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 Et le ciel...

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Lysa
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MessageSujet: Et le ciel...   14.12.08 23:21

En hauteur, une silhouette dressée
Elle a gagné le toit, tenté de se rapprocher du ciel
Une statue érigée vers le ciel
L'âme en recherche

La follesque noble a perdu ses apprêts
Vêtue d'une robe qui n'est plus que lambeau
La chevelure défaite, répandue autour d'elle

Il y a si longtemps qu'elle n'est pas sortie
Est ce le poids des remords ?
Est ce le poids de la solitude?
Je ne me souviens de rien
Ou plutôt devrais je dire que je me souviens trop bien
De la mélancolique horreur qui me lie
Celle qui parfois me rend forte, pour me détruire bien mieux l'instant d'après.
Étoile, mon étoile tu me manques
Mes yeux scrutant le ciel à la recherche de quelque lumière
Je te cherche de mes yeux et de mon cœur mêlés
Je cherche ton réconfort Constellation qui me fut enlevée
Et je ne trouve que ce nuage
Ce nuage sombre et froid
Qui semble tout emplir
Saloperie!
Déjection!
N'existe t il que ce noir?
Ce noir profond et qui me salit l'âme un peu plus chaque jour
Arès sans doute aura mon âme
Il n'y a espoir ni rédemption

Recroquevillée, elle ne bouge plus
Prostrée, le monde n'existe plus
Seul reste cette odeur de cadavre brulée
Et même elle ne sait si ce fumet lui fait horreur ou plaisir
Et sur les joues quelques diamant roulent

Il y a longtemps que les larmes n'étaient pas venues dévaler la pente de ses joues.
Sans bouger, elle les laisse tracer leurs sillons, appréciant la caresse humide qu'elles déposent au passage.
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.12.08 2:00

Le pas léger, le sourire aux lèvres et l'humeur badine, le doyen déambulait dans les rues de sa cité.
SA cité.

Oh, bien sûr, il s'était fait "doubler" par cette famille remplie d'abrutis sirupeux que sont les Albërick, mais finalement mieux valait pour son image qu'iceux aient pris la responsabilité des meurtres et cadavres exposés...

Après tout, le doyen était un homme puissant...
mais toujours convenable.

Le pas léger, le sourire aux lèvres et l'humeur badine, Ambroise savourait son triomphe. Cette odeur nauséabonde lui était plus douce que le fumet de la plus odorante des fleurs, toute cette atmosphère chargée de relents putrides, cet immense charnier lui donnait une incroyable envie de...
baiser.

Oui, le Mearas en était arrivé à un point où l'on dépasse l'idée de moralité. Plaisir devenait synonyme de puanteur et puanteur évocatrice de saveur.
Ciel que tout ceci était exotique.

L'odeur du changement.
Les femmes camouflant leur petit nez derrière les mouchoirs en soie et ne parvenant à déguiser malgré toutes leurs manières la sublime expression incommodée de dégoût soudain peintre des plis de leur visage distordu.

Il faut de tels évènements pour révéler la nature de l'homme.


Et de même que Liszt fut tiré de sa transe mélancolique, de son marasme dramatique par le bruit des boulets de canons, Ambrosio avait éclaté au grand jour.
Il préparait sa chute.

Putain de salopard, tu vas morfler.

Et que faisait-il le salopard dans toute cette histoire?

Le pas léger, le sourire aux lèvres et l'humeur badine, le charognard humait à plein poumon l'air surchargé de vapeurs délétères, saluait galamment les passantes s'étonnant de croiser un faciès avenant et heureux en ces temps troublés.
Tiens?
Qu'était-ce donc que cette silhouette se découpant sur la surface du ciel comme un trait de couteau dans une toile amère?


"Hola l'amie, que faîtes-vous donc là haut?"

Salut du bout du chapeau, le haut de forme vole et s'abaisse tandis que la prunelle du dragon scintille.
Va pourrir en enfer, âme damnée!
Oh, non! Cela te ferait par trop plaisir.
Après tout, n'es-tu pas à ton aise dans cette ville empuantie?

Tu mériterais d'aller te faire chier au Paradis.

Et la voix doucereuse s'élève à nouveau...


"Allons gente dame, si ce n'est trop vous demander, descendez vous joindre au commun des mortels.
Après tout, même les instances les plus hautes sont incapables de s'élever."

Ce même foutu sourire toujours...
Mais il a raison pour le coup.

Qui dans cette ville avait à coeur l'art, la philosophie et toutes ces sciences chères aux humanistes?
Sans doute rien qu'un pauvre fou emprisonné derrière la conscience du plus ignoble des salauds.
C'est toujours mieux que rien me direz-vous...
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Lysa
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.12.08 2:54

Un chapeau volant passant devant ses yeux, et le conte d'Alice sur le bord d'un fauteuil revient à sa mémoire
Tout lui paraît si loin, a t elle rêvé?
Et tandis que la brune jeune femme suit des yeux la course du chapeau
Ce dernier retourne a son propriétaire
Le regard tombe accompagné d'une larme se posant délicatement sur le Doyen.
Si les quelques étages qui la séparent du sol sont suffisant pour la portée de voix du Mearas, ils n'en restent pas moins trop loin pour qu'elle le rejoigne en bon état.

~Vous voudriez ...que je tombe?
Non que je saute


L'entend il seulement?
La voix aussi a quitté les sphères de puissance. Elle n'est plus que le fantôme fatigué et chevrotant d'une voix pure qui à force de crier s'est brisé.

Pourquoi bouger quand on est si bien là

Pourtant, comme un appel
Et deja dans on esprit se dessine la trace qu'elle pourrait laisser sur ce pavé
Rouge sur noir n'est ce pas magnifique?
Et ses yeux dorés qui brillent si bien dans la nuit de Tsel
Des yeux si rares qu'elle adorerait arracher
L'appel du vide qui la fait tanguer

Le regard pourtant se retourne vers le ciel
Muette supplique,
Espoir vain de lumière ... ou d'éclair
Avant de s'envoler

Tombons alors si le salut n'est point permis

Déployant ses bras comme les anges le firent de leurs ailes avant qu'on ne les leurs arraches, la jeune femmes se jette en avant.

Le Saut de l'ange
Et un sourire
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.12.08 14:50

Pendant un instant, l'idée, fort séduisante ma foi, de laisser la pauvre fille tomber devant lui sans rien faire effleura la conscience du doyen. Oui, l'infâme en était arrivé à un point ou ce genre de vision n'est plus même reléguée vers l'inconscient ou même le subconscient.

Un instant c'est court; mais dans ce genre de cas c'est très long.

Mais soit que le fait de voir sa superbe redingote tâchée de sang l'indisposa suffisamment, soit que son côté galant et charmeur fut encore trop présent, toujours est-il que ce monstre d'égocentrisme et d'orgueil tendit les bras.


