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 Jouer avec le feu ... (Mais on veut des histoires) [Estëe]

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Medea M
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MessageSujet: Jouer avec le feu ... (Mais on veut des histoires) [Estëe]   11.07.09 0:39

Elles avaient remonté les rues côtes à côtes, bien qu'elles n'avaient pas vraiment parlé. Médée n'avait pas oublié que quelques instants auparavant elle était sur le point de tuer la jeune fille, et elle devait reconnaître que ça la mettait un peu mal à l'aise. C'était comme jouer avec la nourriture avant de la manger, sauf que pour le moment elle ne voulait pas tuer Estëe, puis Lisa l'en empêcherait sûrement de toute façon.

"L’idée n’est bonne que si cela vous rend heureuses."

Médée était-elle heureuse de voir débarquer chez elle cette jeune fille? Elle n'en savait franchement rien. Pour le moment elle ne ressentait rien. Mais elle voulait être tranquille, car à force d'avoir sa vie chamboulée ces derniers temps, elle aspirait à la tranquillité et pour y accéder, autant faire plaisir à Lisa. Tandis que Rozenn ... Elle n'avait eu d'autres choix que de l'enfermer dans son esprit. D'une part, elle s'en voulait énormément, mais d'un autre côté, celle-ci l'empêchait de vivre des moments agréables de sa vie. Elle était partagée, ne sachant pas bien qu'elle était la meilleures des solutions, mais si Rozenn restait libre maintenant, Médée aurait encore mal à la tête et elle n'était pas en état de le supporter.
Elle était fatiguée.
Trop de changement la fatigue, elle n'aime pas lorsque sa routine est complètement bouleversée car elle en perd tous ses repères. Elle voulait rentrer à la maison, et l'apparition des premiers Esagils la firent sourire. Ici, elle commençait à être un peu chez elle. Bon, pas tout à fait puisque même les autres bâtards des Mearas ne l'appréciaient pas, mais sa voulait dire que sa maison se rapprochait, que sa chambre, sa tanière était toute proche!
Mais ça voulait aussi dire qu'on se rapprochait de Lidya.
Bah, à cette heure-ci, elle dormait sans doute, ou alors elle lisait. Il y avait peu de chance de la rencontrer dans le salon, puis si Estëe était silencieuse, il ne se passerait rien.
Oui, mais demain?
Comment ferait-elle demain?
Si Lidya apprend qu'une personne qu'elle ne connait pas a passé la nuit à la maison, elle pourrait mal le prend. Elle pourrait même s'imaginer des choses. Médée imaginait déjà la voix de sa mère "Espèce de petite sotte, tu ramènes des inconnues à la maison alors qu'elle pourrait nous voler, nous tuer ou pire encore, nous torturer jusqu'à ce qu'elle décide d'arrêter!" ou bien encore "C'est ça, espèce de traînée, tu as changé de bord! Tu commences comme tes tantes et tes cousines qui sont prêtes à tout tenter, qui sont prêtes à essayer toutes les caresses dû moment qu'elles atteignent leur jouissance perverse. Dévergondée, tu me dégoûtes!". Bref, elle ne la laisserait pas tranquille. Médée commença un peu à paniquer et ralentit son pas. Comment ferait-elle pour faire sortir Estëe en toute discretion? Elle se tourna soudainement vers elle, les yeux grands ouverts par la crainte. Elle s'apprêtait à dire quelque chose, elle ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Elle ne savait pas quoi dire. Elle baissa la tête et finit par continuer sa route, cherchant par tous les moyens une solution. Il faudrait trouver un moment un Lidya ne serait pas dans le salon, or elle n'y était pas uniquement lorsqu'elle était dans sa chambre, donc lorsqu'elle dormait, ou parfois lorsqu'elle lisait un livre. Elle pouvait attendre qu'elle prépare à manger, mais elle risquait de les voir passer par l'encadrement de la porte. Elle pourrait toujours attendre qu'elle aie au petit coin, mais c'était un peu jouer avec le hasard.
La salle de bain!
Il suffisait d'attendre que Lidya prenne son bain! Médée se sentit soudain beaucoup mieux et un large sourire éclaira son visage, un sourire digne de Lisa. Elle pressa quelque peu le pas pour arriver plus vite à son Esagil, un de ceux qui étaient les plus loin de l'Etemenanki. Elle ne disait toujours rien, elle n'avait pas envie de commencer une fausse conversation avec Estëe et puis, tant qu'elle était dans les rues, elle se souvenait que Blanche Neige aurait dû mourir ce soir, ce qui lui pesait un peu sur la conscience, au grand bonheur de Lisa.


