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 Un simple caprice

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MessageSujet: Un simple caprice   03.06.08 23:31

A cette obscurité permanente, tout le monde s’était habitué. Au réveil, il faisait sombre, à midi, il faisait sombre et le soir – fatalement - il faisait sombre également. Mais - je vous arrête tout de suite - bien évidement il y avait aussi de la lumière, on n’était pas des taupes non plus ! Etincelante et froide cette lumière, tout comme le climat, sans âme, artificielle, égale à la plus part d’entre-nous qui pourtant sommes faits de chair et de sang. Sommes nous resté les même après toutes ces années passées au cœur des ténèbres ? Ou alors l’humanité a-t-elle toujours été ainsi, à l’image de ce qu’elle projette aujourd’hui ?

Etememanki – aile des Itshars

« Madame…Madame, réveillez vous. C’est l’heure. »

Ses paupières s’ouvrirent lentement. Cette nuit encore, elle avait combattu des songes - était-il normal de rêver autant ? Un privilège réservé à l’élite, sans doute…tout comme cette femme de chambre qui venait la réveiller tous les matins à six heures tapantes. Se lever, se préparer, prendre connaissance de son emploi du temps tout en prenant son petit déjeuner. Depuis quelques mois, les premières heures de la journée passaient et se ressemblaient pratiquement à l’identique, chaque jour.
En y repensant, cela la rendit soudain mélancolique. Elle se remémora ses divers petits- déjeuners, à l’époque ou tout était encore différent entre son mari et elle. Il y a plusieurs années de cela, Lalita subissait fréquemment les humeurs de ce cher, fier et noble, Abel Isthars. De nos jours, elle petit-déjeunait tous les jours seule, bien tranquillement dans ses appartements, et quel soulagement !

Une tasse de café brulant à la main, elle parcourait distraitement les pages de son agenda de poche :
- 10h00 Accompagner Patricia chez précepteur
- 11h20 Leçon violoncelle à l’Opéra
- Libre
- 20h30 Réunion boulot ( !)

La journée se présentait plutôt bien, en dehors de l’assemblée du soir, finalement elle n’avait pas grand-chose de prévu. Il était huit heures, Patricia devait « déjà » l’attendre. Oh, bien sur elle avait largement le temps de terminer de se préparer avant de la rejoindre et puis cette petite devait apprendre à couper le cordon. Ces six dernières années, Lalita avai servit de mère de substitution à la fille d’Abel qu’il avait eu d’un précédent mariage. D’ailleurs, à ce propos, il avait également un fils, l’ainé de la fratrie, mais avec celui-là c’était une autre paire de manche. Lui et sa belle-mère ne furent jamais réellement en bons termes et de nos jours, c’est à peine si ces deux là s’adressaient la parole pour se saluer lorsqu’ils avaient le malheur de se croiser dans un couloir.

Un peu plus tard dans la matinée, elle retrouva la fille d’Abel dans le petit salon. Elégante et racée, cette adolescente avait déjà tout d’une grande…à croire que la noblesse coulait véritablement dans les veines. Et pourtant, celle-ci était naïve, superbe défaut par les temps qui couraient, il aurait sans doute mieux valu pour la demoiselle qu’elle ressemble d’avantage à son frère, du moins de ce point de vue là.

Cependant, Lalita s’enquis de sa tache, elle conduisit la femme-enfant chez son maitre et comme toujours, Patricia ne se rendis ne compte de rien. S’était-elle seulement jamais posé la question ? Elle devait probablement croire, assez logiquement, que dans ce monde, beaucoup de choses étaient Légitimement acquises, soit naturellement, soit de naissance. Elle avait besoin d’une mère, quelqu’un à aimer de manière inconditionnelle et qui l’aimerait en retour de la même façon. Pouvait-elle se douter de la profonde absence de sentiments qu’avait Lalita envers elle ? Car depuis le début, la dame ne faisait que s’acquitter de son « devoir ». Elle donnait le change, jouait le rôle que l’on attendait d’elle en tant qu’épouse d’Abel. S’occuper de sa progéniture était à ses yeux une tache comme une autre, un simple acte à accomplir, rien de plus…et connaissant la façon dont on lui avait forcé la main, comment aurait-elle pu voir cela autrement ?