Le choc fut rude.
Non seulement le doyen ne s'était pas préparé psychologiquement à ce rattrapage, mais il avait jugé plus intéressant de devenir un maître consommé, consumé dans l'art du complot pendant quasiment deux siècles et demi que de faire de la muscu chaque soir en rentrant chez lui.

Le bel éphèbe, un peu gringalet sur les bords (et pas que) eût l'impression que ses bras allaient soudain se décrocher de son corps et endosser la conséquence de la chute de cette putain de folle furieuse, le laissant planté tel un con, heu... un tronc sans branche.
Cela aurait été gênant.

Ses bras tinrent bon et lui aussi _sans doute grâce au seul miracle d'un pseudo-auteur qui n'a décidément aucune envie de rendre son personnage plus handicapé qu'il ne l'est déjà.


Raffermissant son sourire et sa prise sur le corps de la belle, Ambroise se permit une petite dégustation visuelle, rapide et discrète.
D'après ce qu'il sentait sous ses doigts accoutumés à savourer les courbes des représentantes du beau sexe, le corps même de la jeune femme semblait rongé par le désespoir qui transpirait de la frêle enveloppe pâle.
Miam.

La figure de la jeune femme évanescente et en détresse dont Molière même s'était moqué _dans l'Avare je crois, ou peut-être Les Fourberies de Scapin_ plût à ce ténébreux séraphin.

Ambrosio indigné s'insurge.
Je ne te permettrais pas, scélérat!
Don Giovani lui-même jalouserait ta liste de conquêtes, c'est mon tour de vivre à présent! Tu n'as pas le droit!
Tu m'entends?!
Hé, oh, qu'est-ce que tu fais là?!
Hey!!!!


Peine perdue, le despote se rie des suppliques et des cris du poète prisonnier, laisse glisser la demoiselle au sol et par là-même ses mains sans cesse affamées le long des chairs tourmentées.


"Désolé, vous êtes trop charmante pour que je me résolve à vous laisser mourir."

Le sourire, le timbre...
Chez lui, toute caresse est poison.

Et Ambrosio énervé ficha un coup à cet espèce de goujat infatué.
Tiens toi tranquille et garde ton engin dans ton caleçon! Tu ne vaux pas mieux que le plus vulgaire des paysans, pas mieux qu'un rustre sans honneur ni manière!

Evidemment, cela ne se passait pas exactement ainsi, mais je tente d'imager et imaginer pour nos amis lecteurs.

Ambroise cilla.
Rien qu'un instant.

Nageant dans cet espèce de surréalisme commun à toute sorte d'évènement important, heureux, tragique ou violent, Ambroise plongea lentement et longuement sa prunelle dans celle de la jeune fille qu'il s'était plût à imaginer écrasée au sol ainsi qu'une fraîche rose délaissée par la danseuse après le bal se trouve foulée par les pas de la masse, monstre multiple et indifférent.

Et le traître frémit.
Lentement, longuement, comme il l'aurait pénétrée s'il avait été un tant soit peu respectueux dans ses rapports amoureux, il comprit enfin la notion d'autrui...
Cela ne dura qu'un instant.
Mais comme c'est long et terrible un instant lorsqu'on vit enfin pour la première fois depuis une éternité.

Ambroise ne savait pas...
Il ne savait pas s'il avait aimé ce qu'il avait vu ou s'il s'en était trouvé effrayé. Ce regard comme un miroir de sa propre infamie, cette prise de conscience brusque et brutale, déchirement d'entrailles et accouchement violent d'une conscience larvaire... larvée.

Il ne savait pas s'il avait aimé cette image d'un tyran sans compassion ni pitié ou si c'était ce bref aperçu de ce que représente et signifie la vie qui l'avait attiré et repoussé dans cette sublime seconde de plaisir et d'horreur...

Et alors que le dragon aurait pu songer à s'accrocher à la vie et combattre Ambrosio, ce dernier ne lui laissa pas le temps de penser.
Si tu veux vivre, fonds-toi en moi.
Moi je sais mieux que personne ce que c'est que de vivre. Redevenons unité.

Et Ambroise sourit.


"Je suis heureux de vous avoir rencontrée."





Rien que ces quelques mots.
Mais il ne part pas. Il reste, inspire l'air, s'inspire de toute cette bouillie infâme, de ce ciel noir et tout ce qu'il comporte de voeux individualiste et égoïstes...
Il avait du boulot.
Une montagne énorme et monstrueuse de boulot.

Comme un gamin face à une fourmilière, il avait une envie irraisonnée de foutre un grand coup de pied dedans pour faire bouger les choses et voir ce qu'il sortirait de ce ventre de terre et de vies.


"Seriez-vous assez aimable pour m'accompagner?
J'ai envie de discuter..."

Et les conséquences de cette foutue prise de conscience:

"De discuter avec vous."



C'est incroyable comme l'on peut lier une personne à un moment.
Ce seul instant avait suffi à marquer un tournant dans sa vie.
Vraiment?

Non.
Aramis avait été le déclencheur... celui qui avait foutu un coup de pied dans sa fourmilière personnelle, le grand foutoir qui lui cervelait de marmite à idée, laboratoire à émotions, cagibi de tout ce qu'un humain peut comporter de désirs et d'envies refoulées.


Pourquoi, comment?
Pourquoi ici, pourquoi avec elle?
A cause de la chute de la demoiselle? Pourtant des gens, il en avait vu mourir. Qui voulait voir des cadavres était servi à Tsel...
Pourquoi maintenant?

Peut-être parce que cette demoiselle était la première avec laquelle il avait recommencé son égoïste petit jeu, ce jeu vain et superficiel de séduction depuis sa relation avec son fils.

Sa relation.
Re-choc.

...
Pour la première fois de sa vie, il se retrouvait en couple avec quelqu'un, avec en bonus une putain de dualité à gérer et la réelle prise de conscience des conséquences de la sienne.
Et il était bien heureux.
Emmerdé, mais heureux.


Toujours est-il que c'est avec elle qu'il avait envie de discuter.
Avec elle et nul autre.

Ceux qui étaient restés de simples pantins sans consistances, réceptacles de ses délires et désirs divers et variés, des outils à ses travaux, des cobayes à ses théories, des faire-valoir auxquels il refusait âme, coeur et sensibilité sauf dans le cadre ou cela le servait lui...
Il prenait conscience du terme "être".

Ce choix de mot n'est pas anodin; rares sont les termes choisis au hasard malgré les hasards de la langue et l'évolution d'icelle.
Qui pense le langage? Et le langage populaire n'est-il pas le reflet inconscient d'une masse donnée?
"être".
Choisir CE mot là, précisément, comme nom commun autant que comme verbe...