*Tu vois, j'ai bien eu raison d'intervenir. Finalement tu es contente de ne pas l'avoir tuée!

Pour le moment Lisa, pour le moment ...
Arrête ça Médée, je n'aime pas quand tu fais ça. Puis toi aussi tu l'aime bien, tu as même lu des livres pour voir si le soleil existait vraiment, alors que tu sais à peine lire
A peine lire, a peine lire ... Je me débrouille quand même!
Ne te vexes pas Médée, ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais avoue qu'elle te plaît à toi aussi
Peut-être, oui*

Elles étaient enfin arrivées. Médée sortit sa clé d'une autres de ses poches secrètes et ouvrit la porte en essayant de la faire grincer le moins possible, c'est à dire en l'ouvrant et en la fermant rapidement. Elle tira son invitée avec force pour la faire entrer assez rapidement. Elle s'excusa en chuchotant.


- Désolée de vous brusquer, mais il ne faut vraiment pas réveiller Lidya. Pour elle vous ne seriez pas la bienvenue. D'ailleurs, il faudra éviter de faire du bruit tant que vous serez dans cette maison. Je regrette de vous imposer ça, mais si vous ne voulez pas être jetée d'ici à coup de balais, il vaut mieux suivre cette règle.

Elles traversèrent le Hall qui donnait sur le salon/salle à manger. C'était sans nul doute la plus grande pièce de la maison puisqu'elle prenait pratiquement toute la longueur de l'Esagil. Sur le mur qui leur faisait face, on pouvait voir une grande ouverture couverte par quelque tissu transparent donnant sur la cuisine. Sur le mur de droite, deux autres portes qui donnait sur les deux pièces qui empêchaient le salon d'être aussi long que la maison : Le débaras et la buandrie. Le débaras en était un authentique, il était tout à fait possible d'ouvrire la porte, mais y entrer relevait d'une prouesse pratiquement surhumaine. Au fil des années, des tas d'objets encombrants, inutiles, voir les deux à la fois, y avaient été entassé pêle-mêle, si bien qu'il était à présent quasiment impossible de voir le sol.
Dans le hall, derière elles, il y avait un escalier menant aux chambre et à la salle de bain.
Mais tout ça, Estëe ne le savait pas.


- Avez-vous faim? Ou soif peut-être? murmura la précoce

A peine eu-t-elle fini de parler qu'une voix rauque s'éleva de la chambre de Lidya. Elle n'était pas spécialement très forte, on sentait qu'elle se réveillait d'un sommeil léger, mais ça ne l'empêchait pas d'être froide et dure, comme à l'accoutumée.

- Médéa! Médéa c'est toi?


La précoce sentit son sang se glacer et se figer dans ses veines, elle n'osait même pas regarder ni son invitée, ni la porte d'où provenait la voix. Elle ne parvenait pas à répondre.

- Médéa si c'est toi réponds!
- Oui ... Oui Maman ..., sa voix était à peine audible
- Quoi?
- Oui Mamam ... C'est bien moi ... Je suis rentrée
- Tu rentres encore tard! Essaies de faire moins de bruit la prochaine fois!

Puis plus rien. Le silence. Pourtant, Médée mit quelques minutes avant de bouger enfin. Elle se tourna enfin vers Blanche-Neige, un peu begayante, n'osant pas la regarder dans les yeux.

- Elle a dû entendre la porte ... Elle dort souvent avec la fenêtre ouverte et comme sa chambre donne sur la rue ... Mais ne vous inquiétez pas, les pièces de l'étage sont assez bien insonorisées, elle n'entendra pas ce qu'on fait ... Voulez-vous boire ou manger quelque chose?


Elle réflechit un peu puis enchaîna.


- Il vaudrait mieux que nous montions déjà. Une fois en haut on pourra parler plus librement, mais il faudra tout de même murmurer, c'est plus prudent. Quand on sera en haut vous me direz ce que vous voudrez et j'irai le chercher. Elle a l'habitude que je me lève pendant la nuit, elle ne l'entend presque plus.

Elle allait vers les escaliers et alluma le hall et le premier étage. Elle commença a monter les escaliers d'une manière tout à fait étrange. Un pied à l'extrême gauche de la marche, contre le mur, l'autre entre les barreaux de la rampes. Après cinq marches elle s'arrêta et murmura.

- Essayez de faire la même chose que moi, sinon les marchent grincent et elle risque de se réveiller à nouveau.

