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 Désert, âme soeur...

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Ambroise
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MessageSujet: Désert, âme soeur...   13.10.07 18:06

[Si Anaël avait l'extrême amabilité de se joindre à Ambrosio dans sa morbide et morne rêverie....]

"Tu es né poussière et tu redeviendras poussière".... Foutaise que tout cela! A l'orée du désert, le regard vert entremêlé d'or se perd aux confins de l'horizon, ignorant la fumée qui s'élève en fruit âcre de tabac consummé dans les blanches feuilles qui trouvèrent un porte-cigarette en réceptacle et un palais pour calice où se déverser en spirales éthérées. Eliel avait réussi à s'échapper... Créature damnée! Elle crèverait dans la tourmente des flammes de sa vengeance, ou il emploierait son éternité à lui faire regretter le voeu qu'elle avait formulé pour elle seule! Maudite engeance, il finirait par la retrouver et emploierait tous les moyens dont il disposait pour lui créer un enfer pire que le purgatoire comme d'autres s'ingénuent à faire de leur antre un univers de songe où égarer les âmes innocentes entre rêves et cauchemards... Il n'avait plus de raisons de le haïr, l'amour qu'il portait à son ancêtre n'était plus qu'un lointain souvenir perclus derrière les barreaux où gisait inconsciemment un enfant sacrifié qui vit ses rêves lui servir de prison et ses espoirs retournés sertir son lit de clous acérés... Mais cette idée de vengeance était une émotion de plus à laquelle se raccrocher pour égayer d'une sinistre manière son éternité. Être froid et insensible, savoure tes maux! Ah, infâme, goûte avec délice aux mots des Poètes dont le sens profond te reste douloureusement étranger, tu ne mérites pas de recevoir si beaux vers quand ton coeur ne recueille plus, avec une jouissance malsaine, que les larmes que tu entrepris de faire verser à tes victimes martyrisées.

Tu as le savoir, mais jamais tu ne pourras étreindre le message essentiel de l'oeuvre, tu ne fais qu'effleurer l'onde brillante sans y plonger, t'y perdre et t'ennivrer. Diabolique ambroisie, tu te sers de leur limpide mélodie pour enrober ton poisseux venin... Quiconque te verrait dressé, ton regard voilé d'or perdu dans les méandres de sable, le noir enrobant tes chairs froides et pâles, pourrait te confondre avec Le voyageur au-dessus de la mer de nuages... Mais romantique tu ne l'es point, tu ne l'es plus. C'est un despote qui contemple l'infini de sa misère dans la métaphore que lui offre l'étendue du désert.
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Anaël
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   13.10.07 18:32

[Mais bien sûr cher despote!]

Un désert arride que nul n'ose franchir pour un Eden chimérique. Du sable qui rappelle que la mort attend le fou qui oserait le défier. Il est insidieux, il est trompeur, il est douceur quand il coule entre les doigts dessérés, il s'échappe et ne peut être retenu, il est liberté. il est sournoiserie, il fouette l'inconscient quand le vent lui prête main forte, il aveugle, il étouffe, il n'est que fourberie et tromperie. Le Désert a confiance en son gardien le plus zélé et nulle Oasis n'attend au tournant le rêveur perdu. Merveilleux désert qui s'étend à perte vue, promesse trompeuse de mystères à peine rêvés. Tu les attires les fous qui rêvent d'un autre ailleurs, tu les tues lentement et tu te délectes de leurs ossements.

Alors pourquoi s'y aventurer? Anaël est rêveur, mais il n'est pas fou. Pas encore. Il sait que son salut n'est pas dans les bras ardents du désert séduisant. Mais le repos, lui, est à portée de main. Il quitte Tsel, il fait un pas dans le sable, s'enfonce doucement, a un sorire presque dément, mais teinté de sérénité. Il est seul en ces lieux, il oublie tout, sa mission, le poids qui pèse constamment sur ses larges épaules qui peuvent ici se courber. Mais il est fier pourtant. Haute silhouette qui avance lentement. Il lève le regard vers le ciel. Il a entrevu tant de merveilles dans les visions d'Eliel. Il ne peut croire que cela ne soit qu'une torture stérile, un fol espoir. Le monde redeviendra ce qu'il était, il y veillerait, même si cette tâche serait la seule de sa vie. Et il sourit tristement alors que cette vaste entreprise repose sur un seul homme, si frêle, si fragile, si puissant... Et si seul. Il ne s'y trompe pas : Eliel est seul, Eliel a perdu son monde alors que lui-même ne l'a jamais connu.