Ville haute – Opéra Lammasu

11h20, leçon de violoncelle à l’Opéra : la matinée était passée tellement vite. Le somptueux bâtiment était entièrement vide, impressionnant comme l’absence des autres pouvait parfois déstabiliser. Lalita frissonna de malaise tendis qu’elle montait les marches qui la menaient, lentement, vers l’estrade. Mais il ne fallait pas non plus se méprendre, c’était elle qui avait choisi ce lieu et l’heure de sa visite, en tablant justement sur le fait qu’il n’y aurait personne. C’était sans doute faire usage abusivement de son privilège mais soit, elle voulait redécouvrir cet endroit sous un nouveau jour, une apparence qu’elle ne lui connaissait pas.
Ou alors, était-elle trop romanesque ? Ces derniers temps, elle s’était mise au violoncelle, même si pourtant, jusque là sa spécialité avait toujours été le piano.

Au cœur de l’estrade, deux chaises vides trônaient. C’était un rêve d’enfant pour elle que de monter sur scène, un rêve qu’elle croyait inaccessible depuis son accession à la noblesse…comme quoi il ne fallait jurer de rien. Elle retira son long manteau clair bordé de fourrure pour le poser sur le dossier de l’une des deux chaises. Toujours élégante, Lalita portait ce jour là une simple robe blanche, suffisamment courte pour exposer ses longues jambes couleur café, et cela sans pour autant donner la moindre impression de vulgaire. Au contraire, il était dans l’habitude de la jeune femme de soigner son apparence, entre le chic et le glamour, elle était très (trop) attentive à son apparence.

Les minutes passaient, son professeur était en retard. Pas déstabilisée pour autant, la jeune femme battait la mesure du pied, perdue dans l’écho d’une mélodie qu’elle seule pouvait entendre. Peu à peu, elle se mit à en fredonner l’air, oui, elle s’en rappelait maintenant : c’était une chanson populaire qu’on lui avait apprise étant enfant, une chanson prohibée, très virulente contre la noblesse et les plus favorisé. Soudain, son rire résonna dans tout l’opéra : un rire cristallin, d’abord timide puis plus sonore et quoi qu’il en soit, dès le début, très cynique. A croire qu’elle appréciait vraiment l’ironie de la situation ?


[libre – de plus Lalita n’a pas réservé l’Opéra, elle y a juste accès librementet et c’est très différent]

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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   16.06.08 6:43

Clap, clap, clap. Après quelques minutes de chant, un bref, lent et solitaire applaudissement se fait entendre dans la salle. Venant de l'arrière-scène et de ses ombres, c'est un bruit sec. cLAP , Clap, clap, clap et silence. Silence, silence, silence et une voix ou un murmure. Bref, quelque chose de bas, mais d'audible.

- Bravo ! Du grand art ! Encore ! Encore !

La voix, l'écho étouffé de la voix et un bruit lourd. Quelque chose de lourd qui se déplace. Et le silence qui revient, fidèle à son poste.

Quelques secondes passent, et le bruit déjà entendu se rapproche. Du coup, l'énorme gorille apparaît d'un côté de la scène. Son chapeau bleu et son foulard, mauves aujourd'hui, lui donnent un air grotesquement aristocrate. Il s'immobilise et fixe la jeune élève.
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   21.06.08 21:00

Des applaudissements issus de l’obscurité, quoi de plus normal ? Son rire s’arrêta net, le silence qui suivit n’en fut que plus déroutant. Debout au milieu de la scène, elle scrutait l’arrière sale, dubitative. Non, Lalita n’était pas pressée, loin de là : tant que le public n’avait pas de visage, elle pouvait laisser vagabonder son imaginaire. Détendue, la féline créature baissa les yeux pour fixer les planches, point besoin de s’user la rétine, pensa-t-elle, peut-être qu’il suffirait d’attendre pour que le masque tombe ? Mais en avait-elle réellement envie ?
Comme ailleurs, prisonnière de ses songes, d’un geste aérien la dame se massait la nuque. Mascarade…mascarade…mais nous étions bien sur scène, pas vrai ? Finalement, elle s’apprêtait à répartir lorsque soudain le géant fit son apparition : surprise !

Mouvement de recul, immédiatement elle fit volte face. Ses doigts fins s’écartèrent de son cou, un peu trop brusquement sans doute, et sa chevelure en subit les conséquences. A présent immobile, la bouche légèrement entrouverte, elle fixait quelque peu éberluée le gorille qui n’avait rien de rassurant. Était-elle en danger ? C’était une éventualité, quoi que l’animal semblait domestiqué puisque porteur d’un collier et vêtu à la « noble ». Mais dressé ou non, un animal restait un animal et tant que Lalita ne voyait pas poindre le nez d'un dresseur ou maître, elle ne se sentirait pas à l’aise.