Une fois en haut, elle mena son invitée sur la pointe des pieds à la porte de fond, s'arrêtant régulièrement pour vérifier que Lidya ne se réveillait pas. Une fois de plus elle précipita Estëe dans sa chambre, referma la porte et soupira de soulagement.


- Et voila, on y est enfin ... Que voulez-vous maintenant?

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Estëe Mowrine
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MessageSujet: Re: Jouer avec le feu ... (Mais on veut des histoires) [Estëe]   26.07.09 16:57

Un pas. Deux pas. Un arrêt. Une question de silence. Une danse meurtrière. La lame tâchée de sang. Le cou tâché de sang. Le cœur tâché de sang. Il ne reste que la robe qui s’envole dans les courants d’air. Estëe suppose qu’elles ont juste frôlée la vie. La demeure se profile dans une pénombre si profonde que la noble tend ses mains en avant. Guide, elle espère l’amour, la paix, la foi pour qu’ils éclairent le chemin. La main de Médéa lui échappe. Et la porte s’ouvre sans un grincement.

Moi je suis le monstre qui se cache sous votre lit le soir. Attirée en avant, elle suffoque. Apeurée. Il était temps. Le noir tout autour d’elle. Les yeux qui la fixent. Mais aveugle elle se tourne. Se retourne. Se détourne. Cherche à fuir. N’abandonne pas… Qui ? Le chuchotement comme la brise malsaine du vent ne semble provenir de nul part. Estëe tremble avec raison. Elle se laisse mener dans les couloirs d’une demeure où erre sans doute le gardien aux crocs acérés.

Silencieuse, elle respire à peine pour ne pas éveiller son courroux. Et ce maudit la gêne, fait naître des mouches devant ses yeux fatigués. Avez-vous faim ? Ou soif peut-être ? Non, un simple signe de tête. Elle ne veut ni grandir, ni rapetisser, ni mourir, et la main viendra tâter sa peau. Pas assez grasse pour le four. Il faudra attendre un peu. Encore un peu. La griffe court le long de son dos. Une goutte espiègle venue du dehors. La voix rauque du dragon.

Estëe frissonne ces quelques mots.
Médéa Médéa, ne vois-tu rien venir…

Tend lui un os. Trompe la. Ne la laisse pas te dévorer. Oh mon enfant, quel odieux manège qui te fait tourner la tête, et découpe ton cœur. Un puzzle enchanté qui s’éparpille dans les collines maudites. Les pièces effleurent le visage endormit de la Belle au Cœur Dormant, glisse près de la fontaine mais je ne boirais pas de ton eau, s’envole dans des contes loin, si loin dans le désert. Cœur de sang. Lame de sang. Clé de sang.

N’ouvre pas la porte, je t’en prie. Médéa Médéa tu ne peux donc fuir. C’est ta vengeance qui dessine des anges dans la neige. Les yeux exorbités de ne pas avoir comprit. Et la voix se perd dans les couloirs d’une maison silencieuse, à l’agonie. Le Dragon se rendort. La quête se poursuit. Ce n’est pas une mère que l’enfant craint, mais bien le courroux, le hurlement furieux. Pour éviter cela, pas un son, pas un souffle de vie, marchez donc comme moi.

L’escalier interminable guette l’erreur à chaque pas. La main perdue sur la rampe de bois. Le regard qui plonge dans la pénombre tout en bas. Elle aimerait accélérer le pas. Courir dans la chambre pour se réfugier sous les draps, l’endroit le plus sûr en ce monde.

- Et voila, on y est enfin ... Que voulez-vous maintenant?

Le regard de la conteuse passe sur le mobilier. Sa main vient effleurer le mur. Combien de rire ? Combien de larmes. Il n’y a pas de monstre sous ton lit ou bien caché dans ton placard. Peut-être seulement la photo de ta mère sur le mur. Si proche d’une bougie. Prête à être éclairée si le ricanement mauvais te poursuit dans ses rêves. Mais non, rien de tout cela. Simplement la chambre d’une jeune fille. Plus soignée que celle qu’Estëe a un jour possédée.

Elle s’avance d’un pas, tourne lentement sur elle-même pour revenir sur Médéa. Sitôt la porte refermée, ses craintes se sont envolées et c’est un visage calme qui contemple la jeune fille. Je vais te raconter une vie. Mais avant cela…

« C’est à moi de vous poser la question. Vous attendiez une histoire ou bien une vérité. Une amie ? »

Qu’en penses Lysa petite Médée, jolie sorcière. Qu’en pensent les roses secrètes. Rouge de sang. Qu’en penses-tu ? Viens, et emporte avec toi le filet à papillons. Nous partons à la recherche de ces pièces, loin, si loin dans le désert.