Il avait critiqué les hommes si longtemps, les accusant de dépouiller le Verbe de son sens, le déposséder de signification, et il se rendait compte qu'il ne valait pas mieux.
C'est toi qui n'avait rien compris mon vieux.

Et Ambrosio de poser ses cartes avec un sourire ravi et victorieux.
Encore une fois, je sais moi.
Tu vois que cette alliance nous est bénéfique à tous deux.

Mais quel nom garder?

Passons un marché.
Ambroise pour le commun des mortels, Ambrosio pour Aramis et, peut-être, quelques futurs "privilégiés"...
Ambrosio pour signer le recueil de poèmes qu'il avait le désir d'écrire depuis si longtemps.


Deux siècles à garder pour lui tant d'espoirs déçus, d'émotions et d'idées avortés...
Il en avait des choses à dire.
Il avait un boulot monstrueux.

Mais avant cela il voulait apprendre à la connaître elle...
La connaître intellectuellement et non pas physiquement.
Quoique...

*sbam*
Du calme espèce de pervers.

Mouais bon, va falloir du temps avant de retrouver complètement cette unité...
Le principal, c'est de tout faire pour y arriver.


"J'ai bien envie d'une tasse de thé... et vous?"
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Lysa
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.12.08 22:57

Et les yeux se ferment, pour mieux apprécier la chute.
L'espace d'un instant, elle sent le combat entre son poids qui voudrait continuer sa course pur s'écraser vers le sol et les bras du Mearas.
L'espace d'un instant, elle sent l'incertitude.
Et enfin, elle sent son corps comme rebondir, la force exercée par les bras de son sauveur prenant le pas sur l'imperturbable gravité.

Et lors elle se sent glisser délicatement sur le sol, les yeux s'ouvrent.
Deux prunelles béantes, toutes prêtes à accueillir ce regard qui la sonde.

~J'ai envie de vous arracher les yeux.

La phrase est terrible et pourtant si ronde de douceur. Une main d'ailleurs se pose sur la joue du Doyen, douce et évanescente comme une fraiche brise. Serait elle tendre?

Lentement, le charme et l'horreur de l'instant se dissipent, et elle même se redresse.

« Seriez-vous assez aimable pour m'accompagner?
J'ai envie de discuter...

De discuter avec vous ."

Dans son esprit, les mots se forment, se déforment, prennent concept et meurent. Une longueur de temps avant qu'elle ne réponde, la voix voilée mais toujours aussi calme.

~Je ne suis pas coiffée.

Les mots sonnent comme une excuse,
Pas une excuse-refus, qui n'est qu'hypocrisie et agression
Mais une excuse respect, un fait énoncé qui pourrait être gênant.

---Regard---

Le Doyen semble penser,
Lui aussi quelque supplique terrée, confinée au fond de ses yeux or
Le Doyen semble rêver
Lui aussi ne peut s'arrêter d'espérer
Tant de choses refoulées, foulées

Le visage encore une fois retourne au ciel, mais plus de supplique juste une pensée.

~Vos rêves sont ils douloureux?

Et le Doyen revient, comme un bateau en son port

« J'ai bien envie d'une tasse de thé et vous? »

Le souvenir d'une masse noire et imposante
Le sourire d'une face de Lune
Instinct

~Le thé est dangereux....

Et pourtant

~Je vous suivrais!

Partout, jusqu'au bout
Je vous suivrais
Je veux vous voir vivre
Lentement, elle se lève.
Se retournant elle contemple ce qui fut sans avoir lieu

~Il n'y aura pas de fleur aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   16.12.08 2:16

Cette femme est folle!

Voilà une pensée sensée.
Non.
Une pensée d'homme sensé.

Mais il se sent bien avec elle, malgré ses cheveux décoiffés et son discours décousu.


"Ce n'est pas bien grave... Pour vos cheveux.
Si vous y tenez je demanderais à une servante de vous apprêter."

Un sourire qui se veut rassurant

"Quant à mes yeux, j'aimerais bien les garder... c'est un tel plaisir que de vous contempler."

Grr...
Fais gaffe ou tu vas t'en prendre une!


"Promis je n'empoisonnerais pas le thé."

Quelques réponses, de ci de là, qui se veulent suivre un discours cohérent et structuré mais très honnêtement...
Il est
complètement
...
Paumé.

Qui est cette fille? Que veut-elle? Que cherche-t-elle?

Non, ne joue pas avec ses rêves et ses désirs...
Ce serait tellement plus simple pourtant.


Mais il se laisse porter par le mouvement...


"Rêver est tellement beau...
C'est de rêver sans jamais rien réaliser qui est douloureux."

C'est une réponse qui n'en est pas une.
C'est une réponse pourtant.
Une réponse dont la jeune demoiselle devra se contenter parce que le doyen n'a rien d'autre à fournir.

Pas de conte de fées, pas d'enchantement illusoire, de paillettes pour cacher la misère...
Rien que deux êtres tels deux bateaux bercés par les flots.
Et la foule qui les contourne, les observe, épie, regarde...
Cet étrange duo atypique, hétéroclite.
Ont-ils vu la chute, les rares passants osant encore sortir malgré l'odeur infâme?

La plupart savent qui il est.
La plèbe a toujours été plus nombreuse que la noblesse, les richesses injustement réparties, mal distribuées...
Monde pourri.
Monde qui l'arrange bien cependant.

La plupart savent et la rumeur se distillera comme un venin dans les oreilles friandes de nouvelles superficielles...
Superficie.
Combien seront au courant?


Pas de scandale.
C'est la devise de la noblesse.
De la discrétion avant tout...

L'amènera-t-il jusque chez lui?
Certainement.
Dans ses appartements?
Non.
Non, pas ses appartements.
Il ne veut plus y voir personne depuis ce fameux jour...

Le jour de sa résurrection.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   16.12.08 22:47

« Quant à mes yeux, j'aimerais bien les garder... c'est un tel plaisir que de vous contempler. »

~Alors permettez moi de les baiser

La main glisse de la joue au menton, le soutient, le retient.
Tandis que sur les paupières les lèvres se posent
Le temps d'un frôlement

Et si le Doyen se perd, elle se laisse porter
La structure n'est rien qu'un carcan, une camisole qui emprisonne
Et elle préfère voguer sans arrière pensée
L'étoile reste son cap

Certains vous diraient que la réalité n'est rien de plus qu'un rêve éveillé
Un rêve peut être un peu moins beau
Mais il suffit de savoir l'habiller.

~Les rêves sont ce qu'ils sont, la réalité est autre.

Pourtant, elle le sait, la douleur est signe de vie
Et si les rêves font mal
Est-on vraiment vivant lorsque l'on rêve?

~Dites moi commun des mortel, maintenant que je suis en bas de quoi voulez vous discuter?