-Hem…gentil…gentil, d’accord ?

Lentement, elle accompagna son discours de quelques petit pas en arrière. Ce singe devait probablement apparaitre dans une quelconque pièce…sinon que ferait-il ici ? Lorsqu’elle fut suffisamment éloignée à son gout, la jeune femme osa se détourner du noble parodique afin de scruter les environs, une nouvelle fois. Sincèrement, elle aurait aimé jouer à cache-cache un peu plus longtemps, elle avait le gout du mystère, mais à présent…disons simplement que la donne avait changé.

-Qui que vous soyez, Fantôme, le moment est venu d’abandonner les ombres …vous ne croyez pas ?

La féline perchée sur ses hauts talons blancs, s’adressait à l’arrière sale sans trop savoir si elle serait entendue. Un brin de mélancolie tintait sa voix au vibrato pur et clair, c’était presque comme si demander la solution de l’énigme, à voir le visage de l’inconnu, lui écorchait les lèvres.
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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   24.06.08 21:04

Quelques bruits imprécis se font entendre et un mince rire jaillit des ténèbres. Une seconde, deux secondes puis trois secondes et une silhouette s'immisce dans la lumière. Ses vêtements foncés et l'ombre de laquelle il sort donne l'impression que celle-ci s'adipe à lui, le regrettant amèrement.

Sur son crâne, on peut voir un franc et poussiéreux chapeau haute-forme. Où on s'attendrait habituellement à retrouver un visage, un masque blanc, celui-là même qu'on retrouve dans le populaire opéra du fantôme de l'Opéra, ne laissant entrevoir que quelques fragments de l'épiderme asséchée de Chuck. Plié contre son torse et pendant sur son bras gauche, un lourd manteau. Dans sa main droite, une petite valise. Il laisse le tout doucement choire sur le sol et porte la main à son chapeau tout en se penchant un peu pour saluer. Il porte un frac au tissu délicat et une chemise blanche mais, à première vue, quelque peu salie de deux tâches bien distinctes.

Prenant son chapeau, il salut d'un ton des plus respectueux.

- Madame.

Reposant son couvre-chef sur son crâne, après avoir laissé s'épandre une chevelure noire jusqu'à ses épaules, il adresse à la jeune damoiselle un demi-sourire - du fait qu'il porte un masque - des plus amusés.

- Vous chantez, si je puis me permettre, une bien intéressante chanson que voilà qui prend, il me semble, tout son charme entre vos lèvres empreintes de noblesse.

Le gorille claudique jusqu'au docteur et ramasse le manteau et la valise avant d'aller reprendre calmement sa place en ne manquant pas d'adresse un lourd et convoiteur regard à Lalita.
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   24.06.08 23:38

Oui, la vie ressemblait parfois à une blague et en l’occurrence, il y avait de quoi s’amuser. D’ailleurs, l’ombre surgie des ombres était du même avis…apparemment. De son regard en coin habituel, Lalita contempla ce nouvel interlocuteur, à la fois curieuse et, à vrai dire, quelque peu soulagée de ne plus être seule, en tête à tête avec un simien géant. Mais que vit-elle apparaître au juste ? Rien de moins que son opposé : superbe alter-égo inversé ou la Némésis de son apparence. Ah, il était masqué ? Ah, Il s’entourait de mystère ? Il aimait ça ? Où peut-être était-ce elle qui aimait cela ? Décortiquer, chercher, déconstruire pour mieux reconstruire…

Mais avant que son esprit ne s’évade et que la machine ne s’emballe, elle mit le ola. Il s’inclinait légèrement puis la saluait. La féline écoutait, lascive ou pensive, c’est selon. Le regard que lui lança le gorille ne lui plu gère, mais point de dégout, elle préférait pour le moment porter son attention sur celui qui venait d’entrer en scène et qui s’adressait à elle.

-« Des lèvres empreintes de noblesse » ? Ah, c’est ravissant, ça sonne si bien…

Tranquillement, elle fit quelques pas en direction de son interlocuteur. Ce qui était étrange, c’est qu’elle semblait tout autant s’adresser à lui qu’à la sale entière, à un public imaginaire en quelques sortes. Au fond, la scène appelait au « jeu » et puisque la mascarade s’était invitée sur les planches, autant poursuivre et peut être même surenchérir, qui sait ? Justement, à présent, Lalita fixait de ses yeux mutins le masque, ou plutôt, ce qui se cachait derrière.

-…Oui, maintenant que vous le dites, c’est indéniable : la noblesse y a laissé son empreinte.