« N’êtes vous pas fatiguée après une telle nuit ? Vous devriez vous reposer. »

A la manière d’un espoir fatigué aux yeux tendres, je te borderais. Ma main s’égarera dans ta chevelure. Puis je m’installerais ici, juste à côté de toi. Je m’émerveillerais en silence de cette paix sur ton visage endormi. Et je ferais naître des lucioles, une autre fois.

Une si belle fois.
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MessageSujet: Re: Jouer avec le feu ... (Mais on veut des histoires) [Estëe]   28.10.09 15:24

Elle observa la jeune fille poser son regard sur tous les coins et recoins de sa chambre et Médée ne put s'empêcher de faire la même chose, comme si elle redécouvrait ces lieux. Elle se rendit alors compte que quelques robes trainaient par-ci par-là et se dépêcha de les ranger. Elle se retourna lentement et réexamina la pièce. Elle lui semblait si vide. Il n'y avait rien. Oui bien sûr, on trouvait un lit, on trouvait une garde-robe et on trouvait un bureau, mais chaque chose semblait vide de vie, comme de tout nouveau meubles qui n'ont pas encore vécu. Seul le lit, qui n'était pas fait, cassait cette monotonie. Médée pencha la tête et se laissa glisser le long du mur. Pourquoi, pour la première fois, voyait-elle sa chambre de cette manière? Comme si on lui avait mis une nouvelle pair d'yeux.
Comme c'était étrange ...
Avait-il fallu que quelqu'un vienne enfin ici, quelqu'un qui, à l'inverse de sa mère, semblait vivant, pour que tout le reste lui paraisse mort?

Par terre, elle ressemblait à une sorte de poupée posée assise dans un coin, et qu'on aurait oublié avec le temps. Il ne manquait que la couche de poussière. Cette réflexion sur sa chambre l'avait fait vieillir de dix ans, elle avait sentit le temps passer sur elle et lui taillader le visage de rides et lui arracher sa vivacité. Pourtant elle n'avait que dix-neuf ans. Dix-neuf ans. Comme diraient les vieux, elle avait toute sa vie devant elle. Mais il lui semblait que toute sa vie lui échappait. Elle se demandait à quoi tout cela rimait. Tout cela quoi? Et bien ... Tout, simplement tout, tout, tout.
Il y avait des moments comme ça où elle n'arrêtait pas de se poser des questions, où elle essayait de comprendre à quoi pouvait bien servir sa misérable petite vie. Certains appelaient ces moments-là des moment de lucidité.
D'autre des moment de pure déprime.
Elle ne savait pas qui avait raison. Pour elle, c'était juste des moments où elle ne se sentait pas bien et où elle avait le tournis. Puis ils arrivaient toujours quand elle ne s'y attendait pas. Pourquoi maintenant?


*Peut-être parce que pour le moment tout change
Oui Lisa, peut-être parce que tout change ...
Mais c'est positif non?
Peut-être que c'est positif ...
Mais tu arrêteras peut-être de tuer!
Peut-être ...
Et peut-être que tu seras comme eux!
Peut-être que ... QUOI?*

Hors de question! Il était tout simplement hors de question qu'elle soit comme tous ces imbéciles de Mearas qui forniquaient avec leurs oncles, leurs tantes et même leurs gosses! Hors de question qu'elle soit associé a cette bande de fêlés du bocal!
Mais, à la base, ne voulait-elle pas être reconnue pas sa famille?
Oui mais ... C'est à dire que ...
Tout était trop compliqué! Elle ne savait plus ce qu'elle voulait! Non, elle ne voulaient pas être associée à cette famille de dégénéré. Peut-être qu'elle était encore plus folle qu'eux, mais ce n'était pas pareil! Oui elle tuait, oui elle avait des voix dans sa tête, oui elle faisait peur! Mais elle n'était pas comme eux, non!
...
Quelque chose se brisa en elle et quelqu'un apparu.