Elle se lève
Cela ressemble a une révérence
Et c'est une main tendue

~Vous venez?
Il faut marcher, on nous regarde.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   19.12.08 4:52

"Le commun des mortels..."

En d'autres circonstances il l'aurait mal pris. Mais voilà, le lieu, l'instant font qu'il laisse apparaître un sourire et un regard...
Rêveur.
La réalité est un rêve que l'on caresse sans oser le briser lorsque le moment est trop doux.


"Vous êtes gentille, mais un seul homme, serait-il le plus humain d'entre tous les hommes, ne saurait représenter la multitude. Tout est nuance, mouvance, jeux d'ombres et de lumières, alliance et guerre des semblables et des contraires."

Pourquoi s'embarrasse-t-il alors qu'elle est visiblement folle?
Peut-être parce que de toute façon chaque être humain est promis à la déliquescence... physique, mentale, démence tissée de libération, carcan d'une folie trop étroite ou trop grande pour un esprit aux bornes définies.

A quoi bon lutter?


Il songe à son fils, à ce qu'il deviendraient, deviendront peut-être.
Qui peut prédire l'avenir? Quel homme assez fou oserait s'y risquer? Quel homme même pourrait le souhaiter?

Il songe à toutes ces merveilles dont il fût seul à jouir, seul à pouvoir s'éblouir...
Seul.
Encore et toujours...
Il en a mal, tellement mal le fier!

Il en crève de se sentir soudain aussi fragile et ne sait plus que dire ni que faire.
Alors il se contente de cheminer en silence, tristement, le poète dégarni, détouré de ses atours de pacotille, ses lambeaux de fête.
Un aigle tombé?
Non, juste un rossignol enroué.


"Comment vous appelez-vous?"

Une éclaircie soudain, dans les ténèbres de son propre ciel apesanti de sombres pensées...
Les poètes ont de tout temps puisé leur inspiration dans la réalité des hommes, la décrivant pour mieux la fuir ou la défendre... prendre son essor de le Terre pour s'élancer vers les cimes lointaines d'Idéaux plus lointains encore.
Le bizarre, l'inhabituel est le lot de l'artiste. S'il se voulait artiste il devait accepter l'improbable, l'inattendu, s'enrichir de cette palette vive et colorée d'un monde paradoxalement plongé dans le noir.

Le noir...
La chandelle soufflée et la respiration de l'enfant, plus faible, toujours plus faible, plus calme, toujours plus calme et plus lente...
Et enfin...
Morphée.
Morphée et ses rêves enchantés, son pays changeant de féérie merveilleuses ou grotesques, de farces inquiétantes, de rires grinçants, de pleurs, de cris, de joie et de gloires magnifiées.


Ambrosio avait besoin de cette femme!
Il avait besoin d'elle et des autres mais d'elle tout particulièrement.

Peut-être ce chapitre serait-il le premier et le dernier de leur rencontre. Il n'en savait rien et peu lui importait à dire vrai.
Il voulait goûter au temps, comprendre enfin ce que signifie le présent. Déguster jusqu'à la lie l'instant capturé, dépouillé, éviscéré de sa moindre saveur.
Non non!
Il voulait se laisser habiter par le présent.

Devenir jouet des émotions qu'il avait si bien appris à discerner, décortiquer chez les autres...
Des émotions qu'il connaissait si bien et méconnaissait tout autant.

Telle était son existence: un vaste panel, une galerie de portraits sans contours ni couleurs, sans forme ni consistance, des fantômes qu'il n'avait pas su capter dans leur instant dévoilé, dans leur vérité.

Fourbe et vicieux, mieux que nul autre il avait su les manipuler, mais il apprenait enfin! Oui, il était encore en âge d'apprendre l'enfant attardé, le brouillon jeté dans la corbeille. Défroisser la feuille, reprendre le tracé, choisir la couleur... non! pas encore pour la couleur! Il hésitait...
Oh, et puis après tout, il faut bien risquer. Quitte à revoir plus tard le tableau finalisé et revenir sur l'idée initiale pour mieux en différer.

Le musé empoussiéré de son âme, le vaste bordel de sa psyché sanglotante sortait enfin de ces 200 ans longues années de torpeur. Les cadres virevoltaient soudain en une frénétique farandole, les pinceaux vibraient, les toiles se précipitaient vers les chevalets pour mieux se faire déflorer sous le parfum entêtant et capricieux du coloris instable.


Quel nom lui donner?
Pour la première fois de sa vie, Ambroise ne représenterait plus le même concept... Ambroise aurait un sens, révèlerait un être nouvellement enfanté.

Oh il ne saisissait pas encore tous les dangers, toutes les conséquences et implications de cette décision le fol enfant mais...
Mais il devait changer.

Ambroise...

Ambroise...
Il frémit. Ce nom comme un poison, comme un délice insoupçonné.
As-tu vraiment le désir de changer?
Ambroise...
Tout ce que ce pseudonyme comportait de mystères et de dangers, de charme et de sortilège, de magie et d'effroi...
Ambroise.

Il deviendrait bientôt un gentleman distingué; de fourbe, traître, égoïste, infâme comploteur il se ferait plus mature et plus sage. L'homme mondain délaisserait ses manières éphémères pour revenir à quelque chose de plus beau, de plus intime... de plus profond.

Il avait peur.
Peur de le regretter.

Ambroise était la facilité. Le succès, l'argent, les femmes, les hommes aussi, le pouvoir, la culture et toute cette élite abâtardie complaisante.
Ambroise c'était le venin qui foudroie et la peine qui abat.

Changer, c'était voir changer ce nom, mais surtout accepter d'entendre ces consonnances nouvelles sonner à ses oreilles.

Tant pis.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire disait Corneille.

Mais n'était-ce pas un peu fou de se risquer sur cet hasardeux sentier en compagnie... d'une folle?
Non mon bon monsieur.
Après tout, ne dit-on pas que "les fous ouvrent des voies qu'empruntent ensuite les sages"?
Soit! Il ne serait pas le premier pour une fois. Quitte à se trouver un peu dément lui aussi, le temps d'ouvrir d'autres passages viendrait bien assez vite, bien assez tôt pour qu'il profite de cette occasion d'élargir le champ de ses horizons.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   26.12.08 18:26

Un nom c'est une identité.
Dire son nom n'est ce pas rappeler celle qui dans la violence se complait
Si certains changent, d'autres ne connaissent pas le chemin.
Le gifler ou lui répondre?
Réminiscence de ce qu'elle est.
Agressivité et douleurs mêlés.

Pourquoi a t il fallu qu'il lui pose cette question?

Elle voudrait lui dire, à celui qui ne la craint pas, elle voudrait lui demander un nom pour elle.
Et pourtant
Et pourtant, lui donner ce pouvoir c'est lui avouer une fragilité qu'il connait déjà.
Lui permettre cela c'est se renier à jamais.
Mais le gifler c'est le perdre
Perdre un instant de calme dans le tumulte qu'est sa vie
Une vie moulée dans le sang des autres.

