cette présence intime qui dégustait son intrusion, prenait même le luxe de parfois se figer pour mieux se fondre dans sa chair. Tout ceci était beaucoup trop nouveau pour lui plaire - ou plutôt pour plaire à cette part de lui qui émettait un râle furieux et avide à chaque coup de rein plus violent que laissait échapper son amant: cela, il le connaissait, il savait comment le gérer. C'était cela qui était censé le faire jouir. Le reste...

Amour pour le reste. Pour ces lèvres qui revenaient sans cesse étouffer les siennes, ce visage haletant qui soupirait contre le sien. Ce regard adorateur d'or en fusion. Ce parfum luisant de passion et de dévouement. Ses bras autour de ce torse, ses ongles sur cette nuque, ses jambes soudées à ces hanches. Cet homme, en fait, qui se donnait à lui, rien qu'à lui, tout à lui... Cet homme qui s'oubliait en lui. Cet homme, enfin, qui osait l'aimer pour ce qu'il était.

Et tout cela n'avait aucune importance, parce que ce maelström d'émotions contradictoires était parfaitement négligeable comparé à la béatitude charnelle dans laquelle Aramis se trouvait alors.


Les impitoyables charges des brutes avinées qu'il se coltinait d'habitude n'avaient jamais suscité en lui qu'une frigide indifférence parfois teintée de douleur. Quelle stupeur, après ces innombrables coucheries, de découvrir que cette union pouvait se ressentir d'une toute autre manière...

Doucement, le beau noble à l'âme de poète l'avait pris. Sensation, qui aurait peut-être été une légère souffrance pour un corps moins expérimenté. Surprise quand le contact était devenu chaleur, quand la chaleur était devenue frisson. Arrêt, soupir. Recul, progression, plus loin, plus profond, une brûlure qui à présent s'étendait dans tout son ventre, une envie qui envahissait sa tête. L'éphèbe resserra sa prise sur le dos nu de son amant, de lui-même son corps se mit à danser. Accompagner le mouvement, le contrer, bassin qui d'un geste joueur s'ajustait pour l'entendre encore gémir, pour sentir sa présence brûlante encore un peu plus intimement.

Oui, il le sentait, il le sentait en lui, et cette évidence le rendait fou. Pris entre le sol et la chair, Aramis se livrait autant qu'il exigeait, déjà dépendant de ce plaisir inédit et insensé. Peu importait que son reflet soit brutal ou doux, qu'il accélère ou ralentisse, tout ce qui comptait c'était cette caresse dans son ventre, de plus en plus fort, ce corps qui épousait le sien, cette sueur noyée dans la sienne, encore et toujours la lave dans ses entrailles et ce Tout qu'ils formaient enfin et sainte mère de Dieu que c'était bon de le sentir aller et venir encore et encore et encore...

Aramis ferma les yeux, enfouit son visage dans la chevelure sombre et son parfum délirant de perfection. Gémit. Puis il rejeta la tête en arrière et se laissa tout simplement submerger par cet orgasme qu'il avait si souvent dédaigné, si viscéralement désiré. Jamais éprouvé.


Et cet instant devint éternité.

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/!\ Et je t'offrirais... et je m'offrirais.

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