Il soupire, il se fige. Il n'est pas seul dans ce lieu de mystères. Il sent cette odeur de tabac, il tourne la tête et avance vers l'homme qui se tient debout, seul, le regard rivé vers l'infini de cette mer de sable. Il frissone alors. Cet homme, il le connait. Tout le monde le connait et n'importe quelle Etoile prie pour ne jamais le rencontrer. Mais Anaël n'est pas n'importe qui et son frisson n'est plus qu'un lointain souvenir alors qu'il observe cet homme capable de le réduire en esclavage d'un ordre impérieux. Et pourtant, cet homme, il est là, si près, si seul. Il suffirait qu'il le touche et le doyen des Mearas, cet horrible tyran s'effondrerait comme une vulgaire marionnette privée de ses fils... privée de sa vie. Il avance, comme dans un rêve, il s'approche, il est si près... Mais sa main suspend sa course. Il n'est pas un assassin, pas comme ça... Et alors, qu'il se retrouve à ne plus savoir quoi faire, il sait qu'il vient de laisser passer la chance de sa vie... Et il sait qu'il va le regretter.
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   13.10.07 20:13

[Cher Despote... ah j'aime *on me traite de sadique, mais en fait il faut croire que je suis maso... je prend pour compliment ce que d'autres considèreraient comme insultes]

Ambroise ne connaît pas cet être qui l'approche et s'apprête à le toucher, à le tuer, sans même qu'il s'en aperçoive, comme un chien, comme un rat qu'on égorge, comme il a lui-même agi il y a de cela des siècles, des décennies avec Eliel, le doux et rêveur prophète, le bel enfant androgyne... S'il savait quelles étaient les intentions premières de l'inconnu, peut-être un sourire sadique viendrait conférer au masque lisse de son visage d'obscures teintes et à sa prunelle des lueurs de noirceur. Il n'a pas eu tant de scrupules lui-même à l'époque... Il n'en a même pas eu du tout. Il se contente donc d'un regard dédaigneux pour cet étranger qu'il ignore être une étoile, ce n'est à ses yeux trop emplis de sa propre personne qu'une vermine de plus tirée des bas-fonds qui peut-être souhaite échapper à Tsel, son étreinte de métal souillé de fange d'une dame de la liberté qui à la place du flambeau brandit des immondices et au lieu du livre des droits une charte souillée par les vices d'une infime part de cette humanité gangrénée. S'il savait quel élan de moralité a retenu le geste d'Anaël, sans doute sourirait-il, l'ignoble charognard, cette damnée créature pire que l'engeance qu'il méprise et purule et pullule dans le caniveau.... sans doute cela l'amuserait-il terriblement, de voir un être encore capable de se sentir coupable épargner un abject assassin qui ne mérite nulle clémence, l'un des pires criminels de l'histoire. Il est vil, il le sait, il en exulte et en jouit, à chaque coeur qu'il brise, à chaque ignoble sauterie où il abandonne une jeune fille encore endormie sur sa couche, infortunée demoiselle qu'il ne reverra sans doute jamais et pleurera seule ses mélodieuses trilles d'amante trompée et abandonnée, trahie et délaissée...

La solitude... elle l'environne, elle le déchire, elle l'enlace et l'embrasse, et lui se meurt un peu plus, à chaque instant dans ses bras putrides. Alors il tente d'oublier un peu ce mal qui s'accapare son enveloppe et tel l'acide le dévore et le ronge, il s'oublie et se réfugie dans les bras de ceux qui sont encore purs et les souille en se délestant d'une part de sa semence pestiférée. Fuis ta propre vie, cruel, peut-être te rattrapera-t-elle un jour, s'abattra sur toi tel un vautour sur sa proie... en attendant goûte aux joies amères sans regretter la délivrance que te refuse le trépas.