Elle a le choix et pourtant aucun ne lui paraît être bon.
Elle a des envies sans qu'aucune ne lui paraisse acceptable.
Orgueil trop haut dressé.

Et déjà par son refus reviennent les pensées de celle qui se devait de dormir
Les abysses de son âme se rouvrent laissant filtrer les effluves de ses meurtrières envies.
Antithétique jeune femme qui gémît d'horreur tout en se retenant de mordre.

Il faut pourtant répondre.
Et comme une lame sortie du fourreau se doit de trancher, la hargne sortie de son tombeau se doit d'attaquer.
Rejet et brisure
Le miroir peut aussi blesser lorsqu'il se brise

~ Vous faut il donc mon nom pour pouvoir me briser?
Voulez vous seulement discuter ou bien cherchez à explorer?
Gardez pitié et psychanalyse pour vos lépreux qui brulent sur ces croix.
Maudit qui cherche à comprendre avant de vouloir vivre

Et le reflux, aussi brutal que le sentiment
Le flot bilieux qui se retire, la laissant harassée près de lui.
Lui qui n'avais finalement pas mérité cet éclat
Il n'est que comme les autres, incapable de savoir ou de comprendre ce qui la traverse
Immortel aussi commun que les mortels, incapable de transformer les rêves en réalité.
Et lui même le lui a dit, c'est cela qui fait mal.

~Commun des mortel ne m'en veuillez pas mais les ténèbres ont conquis nos âmes depuis bien trop longtemps.
La lumière n'est plus et cela me fatigue voyez vous.
Et vous?
Quel espoir vous porte encore ici?

Car peut être l'espoir est il comme le pain, peut être se partage t il pour nourrir les âmes comme son homologue sait nourrir les corps.
Peut être...
C'est un mot si fragile
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   26.12.08 18:58

La respiration
Parole happée, entrecoupée. L'oisillon vecteur d'émotion allait sortir mais le photographe l'a buté.
Dommage petit colibri au souffle hâché, aspiré.

Il sourit et se calme... avant de rire!
Un éclat de rire, mutin et léger.


"Apprenez, apprenez qu'à la Cour on s'accommode aux gens"

chante-t-il doucement tout en s'amusant du génie de Marc-Antoine Charpentier.

"C'est ainsi qu'agissent tous les êtres: ils parlent puis regrettent. Je ne vous en veux pas. Non, je vous demande juste d'assumer.
Assumez jusqu'au bout vos convictions et propos.
Vous voulez me haïr, m'exécrer parce que j'ai l'arrogance de vouloir être curieux sans rien montrer?
Soit!
Vous désirez babiller, gaiement, gentiment sans que cela ne nous engage, ni l'un ni l'autre, à quoi que ce soit?
Je suis tout ouïe."


Un sourire complice à nouveau

"Avez-vous jamais croisé quelqu'un de plus conciliant que moi?"

Il respire à nouveau, fronce légèrement les sourcils et pince les lèvres alors que le parfum cadavérique des malheureux exposés emplit ses narines, véhicule jusqu'au cerveau l'information de cette pestilence.

"Sachez madame que j'ai passé l'âge des querelles et il est très déplacé de votre part de me demander de vivre quand vous-même vous cachez...
Et pourtant je vous comprends. Nul n'est plus belliqueux qu'un animal qui se sent agressé.
Veuillez donc me pardonner si je vous ai blessée."

Et sans même prévenir ou demander, il attrape la blanche main et y dépose le souffle fugace de deux lèvres frémissantes... pour mieux la relâcher.

Va-t-il partir à présent?
Non pas puisqu'il lui présente son bras.
Après tout, on peut fort bien pactiser avec l'ennemi parfois. Nos anciens amis même passent parfois dans le camp adverse, les humains changent, évoluent, et intrinsèquement liés, leurs rapports font de même.
La jeune inconnue serait-elle une alliée ou une ennemie?


"Allez, pour repartir sur une bonne entente, ne nous appelons tout simplement pas."
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   03.01.09 17:59

Comme un cheval qui se cabre,
Comme une mer déchainée attaquant les digues
Oui, l'orgueil se cabre sous ce qu'elle sent comme moquerie
Et il en faut si peu pour réveiller l'eau qui dort

Car les abysses des fonds marins comme des âmes humaines contiennent ténèbres si profonds que même les ailes des anges s'en trouvèrent souillés; que même le ciel s'en trouva noircit.

Et toujours, sur le fil du rasoir, la haine manquant de basculer.

Quand lui même se calme, apaisant à la fois sa tempête et la sienne, c'est lui même qu'il sauve sans le savoir. Et après son baisemain, estime son temps venu de lui répondre. L'explication est Tout.

~J'ai lu un jour « pour vivre heureux vivons caché » m'en voudriez vous de vouloir essayer? A chaque humain de trouver son but et son espoir pour trouver quelques gouts a vivre, les moyens importent peu.
Me tromperais-je?

Et alors même qu'il lui tend son bras, elle comprend
Si le souvenir d'un moment passé peut se repaitre de flou pour mieux occulter le mauvais, si le souvenir adule impressions fugaces des sens jusqu'à ne subsister qu'une odeur sans odeur, une toile faite de flou, elle veux pouvoir l'appeler.

Elle se pose alors devant lui, lèvres pincées en une moue de négation.

~Hum hum
Il vous faut un nom que je veux pouvoir appeler pour me souvenir de vous

Et à l'oreille se murmure

~ Commun des mortel
Ce sera votre nom à tout les deux, le secret d'un moment passé.

Ainsi est prix le bras comme l'homme, c'est son nom à lui rien qu'à elle.
Comme une appartenance, elle lui a choisit son nom et il pourrait bien lui en donner un autre c'est bien celui la qu'elle se murmurera, les yeux fermés pour se rappeler.

~Je vous donne le droit de me trouver un surnom aussi si vous le voulez. Ainsi nous nous appellerons sans nous appeler mais ces noms choisit serons un souvenir entier, sans personnalité et pourtant porteur de bien plus de sens.
Mais je vous interdit de le prononcer à haute voix!

Et le cheminement repris, chantonnant cet « Apprenez, apprenez qu'à la Cour on s'accommode aux gens" qu'elle trouvait tout a la fois intriguant et délicieux, entrainant celui qui tentait tant de s'accorder depuis cet instant ou elle s'était jetée dans ses bras.
L'entendrait il de cet oreille le poète?
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   04.01.09 6:03

La nuit Fantastique de Stefan Zweig...
Un sourire aux lèvres, Ambroise se sentit soudain proche de ce gentleman froid et courtois qui avait soudain retrouvé le contact perdu avec sa sensibilité naissante grâce à une expérience aussi anodine en apparence que celle qu'il avait vécue avec son fils.

