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 Estëe Mowrine (Artiste Anoblie)

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Estëe Mowrine
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Nombre de messages : 17
Age : 30
Âge du perso : 23 ans
Date d'inscription : 17/12/2008

MessageSujet: Estëe Mowrine (Artiste Anoblie)   18.12.08 23:38

Nom: Mowrine
Prénom: Estëe
Surnom: Aucun.
Age: 23 ans
Date de naissance:
10 janvier 238
Statut: Artiste anoblie.
Métier: Écrivain
Lieu de naissance: Tsel ; Ville basse
Lieu de résidence: Les Esagils
Lieu de travail: Les divers appartements des nobles qui la demandent pour des lectures.

*

Caractère: Elle passe sa vie dans les airs, à guetter. Comme un ange qui recherche sa maison. Comme… une fille rêveuse. Silencieuse. Elle observe et ne dit rien. Parfois l’on doute de son don de parole. Mais peut-être n’aime-t-elle tout simplement pas parler. Pour ne rien dire. Elle se promène et c’est le regard songeur qu’elle observe la vie. Les cris des marchands. Les femmes qui discutent. Elle semble ailleurs. Elle semble voler au-dessus de tout ça. Comme une étoile décrochée du ciel. Son calme apparent parfois intrigue. Parfois bouleverse. Ses sourires sont aussi rares qu’un rayon de soleil. Elle semble posséder en elle une étrange tristesse. La vie pourtant n’est pas si dure. La vie pourtant est parfois belle. Mais elle marche d’un pas lent. Comme si elle respirait les secondes. Comme si elle les savourait à sa manière. Profiter. Repos. Sa main qui croise celle d’un garçon. Une jeune femme qui a besoin de choses si simples comme l’amour. Elle se tait et rougit. Une acceptation. Elle laisse le cours d’eau suivre son chemin. Elle s’appuie parfois sur une canne pour apprendre à avancer face aux tempêtes. Elle ne se laisse pas vraiment faire. Estëe avance et c’est comme de l’or à chaque pas. Une minute de gagnée dans une vie qu’elle remplit sans frénésie. Une danse dans sa tête. Une envie d’écrire ce qu’elle voit dans ses rêves. Car elle rêve son existence. Les beautés les plus éphémères sont les plus pures. Les beautés éternelles sont les moins remarquées. Quand la vie est parfois belle on oublie juste qu’elle est souvent jolie. Se plaindre non elle ne le fait jamais. Elle préfère marcher et rêver. Et écrire des mots dans l’air. Du bout de ses lèvres murmurer ses écrits. Personne ne l’entend jamais. Personne ne la voit jamais. Elle est un halo à l’envers. Une ombre de la vie. Une personne si follement humaine. Au cœur pudique.
Physique: Est-elle jolie ? Est-ce si important… Comment définir la beauté ? Comme une perfection rêvée. Elle rêve la perfection. Elle ne l’est certainement pas. Estëe est une femme comme tant d’autres finalement. Le visage un peu rond comme une trace d’enfance. Les yeux en amande qui s’ouvrent sur le monde. D’un brun pétillant d’éclats de soleil. Ambre émeraude et bois de chêne. Elle est l’enfant d’une Nature depuis trop longtemps vaincue. Ses cheveux s’emmêlent au vent d’hiver, vive le vent d’hiver. Les nœuds qui ne dérangent que le peigne oublié sur la table basse. Le corps meurtrit par un froid dont elle ne se soucie pas. Elle lève plus haut la tête et salue la lumière dans une attitude que beaucoup croient signe de fierté mal placée. Est-elle orgueilleuse ? Elle se tient simplement droite et dit bonjour à la vie. Elle allonge son corps pour mieux expirer le temps. Son pas dansant et sa silhouette ondulante, serpent ? Eve perdue dans un monde imparfait, elle est le symbole de ce monde. Sa beauté ne se reflète que dans le regard affamé des hommes. Alors elle court, et elle traverse la ville le sourire aux lèvres. Elle poursuit les flocons. Elle poursuit les lucioles dont elle a rêvé la nuit dernière. Son souffle se fait plus rapide, ses bras s’élancent pour qu’elle soit plus rapide. Ses jupons manquent de la faire tomber. Ses souliers se font si lourds à ses pieds. Que poursuit-elle la calme enfant ? Un souvenir oublié ? Un rêve qu’on essaye de lui arracher ? Son ombre qui se trouve déjà si loin derrière elle ? Non elle sait ce qui a fait disparaître le soleil. Alors elle court car elle sait qu’elle mettra plus d’une vie sinon à l’attraper. L’horizon.
Signe particulier: Au dessous de ses seins s’entrecroisent les signatures des années. Sous la forme de coups de ceinture donnés par un père trop désespéré. Ils marbrent son ventre ainsi que son dos. Ses cuisses aussi. Ceux que les vêtements cachent. Ceux que la pudeur fait taire. Elle n’y prête plus grande attention. Ils sont là pour qu’elle se souvienne de toujours écrire. De toujours rêver. Quoiqu’on dise.