Cynisme à peine dissimulé, à croire que la dame n’en avait cure vu le large sourire qu’elle affichait sa phrase à peine formulée. Une flamme endormie se rallumait soudain et la capricieuse rayonnait.

-Oh fantôme, je suis si désappointée. Vous semblez me connaître alors que je ne sais rien de vous. [sur un ton plus bas : ] …pourtant les animaux sont si rares, votre ami aura échappé à ma vigilance, sans doute.

Sans attendre de réponse particulière, lentement elle se détourna puis lança un de ses fameux « regard en coin » au gorille. Songeuse, elle semblait visiblement se poser de nombreuses questions à son sujet.

-[murmure] Ah…Je me demande si, en l’observant ainsi vêtu, …

Mais déjà, elle passait du coq à l’âne ou changeait de sujet de manière fort opportune ? Son attention se reporta à nouveau sur Chuck à qui elle lança presque trop subitement :

-Donc vous aimez l’Opéra ? Vous chantez ?
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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   25.06.08 20:00

[100e message Smile ]

Avernteous fut tout à fait charmé de voir cette jeune indolente s'intéresser ainsi à Mr.Hook, sachant que celui-ci appréciait toujours l'attention des gens de cet acabit. Son sourire redoubla alors et se figea, ne se résorbant que pour ses mots. Tout aussi brusquement, il rétorqua.

- Soit l'Opéra m'aime, soit je l'apprécie.. Quoi qu'il en soit, je ne chante pas et il ne me dit rien lui non plus.

Bien conscient de la totale ambiguïté de sa dernière affirmation, il se retourne vers le gorille, ne quittant pas Lalita des yeux. S'adressant avec grandiloquence - juste assez - à elle et à l'assistance d'ombres alors supposée.

- Laissez-moi le bonheur de vous présentez Mr.Hook qui est, j'en suis certain, ravi de vous rencontrer. Mr.Hook leva délicatement son chapeau. Il est d'ailleurs surprenant que vous ne l'ayez remarqué plus avant, considérant la taille de ce dernier. ... Je suppose, chère damoiselle, que votre attention était posée ailleurs.

Il fit un pas en sa direction, mais un seul. Son sourire était définitivement fixe et la combinaison masque/chapeau lui donnait un air quelque peu inquiétant qui s'effacait presque sous l'étiquette formidable dont il faisait preuve.

Et puis, utilisant le même ton qu'elle et mimant sa mimique, il reprit sa parole.

- Donc vous aimez l'Opéra ? Vous chantez ?
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   29.06.08 0:17

Lorsque Mr. Hook lui fut présenté, elle paru enchantée, surtout lorsque celui-ci souleva son couvre-chef : décidément, être saluée par un gorille « ainsi vêtu » avait tout d’une excellente blague. La noble blasée semblait bien plus détendue à présent, ses yeux rieurs, pétillants de malice, passaient de son interlocuteur au singe tandis qu’elle écoutait silencieusement. Habituellement, en société, Lalita était plutôt du genre « bon public », elle s’amusait de tout. Bien entendu, aujourd’hui la situation était plutôt différente…sans doute beaucoup plus originale ?

« Donc vous aimez l’Opéra ? Vous chantez ? »
- Oui.

A peine posée, la question obtint réponse. Désinvolte, elle fit quelques pas vers l’avant de la scène, ses haut talons martelant le sol régulièrement, brisant le silence à chacune de ses enjambées. Là où trônaient encore les deux chaises, d’un bras elle s’appuya sur le seul dossier libre tandis que, gracieusement, de l’index, sa main droite pointa soudain les cieux.

-C’est là. D’ordinaire, c’est cette place qui m’est réservée.

Dans sa ligne de mire se trouvait un balcon pratiquement entièrement dissimulé par les ombres. A en juger par sa disposition favorable par rapport à la scène, il n’était pas difficile, pour quelqu’un qui s’y connaissait un tant soit peu, d’en déduire quel était le statut de la jeune femme ou son appartenance à la famille Isthars. Lentement, elle se retourna pour faire face, de nouveau, à son interlocuteur. Son expression était étrange, elle observait, elle écoutait et pourtant elle semblait songeuse.

-Cela peut paraître idiot mais… j’ai toujours voulu passer de ce doté, me défaire du rôle de simple spectatrice afin de monter sur les planches. C’est un vieux rêve et pourtant, encore aujourd’hui, il me tient à cœur.

La féline battit des cils, un bref silence s’installa tandis qu’elle toisait l’homme masqué, un demi-sourire narquois sur le visage, fossettes à l’appui.