"Monsieur, auriez-vous un problème? Si tel n'est pas le cas, j'ose espérer que vous serez assez aimable pour ranger votre main... Vous risqueriez de fatiguer à la maintenir en l'air, et surtout, c'est d'un ridicule..."
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Anaël
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   14.10.07 1:03

[Venant de moi, c'est bien évidemment affecteux et un compliment mon cher]

Dommage Anaël, la chance est passée et il ne reste plus que les regrets maintenant que la voix hautaine et languissante de cet être tout puissant résonne de sa morgue horripilante. S'il y a bien une chose que ne supporte pas l'orgeuilleux médecin, c'est d'être pris de haut. Il est issu de la plèbe, il n'est rien, pourtant, il doit tout à son propre mérite, pas à son ascendance, pas à son arrivisme. Il n'a pas tué d'Etoiles pour arriver là, lui. Alors Anaël se sent bouillir de l'intérieur, il sent ses mâchoires se contracter sous l'insulte qui lui est faite par ce Noble arrogant. Ce Noble qu'il vient d'épargner bêtement. Mais il pense à Raïden et sait qu'il a bien fait. Il est sot d'avoir encore ce genre de scrupules, mais c'est ainsi. Il observe alors ce fat, ce Mearas tout puissant, celui qui est la cause de tant de morts chez les siens.

Et le despote n'a rien d'impressionnant. Il est beau cet ange ténébreux aux traits fins et au regard envoûtant. Il est raffiné, il est fragile. Aussi brun qu'Anaël est blond, aussi frêle que le médein est athlétique, aussi sombre que l'Etoile est lumineuse. Anaël contemple sa némésis, si puissante, si vile et si belle en même temps. Le moindre de ses gestes est aérien, la moindre de ses mimiques calculée. Il est empli de morgue, Anaël est empli de froideur. Pourtant, le médecin a du sang froid, malgré la vexation et il se permet un sourire en coin alors que sa main se rétracte et vient s'enfoncer dans la poche de son jean.

- "Pardonnez-moi cette outrecuidance monsieur. Une poussière inopportune souillait votre auguste personne et en un geste irréfléchit j'ai faillit vous l'ôter. Mais je ne suis pas digne de souiller ainsi votre personne."

L'humilité n'est pas son fort, surtout dans ce cas précis et son ton est assez monocorde pour que le Noble ne sache pas s'il est ironique ou sincèrement servile. Cependant, à voir l'attitude impassible d'Anaël, on peut se douter qu'il ne ploie pas facilement le genou. En cet instant, il n'y a ni crainte, ni respect dans son regard noir. Juste une froide indifférence. Cette attitude peut lui coûter cher, il le sait et il va devoir composer avec les humeurs de son interlocuteur pour ne pas s'attirer de problèmes. Et cela le rend déjà malade.

- "Je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un en ce lieu."

Ses paroles sont murmurées d'un ton pensif. Que diable fait le Noble Mearas dans le désert loin de sa précieuse cour d'hypocrites?
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   16.10.07 0:10

Il rit, l'infâme... Il rit.

Il est souillé, il le sait, il n'attend plus nulle rédemption, et cette paix, ce pardon qui lui sont refusés, qu'il se refuse à lui-même... Il interdit aux autres d'y goûter. Que son vice, telle une lèpre s'étende jusqu'aux corps indemnes des autres, que la folie telle une fièvre maligne, une peste noire en rat vagabond putréfie les coeurs qui ont gardé au fond d'eux cet éclat que lui-même a terni. S'il s'avisait un instant d'être franc, il rétorquerait à ce beau jeune homme que personne ne saurait davantage l'avilir et entacher son âme. Mais non, ce rire grinçant qui paraît mélodieux, cet éclat d'humour noir et dérangeant ne sera pas révélé. Pas alors que cet être lui offre un charmant tableau à contempler... Il n'a pas tout à fait la carrure des proies qu'il affectionne et en damné séducteur pourchasse, mais quelque chose dans ce caractère rebelle lui plaît. Il devine un fort tempérament, un homme sans doute peu habitué à servir... Ah, comme cela l'inspire! Il veut le faire plier, ce fier athlète, tourner autour de lui, s'enrouler autour de ses membres forts en de sinueuses caresses, lui susurer son venin trompeur d'une voix mielleuse, le charmer et finir par en faire son prisonnier...