*

Histoire: Le passé… Parfois quand elle referme un livre elle aimerait l’oublier. Personne ne lui a demandé d’être qui elle était. C’est souvent le cas malheureusement. Le passé, ou une histoire déjà écrite déjà lue et qui lasse aussi… déjà… J’aimerais passer sur son histoire si vous me le permettez. J’aimerais n’en dire que quelques mots. Le passé créé l’existence du présent. Mais j’aime mieux me tourner vers le futur. Estëe aussi. Elle a apprit des leçons qu’elle n’oubliera jamais. Mais songer à son enfance ne fait que la blesser. Ni nostalgie ni mélancolie douceâtre. Juste une larme qui se perd sur le tissus de son col où elle a glissé. Est-il affreux ? Que j’en sache non. Elle a grandit dans une famille qui n’avait pas à se plaindre de la pauvreté. Son père avait un travail obscure dont il ne parlait jamais. Sa mère s’occupait de ses enfants comme si le monde allait sombrer demain. Et pendant ce temps là Estëe rêvait du soleil. D’où lui est venue cette idée étrange qu’un astre si chaud et si beau avait pût un jour naître du chaos ? Et qui attendait derrière l’horizon qu’on croit à nouveau en lui pour réchauffer le monde et le cœur des pauvres gens. Elle en a fait des rêves qu’elle n’a pût taire. Elle a écrit des lignes qui ont nourrit le feu. Son père croyait bien faire. Sa mère ne pouvait que se plier à sa volonté. Une femme digne mais soumise comme le sont parfois les personnes qui aiment trop. Qui aiment mal. Qui aiment le mal. Non son père n’était pas le mal. Mais il croyait en la sévérité de l’éducation. Et la sévérité avait la souplesse du cuir de sa ceinture. Éclats de lune. Reflets d’une boucle d’argent. Et les claquements secs de gifles que l’on donne à ceux qui cauchemardent pour les tirer vers le réel. Mais il n’y avait là que des rêves et Estëe ne les a jamais chassé. Ne les a jamais oublié. C’est toujours le même songe. Le même souvenir. Ce labyrinthe de rue. La voix de sa mère qui lui de ne pas s’éloigner. Le panier est lourd dans ses bras. La nuit tombe avec la froideur de la glace. Elle ne doit pas s’éloigner. Mais n’est-ce pas sa mère qui court soudain pour échapper au froid ? La beauté d’un monde dans les mains d’un enfant. C’est ce que sa grand-mère répétait sans cesse. Et soudain elle comprend. Quand les enfants se rejoignent. Quand dans la froideur de leur rue naissent enfin les papillons des étoiles. Les petits soleils qui cherchent leur père. Il est caché derrière l’horizon. Il ne veut pas qu’on le voit. Les enfants rient et s’enfuient. Le panier gît à terre. La main du père sur son épaule.

Elle se réveille.


Cela sera toujours ainsi. Un songe qui disparaît à la lueur du jour. Mais dont l’empreinte est éternelle. Estëe lève toujours le regard vers le ciel. Elle se perd encore parfois dans les ruelles. Un panier au bras. Mais les enfants ne sont que dans sa tête. Et dans ses mains il n’y a qu’une plume asséchée. Les lucioles sont mortes. Les papillons se sont envolés. Il n’y a que les éclats de la lune dans la boucle de cette ceinture maudite. La brûlure constante d’un pêché inavoué. D’un oubli volontaire. D’un père jamais haït. Que l’on prendrait même en pitié. Il n’y a que des frères ignorants. Et le vœu secret. Si secret qu’elle se le cache à elle-même. Mille écrits sous le matelas. Et un soir elle prend la porte. Son père ne sait pas dire je t’aime. Alors il détourne le regard. Et mange la soupe froide. Les fils… Les fils pensent ce qu’ils veulent. Elle sort et ne revient pas. Alors l’inquiétude sourde. Et les questions se posent. Qui fera la vaisselle ? Qui fera le ménage ? Taisez vous et mangez. Chuchotez et vivez. La liberté ne s’achète pas. Elle ne se trouve pas derrière une porte bien connue qui se referme derrière elle. La prison est juste plus grande. Mille écrits dans son panier. Elle court pour échapper aux larmes. Estëe veut vivre un peu plus fort. C’est le seul vœu qu’elle fera cette nuit là. Son souffle se coupe. Ses mains se font plus sèches. Elle vieillit malgré elle. Le plancher est différent. Les ordres ne font que l’effleurer. A la lueur d’une flamme vacillante elle écrit. Et personne ne vient pour l’en interdire. C’est une pauvre servante de 18 ans. Une jeune fille aux cheveux sales. Les dames de bonne famille ne la regardent même pas. Elle n’est désormais qu’une ombre parmi les ombres. Elle qui avait le statut de fille dans la demeure de son père voilà désormais qu’elle n’est qu’une souillon sans destin. Sans passé. Les grattements de sa plume la bercent encore tandis qu’elle s’endort. Mais où a-t-elle apprit à écrire ? Elle ne sait plus. Mille histoires qu’elle invente. Un précieux souvenir qui la fait sourire. Elle a dessiné les mots qu’elle voyait. Puis elle a tenté de comprendre ce qu’elle écrivait… Ou bien était-ce simplement la grand-mère. La grand-mère au regard bleu malicieux. Qui lui faisait toujours signe de venir. Qui marchait parfois si vite qu‘on avait du mal à la suivre. Qui avait des mains si vieilles pleines d‘histoires fantastiques. Cette grand-mère qu‘on écoutait jamais. Mais qui ne parlait pas… Qui murmurait avec les yeux… Qu’a-t-elle murmuré déjà ? En simple réponse à ses rêves. Ah oui cela lui revient maintenant.