*C'est vrai, c'est vrai. Les Mearas n'ont pas de voix dans leurs têtes. Mais eux aussi tuent ... Bon, d'accord, pas de leur mains, ou rarement de leur mains. Mais ils tuent, comme toi ... Et ils font peur, comme toi ... Attends, mais c'est dingue, en fait je ne comprends pas pourquoi ils te renient! Ah oui, c'est vrai, tu t'attaques à eux ... Oui ça doit être ça.
ARRÊTE! Je ne suis pas comme eux!
C'est vrai que je crois que ... Ah mais oui, toi tu es toujours vierge! C'est sûr, tu ne rentre pas dans le moule ... Pour cette partie du moins
Mais tais-toi, je ne suis pas comme eux!
Mais t'as un vrai problème petite cloche! Qu'est-ce qu'il t'arrive d'un coup? Tu voulaiens qu'ils t'acceptent tous!
NON, NON, je ne veux pas être comme eux!
Alors pourquoi avant voulais-tu qu'ils t'acceptent? HEIN?
Parce que ... parce que ...*


« C’est à moi de vous poser la question. Vous attendiez une histoire ou bien une vérité. Une amie ? »

Elle entendit à peine la question, elle était trop occupée à se battre avec Rozen. Elle s'était prise la tête entre les main et se balançait doucement d'avant en arrière.

*Alors réponds! Il DOIT y avoir un raison!
Non, c'est juste que ...
PAS de non, dis-moi la vérité petite cloche!*


« N’êtes vous pas fatiguée après une telle nuit ? Vous devriez vous reposer. »

*REPONDS
C'est que ...
QUE QUOI*


- JE NE VEUX PAS ÊTRE SEULE!

Un long silence suivit ce cri. Médée n'avait pas du tout voulu dire à haute voix cet aveu, elle se sentait faible et ridicule, surtout devant Estëe. Mais pire encore, elle avait crié ... Lidya allait être furieuse. Elle attendait, le cœur battant à tout rompre, les mains toujours sur les oreilles. Elle fixait le sol, terrorisée. Si Lidya entrait dans la chambre, ça serait pire encore! Elle allait d'abord crier parce que Médée avait trop de bruit, puis elle verrait Estëe et là ... La précoce n'imaginait même pas ce qu'il se passerait. Elle savait que ça allait être affreux et cela lui suffisait.

- MEDEA! espèce de cloche!

Elle entendit la porte de la chambre de Lidya s'ouvrir à la volée. Médée gémit et regarda Blanche-Neige avant de se précipiter sur elle et de l'attraper par le bras. Qu'allait-elle faire de l'écrivain? Elle gémissait de plus en plus et sa respiration était saccadée. Elle eut juste de temps de la pousser à côté de la garde-robe, et de lui faire signe de se taire avant que l'ouragan s'abattent sur elle. Là où était Estëe, si elle ne bougeait pas, il y avait un chance pour que sa mère ne voit rien. Une chance à laquelle elle s'accrochait. Elle savait que sa mère allait s'approcher d'elle et la gifler, mais si elle faisait ça, elle verrait l'écrivain. La précoce fit quelque chose de stupide, quelque chose qu'elle savait qu'elle regretterait dans les secondes qui suivraient. Elle se jetta au pieds de Lidya. Elle pleurnichait.

- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas crier. Je ne voulais pas te réveiller, pardonne-moi ...
- COMMENT OSES-TU! Tu rentres à des heures impossibles et à chaque fois tu fais du bruit! Et en plus tu cries en pleine nuit! Tu cinglée! et maintenant tu joues les faibles et ... TU TE JETTES A MES PIEDS!!
- Je ...

Lidya se dégagea et releva sa fille avant de faire retentir, au moins dans toute la maison, le bruit sec d'une terrible gifle. Elle relâcha Médée qui n'osa plus bouger, comme clouée au sol. Sa mère avait toujours ce regard haineux, mais elle s'était calmée. Elle soupira.

- Ton éducation n'aurait pas complètement été ratée si tu avais eu droit à l'autorité de ton gigolo de père. Avec tous ça, je passe pour une mauvaise mère ...
- Maman, je n'ai jamais dit ça, je sais que c'est ma faute, je ...
- Tais-toi. Tais-toi au moins jusqu'à demain, que je puisse me reposer.

Le monstre détourna les yeux et sortit enfin. Après de telles disputes, Médée s'en voulait toujours, elle avait l'impression que depuis le début, tout avait été sa faute. Puis elle se souvenait que non, son père lui avait dit que Lidya était imbuvable depuis toujours.
Puis Lidya n'avait jamais voulu d'elle.
Pourtant elles avaient eu des moment heureux toutes les deux. Ils étaient rares, mais elles en avaient eu. Mais Lidya n'était qu'un monstre, lidya n'était, au fond, qu'une Mearas. Elle pensait Mearas.
Médée se frotta la joue et après quelques minutes, elle alla rejoindre Estëe, toujours cachée. Elle avait envie de lui dire "pardon pour ce qu'il vient de se passer" ou "Est-ce que tout va bien". Mais aucun mot ne sortit, elle ne parvenait qu'à la fixer.

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Jouer avec le feu ... (Mais on veut des histoires) [Estëe]
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