A l'extérieur rien n'avait changé. Raffiné, élégant, le doyen avait cette prestance teintée d'une grâce fragile et éphémère, cette allure dans laquelle transparaissait à peine une aura bien plus sombre.
Mais à l'intérieur...


"Sans doute un de ces grands pessimistes qui prônent la paranoïa..."

Quelle ironie!
Te rends-tu seulement compte de ce que tu dis?
Oh non, bien sûr que non...
Ou peut-être que si.


"Néanmoins... parfois un but et un espoir ne suffisent pas pour redonner à la vie toute la saveur qui est sienne."

La prunelle comme un voile et un voile pour tendresse morose, mélancolie veloutée. Que se passe-t-il en ce coeur atterré?

"J'accepte votre proposition. Mais je n'ai hélas pas encore de surnom pour vous.
Quoique..."

L'intérêt.
Qu'est-ce qui éveille à la vie? Comment décrire les multiples petits déclics amenant à l'ouverture des serrures séquestrant un sein opprimé?


"Que diriez-vous de dame oiselle?"

murmure le fier chevalier dans le creux de l'oreille enfantine...
Un sourire presque ravi, presque victorieux en guise d'unique ornement pour ces lèvres pâles et déjà il reprend sa marche et entraîne avec lui sa nouvelle amie.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   05.01.09 11:56

Est ce ainsi ta manière de détruire Commun des mortel?
Apporter espérance pour après la retirer?
Me faire croire que je peux respirer sans souffrir pour me dire que tout mes efforts sont peut être vain et ma folie destructrice la seule qui soit salutaire?
Fais attention, les oiseaux sont fragiles

~Vous me faites peur.

Et pourtant elle veux arrêter. Salir les ailes des anges ne la rend pas plus heureuse que tout les malheureux cherchant a se transfigurer et s'oublier dans le sexe et l'alcool lors des orgies les plus nobles et basses de Tsel.

~Est ce la tout votre histoire vous qui êtes trop vieux pour mes humeurs? Est ce la tout ce que vous avez à offrir d'espoir?

Songeuse, elle pense au implication

~Une vie sans saveur...
Une vie sans malheur?

A moins que le malheur soit cette vie en noir et blanc...
Comment savoir? Pourquoi n'existe il pas de manuel de la vie comme on en trouve d'autres pour apprendre a écrire.

Un éveil à la vie?
Oui, cela y ressemble lorsqu'il lui offre les ailes de son nom à eux.
Et de la même manière qu'il en sourit, elle en rit.

~Ainsi vous voulez me faire voler après m'avoir fait tomber?

J'accepte!
J'accepte même si elles ne seront jamais blanches,
J'accepte tant que tu ne me les coupes pas ensuite.

Et sans doute que s'il n'était pas reparti aussi vite elle lui aurait sauté au cou
Sans doute...
Mais ce coup ci c'est lui qui l'entraine, fendant la foule de son sourire victorieux. Et devant eux la foule s'écarte car si discret que soit son sourire à lui, le sien à elle luit de toute dents.
Dans le contexte actuel, c'est choquant.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   06.01.09 5:29

Un regard terni.
Je n'ai pas d'espoir à offrir, je ne suis pas devenu chef des Mearas pour cela...
Le simple fait de remettre ma manière de fonctionner en question m'oppresse et m'étourdit... Plonger, s'abîmer dans ces abysses de réflexions ne m'aidera pas à me relever... ou si? Je ne sais pas.

Sans même prendre garde à la foule qui s'écarte ni aux murmures des passants, le doyen se demande un instant ce qu'il fout ici, aux côtés de cette excentrique aux allures de miséreuses. Ma vie aurait-elle donc si peu de sens que j'en vienne à chercher des réponses dans les délires sibyllin des fous?

Que plaisanterie!
Parce que toi, toi l'orgueilleux, toi le despote si longtemps insensible tu as toute ta tête peut-être?
Comédie!
Tu ne vaux pas mieux qu'elle, malgré ton assurance pleine de contenance et les élégants atours dont tu drapes ton corps au moins autant que d'arrogance.

Mais voilà, Lysa était engagée plus avant sur cet hasardeux sentier tissé de balbutiements incertains, le pont branlant d'une raison plus branlante encore...
Cela ne justifiait certainement pas le titre de démente dont un coin de l'esprit de l'autre pourriture se plaisait à targuer sa cavalière, malgré des dehors avenants et des sourires qui semblaient sincères.
Pas venant de lui en tout cas.

Qui est-ce qui s'était épris d'un jeune parfumeur entraperçu deux fois à peine? Qui est-ce qui avait sciemment tranché la gorge d'un immortel prisonnier en le condamnant à un calvaire éternel? Qui avait violé, abusé, torturé tous ces innocents?!
Qui?!
Qui encore s'était moqué de la plèbe ignorante, avait traqué des étoiles comme un vulgaire bétail à échanger? Qui se servait de ses propres bâtards comme chair à canon?
Qui?!

Toi.
Oui, toi, espèce d'infâme connard infatué.
Ah, c'est qu'on fait moins le fier maintenant...
C'est embêtant cette conscience décidément, quelqu'un aurait-il l'extrême amabilité de m'en débarasser?

Ah, parce que tu comptes réitérer tes exactions?
Mais il est trop tard.
Tu as perdu le droit de te moquer des gens à l'instant même où tu as accepté de redevenir ce que tu aurais dû être... ce que tu as toujours été.


"Allons ma jeune amie, je ne suis pas si méchant..."

Comme il est soudain moins assuré...
ce sourire.
Ce sourire venimeux qui te valut tant de conquêtes, comme elle s'étiole, cette bouche lugubre qui à elle seule signa d'une voix inflexible tant de trépas...


"Je ne suis pas un marchand de sable, encore moins de rêves. Morphée s'acquitte bien mieux que moi des fonctions qui lui ont été attribuées."

Oh non, tu ne vends pas des rêves...
Tu pourrais pourtant.
Il suffirait que tu oses...
Envoyer un manuscrit précieux à quelque éditeur influent, permettre au peuple d'accéder à cette bibliothèque magnifique, abolir la noblesse, faire régner le partage et l'égalité, la justice et l'équité.

Pourquoi ne le fais-tu pas, dis-moi?
Craindrais-tu à ce point le courroux de citoyens tout prêts à se retourner contre leur antique oppresseur? Toi qui a pourtant depuis longtemps usurpé le nombre d'heures qui t'étaient allouées grâce à un innocent _un de plus_ sacrifié... t'accrocherais-tu plus que jamais à cette existence? Qu'il est vieux le charognard à la jeunesse retrouvée, mais hélas plane toujours le passé. Quelles que soient les cimes, quelle que soit la hauteur ou la distance sans cesse survient quelque cri d'une fillette violentée, quelque plainte d'une femme bafouée, quelque râle d'une étoile immolée.