-Ah, Fantôme, non, je ne suis pas Christine…Pour croire en l’apparition d’un ange de musique, assurément, il aurait fallu que je sois « elle »…

…Non, Dans mon cas, je pencherais plutôt vers les ombres dont vous êtes issu, afin de découvrir qui vous êtes.


Chanter et danser étaient des compétences acquises…mais elle savait jouer également. Le moment était venu de savoir si l’ombre, ce Fantôme de l’Opéra, en était capable. Mais pour que le déguisement tienne, pour qu’il ne s’effrite pas au premier mensonge, il faudrait inévitablement qu’il puisse donner du sien, sans cela la mascarade n’avait plus de sens.

-Soyez honnête et dites moi juste ceci, parlez-moi de vos rêves, n’importe lequel…pourvu qu’il soit véritable.
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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   27.09.08 17:07

S'animant d'une passion muette, il ne lui laissa pas le temps de respirer qu'il répondait, comme s'il s'attendait à cette question.

- Je rêve, voyez-vous, de pouvoir rêver. C'est assez simple, mais très complexe à réaliser. Je rêve d'une pluie de sang magmatique. Et l'autre jour, j'ai rêvé d'une ville qui ne serait habitée que par des automates. Et bien, l'idée m'a charmé mais de ce charme terrorisant qu'on ne retrouve que dans les grandes frayeurs. Car, peut-être ne l'avez-vous pas remarqué, c'est justement ce qui, et c'est une constante, se trame dans l'existence : De tristes clowns sans grandes joies qui marchent dans la fange comme en leurs désirs travestis.

Un charisme qui devenait malsain. À mesure que ses mots sortaient, son air changea et se transforma en une espèce de quête de souffle hagarde et malsaine. À la fin, on l'imaginait très bien dans le rôle d'un assassin fébrile de ses crimes ou un fanatique enfiévré par ses idéaux. Ceci dit, il poursuivit. Hook se recula un peu pour une raison inconnue. Ses yeux se promenaient sur la salle avec un air vif et extatique bien que sa voix demeurait errante.

Et comme s'il répondait à lui-même.


- Oui ! Parce que vous êtes justement cette ambiguïté, voyez-vous ? Jeune femme qui rêve d'une VRAIE pièce de théâtre et non de cette mascarade d"existence. Car, oui, sentez-vous que nous sommes tous profondément désespéré par notre souffle ? Que d'un côté comme de l'autre nous nous y retrouvons comme des anges exécrables de leurs beautés ? Monstres admirablement vêtus et fardés de restrictions tapes-à-l'oeils.

Bien qu'apparemment hors de lui, Chuck savait parfaitement ce qu'il faisait. Une telle déclaration aussi débordante de pathos ne pouvait qu'atteindre quelqu'un de sensible à l'Ombre. Ainsi, il perçait son rôle, quel qu'il fut. Et puis, après être resté hébété en regardant le vide durant quelques secondes, il se reprit d'un coup et, de sa voix la plus soignée, il lui parla d'une voix tout à fait dénudée de tons inappropriés.

Ceci dit, une impression malaisée demeurait.
Ceci dit, ses yeux étaient toujours aussi bestiaux.


- N'est-il pas ?
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   28.09.08 0:56

Assurément, il méritait sa place sur les planches. L’aristocrate n’avait pas même eu le temps de reprendre son souffle que déjà, l’ombre s’élançait dans l’arène, sombre à l’extrême, captivante. Sa voix retentit, La rythmique était juste, aussi déroutante qu’inattendue…donc parfaite.

« Je rêve, voyez-vous, de pouvoir rêver. C'est assez simple, mais très complexe à réaliser… »

De cette toute première phrase, Lalita écarquilla les yeux. Noires agates, ses iris se vissèrent sur l’enfiévré orateur laissant transparaitre toute sa surprise et toute son incrédulité. De l’espoir ? Vraiment ? Non…déjà le discours semblait prendre une toute autre tournure. La note d’ouverture n’avait décidément rien d’un prélude, que de contradictions ! Et Lalita fut envoutée, bien malgré elle. Même lorsque le gorille recula, la jeune femme ne remua pas d’un cil. Elle resta là, à fixer le fantôme tourmenté et à l’écouter sans en perdre une miette, songeuse, inquiète.

Puis le calme.