Prenant son temps, un demi-sourire énigmatique figé sur ses lèvres fines, le doyen des Mearas, cet éphèbe centaire, inspire, lentement, de ce tabac qui tue les êtres qui jouent leur vie à chaque goulée empoisonnée, ces êtres qui n'ont pas eu la cruauté et la lâcheté nécessaire pour sacrifier une existence afin de perpétuer la leur... Puis il expire, toujours aussi lentement, et regardant l'horizon, demande, nonchalamment:


"Je dérange...? Vous savez, si c'est le cas... Le désert est vaste, il saura bien offrir à chacun de nous la solitude qu'il désire. A moins que vous ne désiriez autre chose en venant en ces lieux..."

Ah, il est sournois ce noble impudent... Pourquoi parler de désir? Pour effleurer de sensations ennivrantes, telle une brise lointaine au murmure enchanteur le voyageur égaré qui recherche un peu de fraîcheur...? Se couler en fantasmes dégénérés dans sa psychée mise à nu, lui faire l'amour à même le sable et graver, dans sa chair, dans son âme le souvenir cuisant et agréable, humiliant et honteusement jouissif de ces instants où il se laissa dominer par ses pulsions incontrôlées et cet homme qui parvint à les déclencher...

Il délire, il divague le fier, le cruel Mearas, les yeux voilés posés sur l'horizon, qui rêveusement le contemplent sans le voir, comme des mains d'amant impudique et insatiable qui caressent, qui étreignent, qui palpent et pressent les courbes de la maîtresse d'or insaisissable. S'il savait qu'il a face à lui un ennemi, il souhaiterait d'autant plus ardemment relever ce défi, car ce n'est qu'un jeu de plus pour cet abominable pervers, cet ignoble obsédé, qu'un passe-temps pour tromper son ennui et le vide de son existence décharnée... Scélérat qui ne sait plus quelle infâmie inventer pour s'amuser et se complaire dans cette abjecte routine.


[Bon, désolé, ce n'est pas excellent... mais je me rattraperais!]
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   20.10.07 13:35

Le médecin, l'Etoile, reste imperturbable alors que le doyen se met à rire de sa répartie. Pourtant, ce rire sans joie, sans âme, ce rire de damné a de quoi glacer les veines de n'importe qui et malgré son self control impressionnant, Anaël sent un frisson glacé courir le long de son échine, comme une main squelettique glacée qui le caresserait, obcène. La mort semble rôder autour d'eux, dans cette étendue désertique et elle rit de cette rencontre improbable. Lui, l'Etoile traquée, le voilà face à son plus terrible bourreau, cet homme qui a déjà tué ses semblables pour assouvir ses rêves de domination. Comment le mal peut-il revêtir si plaisante apparence? Quelle horrible farce, macabre et funèbre.

Il se retrouve face à un serpent, un serpent charmeur qui l'observe et le détaille avec avidité. Il supporte l'examen sans faiblir, il soutient ce regard clair. Il voit le sourire en coin de l'homme et se demande quelles pensées peuvent bien agiter son esprit souillé. Il fume son poison, et Anaël suit les volutes de fumées, gracieuses mais mortelles arabesques qui se perdent dans l'air. La voix suave s'élève à nouveau et rompt les réflexions de l'Etoile. Il regarde franchement ce noble si puissant, ce despote aux allures de séraphins et esquisse le même demi sourire.

- "A trop rechercher la solitude dans ce désert, on pourrait s'y perdre monsieur. Ce n'est pas mon attention, mais je ne peux jurer des votres."

Son sourire ne vacille pas, mais son regard noir est insondable.