Stop!
Assez de larmes, de souffrances, d'espérances foulées, refoulées...
Je ne peux pas revenir sur mes pas, il est trop tard... déjà trop tard.

Ciel!
Odieux ciel, pourquoi avoir mis sur ma route cet adolescent?! Pourquoi changer?
Ah, qu'il est cruel de me faire payer! Ce serait donc cette impuissance que ressentirait un condamné?
Partout il n'y a que murailles et barreaux et seuls se dressent à l'horizon les bruits des clous sur l'échafaud. Est-ce ma tête que les marteaux fracassent et enfoncent? Serait-ce mon esprit qui se fait ce goéland engoncé dans sa parure d'asphalte?

Je ne suis pas un albatros.
J'ai longtemps partagé la fange et la vilenie des hommes et je m'y suis senti bien. Je ne suis pas incompris, juste secret et mystérieux. Je ne suis roi que de mon accablante et sarcastique farce, cet ersatz grinçant qui me tient lieu de vie. Et tous ces abrutis qui sont capables de se laisser dominer! Ne parlons pas des Sîns qui ne valent guère mieux que des poupées de chiffon, des bouffons débraillés aux aboiements enragés.


Est-ce l'homme qui s'éveille au monde ou le monde qui l'éveille à sa propre réalité?


"Vous ne devriez pas chercher auprès d'un être tel que moi le sens de quoi que ce soit..."

Un déclic

"A moins que vous n'acceptiez de me confier le rôle de précepteur."


Avant de vouloir changer le monde, sans doute valait-il mieux s'occuper réellement de ceux qui nous entourent...
Son grand-père avait voulu le sauver de ce qu'il était finalement devenu, et les dieux soient loués, le vieil homme n'avait pu assister à la décadence de celui qu'il avait élevé.

Peut-être Lysa renierait-elle à son tour l'enseignement transmis... mais Ambrosio sentait, profondément, intimement, dans un recoin de son être, qu'il était temps de donner après avoir tant reçu... et tant pillé.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   08.01.09 3:28

Ne me regarde pas comme ça on dirait mon père.
Ce regard sans espoir me blesse et me donne envie de te tuer
Tu me fais mal
Et pourtant en même temps tu me fait du bien

~Vous êtes un homme curieux au point qu'il faut parfois que je me rappelle que vous êtes comme les autres.
Mais vous faites bien semblant ou alors vous essayez vraiment?
C'est un peu pareil je crois...

Non, je ne veux pas être déçue à nouveau, je veux te vivre sans rien attendre, sans oublier que tu es comme les autres parce que de Toi je n'accepterais aucune deception.
Quand on attend rien on ne peux pas être déçu n'est ce pas?
Et ce que j'attends de toi je ne veux pas que tu le saches, tu prendrais à nouveau cet air torturé, triste.
Non, je ne veux pas que tu saches qui je suis, je veux te réserver le meilleur de moi sans l'ombre qui pourrais ternir ton regard.
J'ai d'abord hésité, cela me paraissait à la fois terrible et merveilleux.

Terrible parce qu'un professeur dans mon esprit, connait tout de son élevé et que je ne pouvais m'y résoudre.
Merveilleux parce que tu me proposais ce que je n'osais espérer, au lieu d'un livre pour apprendre la vie j'aurais le droit un précepteur: un livre diffusant sa science selon les rythmes et les besoins de son élèves.

~D'accord
Je serais votre élève...mais un petit peu seulement.

Je sais que je me cache encore.
Ce n'est qu'un demi pas et pourtant le seul que je puis me permettre. Il y a cet part de moi à qui tu n'enseigneras pas car tu as dans les yeux quelques chose qui m'échappe mais j'ai peur de le briser.
J'ai brisé tant de choses
J'ai broyé tant de vies

Et toi tu as encore des ailes blanches.
Oui, tes yeux ont connu le soleil et l'espoir, garnissant tes ailes d'une lumière éternelle et sans doute était ce que je discernais sans pouvoir le comprendre.

Je veux te préserver même si tu ne sais pas de quoi. Ou plutôt devrais je dire que je veux préserver ce regard que tu as pour moi et le reflet que j'y discerne.

Dans tes yeux, j'ai encore les ailes blanches.
Et tu seras mon garde folle...
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   08.01.09 5:51

"Un petit peu c'est déjà tellement..."

Et voilà que sa vie prend un nouveau tournant, que le conducteur insensé de cette âme enivrée se laisse aller au doux balancement de ces exhalaisons spiritueuses.
L'ivresse...
la vie à elle seule est un écrin. Un écrin qui s'était si brusquement brisé que le doyen, malgré son art pour les faux-semblants et la tromperie, ne parvenait à retenir toutes les émotions transpirant de cette gracieuse enveloppe évanescente.


"Tenez, une question qui me vient soudainement...
N'avez-vous pas l'impression que le monde est aussi vivant à sa manière? Que l'existence est une âme contenue dans un flacon, que ce dernier se révèle être un corps humain ou encore... peut-être ce destin avec lequel on nous sermonne tant?"

La Maïeutique: c'était la manière de fonctionner de ce grand philosophe tant admiré... Socrate aimait à faire accoucher ses élèves d'idées. Hélas pour le philosophe, il était souvent détesté à cause de ce fameux amour de la vérité. Détruire les illusions d'un être revient à dire à un aveugle qu'il lui suffirait d'enlever le bandeau qu'il a sur les yeux pour recouvrer la vue. L'aveugle en question s'en trouve soulagé mais également un peu... honteux.

Personne n'aime reconnaître ses tords, encore moins lorsqu'ils sont pointés du doigt par quelqu'un. Or il faut bien que certains se dévouent à jouer le rôle de "quelqu'un". Quant à savoir si Ambroise/Ambrosio convenait à la tâche... c'était une autre question.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   02.02.09 16:02

Toute la bonne volonté réunie ne suffit pas toujours.
Et si les mots avaient un sens, elle n'en comprenait pas l'essence.
Obscur toujours

~Le monde est noir

Ce n'est pas le manque d'envie ni d'intelligence, juste une porte qui ne s'ouvre pas ; ou plutôt qu'elle ne trouve pas.
Peut être est la le destin dont il parle ? Cette porte qu'elle ne trouvera jamais, ce monde sans lumière.
Ou bien est ce elle qui s'emprisonne sciemment ?

Tais toi !
Ne t'es tu pas promis de faire un effort pour lui ?
À ressasser les ténèbres tu ne leur donnes que plus de prises
Essaie de comprendre et apprend !

Alors, puisque le monde ne l'inspire décidément pas, elle se concentre sur son histoire de flacon et de vie.
Et c'est vrai qu'une existence se brise si facilement.
Les flacons sont ils de verre ? Si c'est le cas elle ne l'a pas senti.