Ses yeux à présent baissés, l’immobile fixait les planches, comme ailleurs. Ses lèvres s’entrouvrirent presque simultanément laissant s’échapper à peine un murmure :

-Ah…

Mais son interlocuteur attendait une réponse. Lentement, Lalita releva le visage. Son expression était changée, elle semblait normale et calme et pourtant un je ne sais quoi de bouleversé transparaissait dans son regard brillant, presque triste.

-…ombre engendrée des ombres.

Etait-il sincère ? La question ne se posait même pas après une prestation si convaincante. Donc…tout espoir était perdu ? Vraiment ? Ou L’aristocrate était-elle tout simplement trop naïve ? Mais à quoi s’attendait-elle au juste ? Oui, « qu’espérait-elle » réellement ?
…Tout et pourtant pas grand-chose finalement. Cette idée lui redonna le sourire, un sourire léger, désabusé.

Elle fit quelques pas en direction de la chaise sur laquelle était posé son manteau de luxe. Chacun de ses pas résonna à nouveau dans toute la sale, « tac tac », comme un décompte ou les secondes qui passent. La main posée sur le col en fourrure, comme prête à s’en emparer, elle ajouta simplement :

- Votre masque…

…tous si obstinément convaincus d’avoir raison, de détenir LA vérité. Il est vrai que nos gouts et nos vœux diffèrent mais dans le fond, nous sommes tous les mêmes…bien plus prévisibles que des automates dans l’assouvissement de nos penchants. C’est notre orgueil qui nous perd chaque jour, pas notre instinct de survie.
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   09.10.08 20:35

D'une voix qui ne trouve pas son ton entre le désespoir et l'éthique, il poursuit, aussi volubile que passionné.

- Mais l'orgueil est une des nombreuses formes
que peut prendre l'instinct de survie pour arriver à ses fins. Et par
instinct de survie, j'entends dire, voyez-vous, la recherche du plaisir
et de la stabilité propices au développement de la vie. ... Un homme
qui, dit orgueilleux par ses compères, cherche à se dresser sur la
pointe la plus aiguisée de la pyramide hiérarchique ne fait que
répondre à cette loi du plus fort qui régit la nature.


Il fait un pas en direction de son interlocutrice. Semblant réellement enlevé par son discours, ne la quittant pas des yeux, il s'en approche imperceptiblement. Son visage est légèrement arqué vers le haut, comme s'il parlait d'une prophétie.

- Le jugement moral va à l'encontre de l'instinct puisqu'il se veut humain et non animal; en fait, il veut le taire pour mieux l'oublier. Et qu'en cela, il tend à briser ce lien si important qui l'unit à ses racines. À couper son attache à la terre et à se refroidir dans un ciel vide de ses étoiles. Dans un ciel noir, si noir, du contrôle et de l'asservissement. De la misère en constellation passive.

Son discours, il l'enfonce.
Son raisonnement, aussi corrosif soit-il, il l'injecte.
Son sourire, aussi flamboyant pourrait-il être, il le préserve.

En son cœur, il cherche la révolte. Le malaise. La contradiction.
L'horreur. La peur. La folie. La tristesse. La panique. Le
déséquilibre. Un tremblement.
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   10.10.08 20:54

Tandis qu’elle enfilait élégamment son manteau clair, l’aristocrate sembla ne plus prêter qu’une oreille distraite au discours enfiévré. Mais rapidement, elle se détourna de l’obscure sale vide afin de lui faire face, à lui, qui se rapprochait, plus passionné que jamais, pour poursuivre ses explications, inlassablement.

En silence, elle l’observa quelque peu interloquée. Mais que cherchait-il au juste? Ne voyait-il pas qu’il la perdait dans des détours sinueux, au fil de son propos ? A vouloir lui faire peur, Lalita en vint tout bêtement à se demander si discuter en valait la peine : à quoi bon au fond?

-La recherche du plaisir ne relève pas de l’instinct, pas plus que la loi du plus fort.

Le ton de la jeune femme était différent, plutôt cassé que cassant. Ses grands yeux foncés brillaient toujours d’une flamme mais cette fois, la lueur était vacillante, blafarde.

- Prétendre le contraire peut s’avérer pratique cependant…Imaginez, quel beau prétexte que celui là : « pardonnez-moi si je vous piétine mais ma survie en dépend » ou alors : « Ce n’est pas de ma faute, c’est celle de l’instinct. » ou mieux encore : « A ma place, vous feriez pareil, la nature l’a voulu ainsi ».