- "Que pourrais-je bien désirer d'autre en ce lieu?"

Il observe ce noble qui tient tant de vies dans sa main. Il aimerait comprendre comment l'on peut être aussi égoïste, tuer pour son petit confort personnel, laisser le reste du monde mourir de faim, alors que l'on se complait dans le luxe et les plaisirs. Il ne comprend pas que l'on puisse rester sourd à la misère, sans remords, sans regrets, sans état d'âme. Mais encore faut-il avoir une âme pour souffrir et plus il regarde cet homme, plus il en doute. Les Etoiles en réalisant des voeux arrachés et en étant ainsi sacrifiées, arrachent-elles en même temps des parties d'âme de leur bourreau? Question que le médecin se pose. Il ne connait pas d'expériences de ce genre et si un jour, il en est l'instigateur... Ce sera par choix, pas par obligation. Jamais pour un tel parvenu. Il s'en fait la promesse.
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   24.10.07 0:01

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !


Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !


Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !


Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !


Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !


Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?


Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...


La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

Ah, quel délice que de redécouvrir une poésie!
Et quel trouble que de voir exprimé par un autre les plus secrets élans de notre âme...
Ces mots, ce sont comme des confidents de toujours, ceux qui nous connaissent peut-être mieux encor que nous ne nous connaissons nous-mêmes, c'est comme la mélodie qui attise, qui apaise, la vague qui afflue et reflue sur la grève de notre sein mis à nu...

Ambrosio...
Cet être que tu aimais tant, celui qui fut plus qu'un père... comment vit-il la vie le quitter? Avait-il cette appréhension, cette sourde angoisse qui te rendait commun à tout autre? Ou resta-t-il sage et fier ainsi que le loup qui meurt sans pousser un cri? Voulut-il rattraper le temps qui sous son joug le faisait succomber dans ses derniers instants...?

Un poète, exilé hors d'une conscience devenue hostile à tout autre et surtout à lui-même... Un poète se souvient de ces moments dérobés aux songes où de leurs vers ils tissaient avec son vénéré grand-père une toile sublime et éphémère où se perdaient leurs yeux, où se perdaient leurs coeurs, dans la contemplation fascinée de ces chemins de chimère, ces sentiers de beauté et d'irréalité entremêlés... Il se rappelle leurs rires, leurs larmes... la solitude. La solitude que lui renvoie l'image du désert où il venait se perdre, des siècles de cela, vers d'autres rivages où son imagination libérée triomphait du vide monocorde de ces étendues de sable pour l'enrichir de secrète oasis verdoyantes où fées et génies, où nymphes et magiciens se rencontraient et, franchissant, abollissant les frontières des contes et des pays, dansaient main dans la main. Il se souvient de son grand-père aux yeux perdus à l'horizon, au regard lointain et rêveur, à l'air tendre et doux lorsqu'il abaissait ses prunelles étincelantes vers ce chétif enfant qui avait foi en lui, qui avait confiance en lui, et dont il finit par lâcher la main...

Pourquoi m'as-tu abandonné? Scélérat, tu n'avais pas le droit! Tu m'entends, tu n'avais pas le droit!

La faucheuse, ce triste jour, emporta deux coeurs, emmena dans son tragique ballet deux âmes. Le vide qu'elle laisse dans son sillage ne fut jamais comblé. Tu aurais pu pourtant, pauvre enfant... tu aurais pu lutter, goûter et célébrer de nouveau la vie et ainsi honorer l'enseignement et la mémoire de ce sage, cet homme grand et bon...

Mais tu n'as pas voulu. Tu as cultivé tes regrets qui en bonne terre infecte et ignoblement fertile se sont mués pour laisser ta froide indifférence et tes nombreux défauts à l'ombre de ce noir soleil s'étendre jusqu'à ce que cette immonde et impénétrable jungle ait tant croissée que le jeune enfant rêveur, ainsi qu'une étrange belle au bois dormant ne puisse plus qu'espérer être délivrée par une princesse ou un prince suffisamment courageux.


"La solitude dîtes-vous...?"