Je vais t’aider à faire naître le soleil.


Merci grand-mère. Merci la chance. Elle n’est qu’une étoile parmi tant d’autres. Une étoile humaine. Et ses lucioles sont dans ses rêves. Quand elle se perd la nuit dans les ruelles. Quand il lui arrive de se perdre dans la vie. L’homme qui refuse ses livres. Les gens qui l’oublient avec son balais. Et les dames de compagnie soudain qui s’émerveillent. Qui est la souillon qui raconte de si belles histoires aux enfants de madame d’Orley ? Quels sont ces textes qui font rêver ? Amenez la nous. Nous lui laverons ses cheveux sales. Nous feront briller ces pauvres yeux fatiguées. Nous traiterons avec douceur les mains qui tremblent sur le papier. Nous essuierons la bouche pulpeuse qui chuchote à peine. Amenez la nous pour qu’elle nous raconte ses histoires. Nous voulons les entendre nous aussi ! Pourquoi tout réserver aux enfants ? Oui c’est vrai… pourquoi ? Pourquoi les rêves et l’imagination doivent-ils disparaître avec l’âge ? Pourquoi chasser de son cœur ce qui nous laisse encore un peu d’innocence… Quand les enfants jouent aux adultes, les adultes devraient les regarder. Ils ont certainement comprit l’essence même de l’existence humaine. Elle racontera à ces nobles le soleil. Ils la feront taire en riant. Ce ne sont pas des histoires pour eux. Quelque chose de moins sérieux mademoiselle. Des contes oh oui des contes ! Écrivez un conte ! Lisez nous un conte ! Encore des contes ! Le soleil a disparu. On s’en fiche désormais. La neige n’est-elle pas plus belle ? Pourquoi se soucier de cet astre. Ce n’est pas nous qui l’avons forcé à se cacher. Nous voulons des contes. Des princesses et des crapauds. Des sorcières et des marmots. Estëe range ses parchemins. Elle laisse son esprit dériver jusqu’au pauvre soleil qui gémit dans sa tête. Pas encore mon bel astre de lumières. Un jour ils comprendront leur bêtise et te supplieront de revenir. Un jour ils réaliseront à quel point leur existence ne tient qu’à ton bon vouloir. Un jour ils sauront se montrer repentit. Elle. Ne pense qu’à elle. Ne pense qu’à ton enfant. Son regard se posera toujours sur toi, soleil. Il traversera les nuages. Il s’aidera de la pointe de sa plume pour les franchir. Il rejoindra celui des enfants de lumière pour te sourire. Elle te rejoindra dans ses songes. A jamais. Elle n’a pas peur de se brûler. Elle ne craint pas de s’aveugler. Elle ne pense qu’à sa chaleur bienfaitrice. Elle ne songe qu’à ces perles de bonheur dont il est le créateur. A chaque rire. A chaque rêve. A chaque pas. A chaque vœu. Une luciole qui s’envole. Une vie qui s’émerveille. Une femme qui écrit.

Il était une fois.
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Chuck Avernteous
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MessageSujet: Re: Estëe Mowrine (Artiste Anoblie)   21.12.08 9:06

Yarrr ! My first ! Mine !

Validée, jeune femme. Intéressante.

Que ta plume soit la bienvenue
Entre le verbe et les vers, respire bien.

Pour le pire et l'empire.
La plume et l'enclume.
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Estëe Mowrine (Artiste Anoblie)
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