La lady marqua une pause, son trouble était perceptible. Point de colère, non. Seulement une vague tristesse passagère, étroitement mêlée à l’amertume de la déception. Gracieuse, d’un geste, elle fit émerger sa cascade de cheveux aux reflets d’or qui était restée coincée sous son manteau au niveau de la nuque. Visiblement, Lalita était sur le départ, pourtant, elle ne semblait pas si pressée que cela de quitter les lieux. A présent songeuse, elle soupira doucement avant d’ajouter :

-Ah,…le ciel ? De ma vie, je ne connais que celui-ci. Sommes-nous seulement prêt à les revoir, ces précieuses étoiles ? En serait-on plus heureux?
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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   01.11.08 9:02

Il se rabroue et sourit. Toc, il a gagné. Dans tous les cas, l'adversaire peut être vu comme une petite sotte croyant en l'ordre et/ou une noble incapable d'outrepasser les limites auxquelles on l'a astreinte. Il reprend conscience qu'elle est là et y pose ses yeux, presque miséricordieux.

- Et penser le contraire est pratique, aussi, lorsqu'on nourrit cette tendance rêveuse qu'est celle de se croire libre. ... Et (un vague sentiment de tristesse semble l'atteindre) croire en une utilisation si légère d'une telle fatalité comme excuse est... (un rire cynique qui l'euphorise) absurde, si seulement vous saviez !

À moins qu'elle ne s'éveille, mais déjà Chuck sent son amertume l'atteindre et, intimement, la partager avec elle. En silence, sur le bout des lèvres. Sur l'imperceptible tremblement d'un point de phrase.

- Et l'instinct, jeune fille, fuit la douleur comme la peste dès qu'il en a l'occasion. Et quoi de mieux que le plaisir, jusqu'à en être malade, pour oublier les roucoulements d'une souffrance qui ne devrait pas être ?

Le gorille claudique jusqu'à son maître, imposant sa présence. Chuck tend sa main et le caresse d'une main distraite, l'observant pendant un instant. Ne manque qu'une pièce pour que le tout soit en place. Reprenant un ton calme

- Le bonheur, chère Christine, n'existe que dans l'absolu et celui-ci ne se trouve pas dans l'existence. Alors, selon-vous, que faire ? Laisser se poursuivre cette quête d'étoiles ou bien l'ébranler pour voir ce qui en tombera ?

Et une porte ouverte. Hook s'assoit, regardant bêtement la jeune femme en se grattant l'échine.
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MessageSujet: Re: Un simple caprice   02.11.08 19:57

Un sourire, c’était bon signe, non ? A travers le masque, elle cru même déceler de la miséricorde dans son regard...s’était-il apaisé ? Avait-il reçu le message ? Etrange tout de même, songea-t-elle un brin sceptique. Ce revirement la laissait perplexe, Lalita ne s’imaginait pas « son » fantôme faire volte face aussi rapidement, pas avec un tel (elle chercha le mot) : tempérament, voilà.

Et avouez qu’elle n’avait pas tors.

Déjà il redémarrait, relançant la machine de plus belle…sans doute plus calmement cette fois mais, qu’importe, il était de nouveau difficile à suivre : trop de méandres. Par réaction, visiblement concentrée, la lady en manteau crème fronça de manière imperceptible ses beaux sourcils fins. Silencieuse, elle cherchait à suivre, mais lorsque le rire cynique tonna elle se retint de justesse de ne pas pouffer de rire à son tour tant elle fut prise au dépourvu. Franchement, elle n’était ni du genre à monter sur ses grands chevaux ni à se prendre la tête, loin de là. Les yeux pétillants de malice, elle plongea ses prunelles foncées dans celles de son interlocuteur. Le reste du temps, un léger sourire aux lèvres, fossettes à l’appui, elle paru visiblement amusée mais toujours à l’écoute. Que faire d’autre ?

Le gorille se grattait l’échine, elle paru songeuse.

-Personnellement, j’ai tendance à appeler un chat, un chat, pas vous ?

Décontractée, elle avait lancé cela sur le ton de la blague, pourtant elle ne quittait pas des yeux son interlocuteur.

L’instinct, songea-t-elle à nouveau. Décidément, il se méprenait à ce propos mais comment le lui dire et puis surtout, en avait-elle envie ? Faire la différence entre l’inné et l’acquis chez l’homme se révélait beaucoup plus complexe que chez l’animal, et pour cause. Parler d’instinct pour justifier certains penchants pourrait se révéler dégradant et beaucoup trop…facile. Et la volonté dans tout cela ? Le conscient et l’inconscient ? Les pathologies mentales et compagnies ? Finalement, la psychologie c’était surtout pour les singes, c’est vrai quoi, ils étaient tellement imprévisibles ceux-là, ils en avaient beaucoup plus besoin que nous, c’était évident.