Celle qui est déjà plus supportable que les faces avides et les gestes pompeux et empressés de cette soi-disant élite, ces charognards putréfiés... celle pourtant que tu redoutes car elle reflète la triste vérité, te renvoie en pleine face, ainsi qu'une vision d'horreur imposée à ce fin minois juvénile sans en tirer de larmes, ta triste condition d'Albatros aux ailes goudronnées...

"Peut-être la recherche-t-on pour mieux la fuir."

Il ne se révèle pas, le doyen des Mearas. Du moins ose-t-il le croire... du moins a-t-il l'absurdité de le croire. Car bien sûr, son intérêt réside seul dans la discussion philosophique, dans le débat et l'échange d'idées... ces débats où ensembles, ils s'évadaient et volaient vers d'autres sphères, loin au-dessus du désert...

[Pour le poème, il s'agit d' "Automne" de Lamartine... et pour l'autre évocation, c'est une référence à La mort du loup d'Alfred De Vigny]
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Anaël
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   16.01.08 22:48

[Oh non, j'ai perdu tout ce que j'avais écris à cause d'une fausse manip méchant admin! Je vais tuer mon père qui me raconte sa vie alors que j'écris ]

Et alors que la question flotte dans l'air, le silence s'étale, pernicieux et laisse chacun à ses pensées. Celles d'Ambrosio sont dirigées vers un passé lointain. Celles d'Anaël vers son interlocuteur. Il le regarde et le jauge le despote infâme. Visage d'ange, noirceur du diable. Il est... fascinant, le philosohpe du désert. Peut-être qu'Anaël apperçoit là un visage inconnu du despote, du tyran impitoyable. Peut-être que le désert dans son âpreté met à nu ces deux hommes que tout oppose. Ils n'ont rien en commun, physiquement, moralement, idéologiquement. Ils sont ennemis, ils se détestent, sauf que l'un a un avantage certain sur l'autre. Anaël sait qui est Ambrosio. Mais ce dernier ignore qu'il a une Etoile devant lui.

Il est beau le démon angélique, l'ange démoniaque. Il est riche, il est puissant. Mais il doit tout, sa vie, son pouvoir aux Etoiles. Il s'est construit sur leur souffrance, a piétiné leur essence même. Il n'est rien sans elles. Il les a martyrisé par ses désirs égoïstes et pervertis et Anaël sert les poings en pensant à leur calvaire. Le Don absolu, le pouvoir de réaliser un souhait, au péril de sa vie, était une arme à double tranchant. Toute Etoile espérait que sa mort servirait à rendre le monde meilleur, mais force était de constater qu'elles tombaient toujours entre les mains des malfaisants. Ils avaient la connaissance. Ils avaient l'impitoyabilité. Car ceux qui se targuaient d'oeuvrer pour le bien étaient souvent des faibles et sacrifier une vie était un choix difficile et leur maudite conscience les empêchait d'agir. Cela ne s'était vu que trop souvent, hélas.

Mais les gens comme Ambrosio n'en avaient rien à faire de tuer des Etoiles, c'était un passe-temps, une habitude, il ne devait même pas considérer les Etoiles comme des êtres humains. Il pouvait tromper son monde avec sa beauté sombre, mais les plumes noires de ses ailes charriaient une odeur de pourriture à chaque battement. Il pouvait tromper ceux qui se fiaient à l'apparence. Mais pas les Etoiles qui haïssaient ce genre d'homme.

Profite bien de ton pouvoir, jouis de tes richesses Ambrosio, un jour tu seras punis pour tes crimes. Il n'est pas de rédemption pour des hommes comme toi.

Et pourtant, il pouvait rire et profiter impunément de ses crimes, puisqu'Anaël n'était pas fichu de le tuer. Il suffisait d'approcher de le toucher. Anaël était physiquement plus fort, ce serait un jeu d'enfants de le maintenir et d'absorber sa vie. Mais non, la fascination qui retenait sa main vengeresse était la plus forte. Et voilà comment cette pourriture arpentait encore ce monde en toute impunité.

Finalement, la voix du Mearas rompit le silence. Le médecin avait l'impression que cela faisait une éternité qu'ils étaient face à face et muets. Sa question trouva un écho, puis une ébauche de réponse. L'Etoile eut un rictus.

- "Ou bien pour la comprendre, l'apprivoiser et l'affronter."

Non pas de fuite... La fuite était pour les lâches, l'affrontement pour les plus hardis. Le Doyen était-il un couard? Oh comme elle pèse lourd sur tes épaules la solitude... Tu n'es entouré que de fiel et de miel, d'hypocrisie et de comédie. A qui te fier Doyen? A personne... Pour un peu, Anaël aurait eu pitié de lui.

[Voilà, posté, c'est pas génial et vu le temps de réponse, je comprendrais si tu cloturais le topic et passais à autre chose^^ Embarassed ]
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   22.01.08 6:04

Quel est donc ce voile qui couvre ta prunelle...?
Ambroise, oh, Ambroise...
Que reste-t-il de ce nectar divin que l'on te légua dans un nom...?
A peine cette mélancolie fugitive, comme des voiles de brume perdus dans un entrelac de verdure et d'or, cette voix comme un flot suave qui chante encore, qui chante toujours, lors même que les habitants de ses eaux ne sont que monstres des profondeurs émergeant en habits de Venus à la surface, surgissant déguisé avant que l'amante éplorée sur la conque abandonnée ne découvre ton véritable visage...
Cela est peu, mais c'est bien ce qui fait que l'on ne peut déceler l'infect, le perfide reptile qui patiemment enroule ses anneaux autour de la branche d'un arbre pour mieux se laisser tomber sur le voyageur égaré...
Cela est peu, mais c'est bien ce qui fait que l'on peut te sauver.


"Quel paradoxe dans vos propos... Le Petit Prince ne cherche pas à affronter le renard en souhaitant l'apprivoiser... juste se lier d'amitié. Ce sont là deux choses différentes... A moins que vous ne considériez la lutte inévitable, même avec ceux qui vous sont chers...? Ou que vous soyez suffisamment retors pour endormir la méfiance du farouche animal afin de mieux l'assassiner. Quelle cruelle méthode..."

Un murmure las s'échappe des lèvres centenaires... Le maudit! Il ne fait qu'énoncer l'un des nombreux et ignobles moyens qu'il emploie... pour séduire, pour convaincre et persuader... Combien d'hommes, combien de femmes a-t-il ainsi amenés jusque dans le lieu dédié à ses ébats...? Combien d'hommes, combien de femmes a-t-il ainsi engagés à apposer une signature au bas d'un accord ou d'un traité, ou encore a-t-il envoyé matter des Sîns à juste cause révoltés...?
Juste...
Chaque instant, il trahit la mémoire de cet être cher, aliénant les textes pour mieux servir sa cause, jouant avec les mots, manipulant les phrases afin qu'elles concordent mieux avec ses objectifs soudain revêtus d'un brillant éclat alors que quelque philosophe honteusement utilisé voit à sa pensée se substituer d'autres funestes desseins...

Le savoir...
Ses prunelles perdues vers l'horizon imaginent combien d'ouvrages dorment peut-être sous le sable, combien de connaissances ont ainsi été perdues à cause de la bêtise des hommes...
A quoi bon leur donner?
Malgré l'enseignement inculqué, ils ne sont qu'amas de pulsions destructrices, concentré d'égocentrisme, individualistes obsédés par leur propre personne avant tout... Tous ces sages qui leur léguèrent leurs opinions, leurs idées, empêchèrent-ils la catastrophe de s'abattre tel un vautour trop avide sur un nourrisson démuni tel un porc entraînant dans son auge la patisserie à mieux dévorer...? Non, malgré les siècles, les mêmes guerres, les mêmes ravages bercèrent le monde de leurs relents méphitiques, désarmant l'homme égaré et ahuri sous cette crue de violence à laquelle seuls les plus barbares pouvaient espérer échapper en se servant des corps ensanglantés de leurs confrères pour se soutenir à la surface...