Non, décidément Lalita n’avait plus envie de rire. Si le bonheur n’existait que dans l’absolu, comment se faisait-il qu’elle y ai déjà gouté et à plusieurs reprises ? Et c’était justement-là que le bas blessait, elle savait ce que c’était que d’être heureuse, du moins elle s’en souvenait…très clairement, beaucoup trop clairement.

Mais lui, son fantôme, qu’insinuait-il au juste ? Il voulait sans doute détruire le système, par jeu ou pour rétablir la justice (ça c’était une autre question). Mais la lady était loin d’être aussi radicale, elle sentait au fond d’elle que faire table rase brusquement n’arrangerait pas les choses. Au mieux, il faudrait commencer par se demander pourquoi on en était arrivé là. Les révolutions, les vraies, exigeaient du temps et un investissement collectif, celui du peuple y compris. Chacun devait apprendre à se battre pour soi même, à défendre ses idées et puis surtout : à tirer des leçons de ses propres erreurs. Oh, certes, jouer les parents sauveurs pourrait donner l’illusion du gratifiant mais en faisant cela c’était surtout soi même que l’on aiderait…soi même, tout en reniant « l’autre ».

Quoi qu’il en soit, en tant qu’Isthars, Lalita avait voix au chapitre et elle comptait bien en faire usage. Et pour parler franchement, il n’y avait aucune raison valable, du moins pour le moment, qui puisse lui donner l’envie saugrenue de saboter cette place au sommet si durement gagnée. Fin d’entretien, elle n’était pas intéressée.

Restait l’ombre d’une énigme : quelle était la véritable identité du fantôme ? Honnêtement, elle n’en savait rien mais depuis un moment déjà, elle nourrissait tout de même quelques soupçons. Etant à la recherche d’un membre de l’enkidu et, sachant qu’elle avait le bras long, le cas d’un homme mystérieux accompagné d’un si…impressionnant mammifère n’avait pu lui échapper. Mais bien mieux que des rapports rédigés par autrui, elle était plutôt du style à préférer se forger sa propre opinion sur les gens, surtout ceux qu’elle comptait, éventuellement, prendre à son service. Toutefois, le cas échéant, il y avait de quoi montrer quelques réserves, le mieux serait de prendre un peu de recul. Ni le visage de l’homme au masque ni même son nom ne l’intéressait, ce qui comptait c’était son attitude vis-à-vis d’elle et ce qui sortait de sa bouche, rien de plus. C’est pourquoi, dès le début elle s’était empressée de clairement lui signifier « qui » elle était et à qu’elle branche de la noblesse elle appartenait, cela, lui, il fallait qu’il le sache, c’était une prérogative.

Mais retour à la réalité, elle était toujours là sur scène, à la fois immobile et songeuse. En un éclair, une flamme mutine se ralluma dans ses sombres prunelles tandis qu’un sourire avenant s’esquissait sur ses lèvres exquises. Elle avait besoin d’un peu de temps pour réfléchir et puisque le maitre de musique n’arrivait pas, elle décida en fin de compte qu’il serait préférable, vu les circonstances, de lui faire faux bond pour cette fois. Elégamment, elle s’inclina de manière imperceptible en guise de salut tandis qu’elle lançait à l’adresse du fantôme :

-Pardonnez-moi mais il se fait tard et puisque mon maître de musique se fait tant désirer, il ne me reste plus qu’à lui rendre la pareille et à m’éclipser.

Au revoir.


« Eclipser » fut le terme exact car même montée sur ses hauts talons, l’adroite filait souple et féline en direction des coulisses, un terrain connu et conquis depuis plusieurs mois déjà. En chemin, elle croisa quelques employés qui s’afféraient sur les décors, quelques visages familiers qui la saluèrent à son passage en lui donnant de la « madame Isthars » aussi poliment que chaleureusement.
Une fois dehors, elle s’emmitoufla davantage dans son manteau, rattrapée par un froid mordant. Il neigeait mais comme on s’en doute, cela ne fut pas un problème car déjà, un parapluie noir s’ouvrait, comme par magie, juste au dessus de sa tête, sans qu’elle n’ait eu à lever le petit doigt : « On » l’a raccompagnait chez elle, comme toujours. C’était devenu une habitude pour la jeune femme aussi elle ne broncha même pas, perdue comme elle l’était dans ses pensées, à se demander si finalement, quelque part, l’autre ombre n’avait pas raison…du moins lorsqu’il avait été question des étoiles.

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