Le déluge...
Si Ambroise n'était pas dieu _quoique allez savoir si dans son inconscient il n'était pas tel_ il semblait du moins prendre grand plaisir à égrener quelque méfait d'un rire onctueux qui au lieu d'un nectar savoureux ne délivrait comme sensation que celle d'une cataracte glacée s'abattant sur les chairs déjà gelées des pauvres moribonds exposés à sa furie démentielle de bien faire le mal... Homo homini lupus. Plutôt que de faire partie de ceux qui se noient en voulant sauver le monde, il avait pris le parti de mieux leur plonger la tête sous l'eau afin que ces élans altruistes au dangereux parfum de rebellion non seulement n'ait le temps de se propager, mais également de mieux pouvoir naviguer sur leur carcasse gonflée avant que l'océan implacable ne se saisisse avec une lenteur et une douceur affreuse de son dû et laisse le soin au doyen de se trouver une nouvelle embarcation humaine...

Le savoir...
Il en avait, et pourtant il agissait exactement de la même façon que cette race qu'il exécrait. Méprisable, il ne dirigeait sa bile contre les autres que pour mieux oublier qu'il aurait dû l'envoyer nettoyer ses douves pleines de cadavres et que les émanations du passé ne le poussent à se retrancher derrière la plus haute tour de sa forteresse inaccessible... Voir sans être vu, parler sans être vraiment compris ni entendu... Et pourtant le jeu avait bien plus d'attrait lorsqu'un étranger se hasardait près de ses murs et tentait d'engager la conversation face à face. Bien plus d'attraits, mais également... bien plus de dangers...
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Anaël
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MessageSujet: Re: Désert, âme soeur...   25.01.08 21:55

Anaël resta d'abord muet aux paroles de Mearas. Celui-ci avait de la répartie et l'esprit aiguisé, c'était indéniable. Et s'il n'avait été aussi pourri et perverti, peut-être qu'Anaël en serait venu à apprécier sa conversation éclairée. Mais voilà, il ne devait pas perdre de vue que cet homme était son ennemi et que, si par mégarde, il entrevoyait cette marque qui dormait au creux de son cou, il n'hésiterait pas à le pourchaser sans relâche. Et alors, Eliel serait privé de son meilleur soutien et les Etoiles, et les hommes qui croyaient en eux perdraient leurs rêves et leurs espoirs.

*Oh Eliel, pardonne-moi...*

Pardonne-moi de ne pas être capable de débarasser la terre de ce fléau, pardonne-moi d'être lâche et faible quand il faudrait être impitoyable et fort. Mais dans l'infini du désert, les barrières, l'adversité, tout ce qui faisait qu'Anaël et Ambrsio n'auraient jamais du converser si poliment était abolit. Etrange charme né de l'arridité d'un étendue stérile. Petite bulle d'un autre monde dans une réalité viciée.

- "Peu sont ceux qui souhaitent faire de la solitude leur compagne... Il en va de même pour sa cousine, la mort. Affrontement, n'est pas bataille sanglante. C'est simplement faire face."

Cependant, il lança un regard aigu au noble alors que celui-ci parlait d'endormir la méfiance de l'animal pour mieux frapper. La conversation semblait s'être subtilement détournée de l'objet initial, alors qu'Anaël touchait une corde sensible, réveillant un écho chez le serpent qui était à ses côtés. Il retint un frissonement de dégout en songeant que ce serpent avait du charmer ses amis, endormir leur méfiance pour mieux planter ses crocs dans leurs chairs et les mener vers la mort.

- "Frapper un ami confiant... Cruelle méthode effectivement... Et lâche."

Qu'attendait-il? Une réaction du Mearas? Il le traitait indirectement de lâche, mais Ambrosio n'était pas stupide et comprendrait bien que de l'impersonnel, Anaël tirait une attaque personnelle... Cherchait-il justement à affronter son plus grand ennemi, à le défier, à lui faire face et à le terrasser?

*Oh Ambrosio, si tu savais... Si j'étais aussi perfide que toi, tu serais mort.*

- "Mais c'est une méthode qui peut s'appliquer également à un ennemi, non? Endormir sa méfiance, sembler inoffensif et frapper... Sans résistance."
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