~Mais que devient l'existence lorsque le flacon se brise ?
Est ce que cela s'échappe comme le parfum ?

Et tandis qu'elle revoit l'étagère à flacon laissées par sa mère, elle se demande si c'est vraiment heureux ; si elle ne devrait pas tout casser pour les libérer.
Une moue mécontente se peint sur son visage

~Je n'aime pas votre image, c'est comme si elle était prisonnière votre existence.

Non mais vraiment qu'allais dire son père si elle cassait toutes ces reliques.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   06.02.09 17:10

"Nous sommes tous prisonniers."

Avez-vous jamais été sous le joug de maladie, de substances? Transi de froid, de peur? Rendu à moitié fou par le manque de sommeil?

"Nombres de philosophes, tel Platon, considèrent le corps comme une cellule, et le seul désir véritable celui de mourir, l'âme libérée. D'autres au contraire, de la doctrine matérialiste par exemple, soutiennent que ce que l'on appelle âme n'est que le cerveau et que notre conscience disparaît une fois notre heure venue. Mais moi... Moi je crois qu'ils ont tous un peu raison."

Pourquoi?
Oh, cela il ne lui dirait pas...
Mais lorsque vous perdez le contrôle de votre enveloppe, lorsque vous n'êtes plus même capable de marcher, de vous lever, recroquevillé en un foetus stérile, que vous reste-t-il?
Rien.
Rien si ce n'est le seul "vrai désir" évoqué par Platon.


"Vous avez le choix. Serez-vous de ceux qui, même le coeur serré, oppressé, continuent d'avancer, libres de leur propre souffrance? Êtes-vous de ceux qui se cherchent sans jamais se trouver parce que, dans le fond, ils redoutent et fuient la lumière? Vous avez le choix et vous DEVEZ faire un choix. Tant qu'il en est encore temps, que votre vie n'a pas encore passée en ne vous laissant comme seule initiative celle de regretter ce fameux "temps" où vous en aviez devant vous."

Il était déjà mort plusieurs fois lui.
Ou il aurait dû l'être, il ne savait plus bien...

Rha, toutes ces questions pseudo philosophiques existentielles commençaient à le barber. Il avait plus l'habitude de pérorer devant des nobles infatués et leurs épouses infidèles intéressées par les coups-d'oeil et le double sens qui ferait savoir au doyen qu'une fois encore, il serait le bienvenu dans leur lit.
Bravo! ah ça y est, même pas un quart d'heure qu'ils discouraient qu'Ambroise/Ambrosio se languissait déjà de sa cour de bécasses et de mâles suffisants. Non vraiment, chapeau! Et puis quel bel espoir pour Aramis: un connard capable de se lasser aussi vite d'une discussion sérieuse et réfléchie tiendrait certainement, oh allez... au moins 24h avant de se retrouver dans le lit d'un nouveau guignol.


Reprenons-nous.
Et reprenons surtout, car Ambroise n'avait pas tout à fait tort. Chacun d'entre eux avait ses propres questions, mais ils tournaient autour du pot. La demoiselle avait ses problèmes, lui les siens, mais qui faisait en sorte de les résoudre vraiment?


"Vous savez, la vie est changement. L'on n'est prisonnier que si on le veut bien. Je reviendrais certainement sur cette notion de liberté, car elle est cruciale. Beaucoup de penseurs se sont échinés à prouver soit que l'homme était fondamentalement libre, soit inconsciemment prisonnier. C'est en mêlant tous ces extrêmes que l'on trouve sa propre vérité. A moins que vous ne préfériez à la sagesse la démesure et la démence... De toute façon tous les philosophes étaient un peu fous."
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   11.02.09 2:23

Prisonniers de cette réalité qui nous possède.
Et la main qui se tend, tentant de toucher l'éthéré
Tâter de cette réalité.
Et regarder sa propre main
comme si c'était la première fois
La réalité n'est que ce rêve dont on ne peut s'échapper.

~Nous sommes tous prisonniers.
On se construit sa propre liberté, on s'illusionne de grandes pensées
Je voudrais m'endormir et rêver pour toujours ...

A condition que le rêve ne se transforme pas en cauchemar.
Mais c'est la son avantage sur la réalité. Ce qui le rend plus beau est simple : il a une fin.

~La folie qui se pare de raison n'est elle pas la pire Monsieur ?

Et ce Monsieur qui grince
Le changement n'est pas innocent,
Le sourire est devenu carnassier

Dans sa folie elle le pousse et cherche à l'acculer
Une main sur son torse l'autre cherche une arme

~Mourrons Monsieur puisque c'est la le Voeu de l'humanité.
Mourrez !
Je me souviendrais de vous

Et le baiser volé qui mord
Tandis que vole dans sa main
Cette pierre trop sèche
Qui de sang désire s'épancher

Viser la tête
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Ambroise
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   11.02.09 5:31

*Oh my...*

Eût-il tout juste le temps de penser sans même voir venir l'objet fatal.
Salope!
Elle était maigre mais d'une férocité sans égale. Ambroise l'avait sous-estimée. Il avait pris ce baiser et cette tirade pour quelque théâtrale démence, une pitoyable mise en scène mais voilà... elle était dingue et elle ne faisait pas semblant.

Un rictus déformant ses traits juvéniles telle bête acculée, l'homme disparaît au profit d'une toute autre nature dans la violence révélée. Il la hait cette pauvre gueuse et tout lui paraît si rouge... dans son crâne étourdi résonnait encore l'écho du coup en une myriade d'éphémères vibrations, chuchotements volatiles, vrombissement de l'estoc porté... rouge, tout est si rouge, ou bien blanc peut-être, tout se mélange.

Seule règne la folie sur l'empire de ses sens. Etait-ce cela? "La folie qui se pare de raison n'est elle pas la pire Monsieur ?"
Stoppant le bras de la bougresse, il ne se sent pas même l'envie de la frapper. Seulement celle de rire. Un rire salvateur, libérateur, grinçant, discordant... Et les gens tout autour de s'arrêter, une dame de porter son blanc mouchoir à sa bouche pour retenir le trou béant qui s'y forme, expression horrifiée, muette stupeur pathétique face au filet mignon, petit filet de sang qui s'échappe de la tempe


"Ne bougez plus!"
Somme quelqu'un...

Est-ce un milicien? Un noble? Un artiste?
Est-il sauvé? Vient-on au contraire de lui rendre sa croix, de le priver de sa dernière liberté?
Et il n'en peut plus de rire, recule, s'affaisse comme une vieille bâtisse, s'effondre le long du mur enflammant son dos sous sa caresse de pierre... Est-ce que c'est aussi désagréable un caveau? Et cette salope!
Ses lèvres lui font mal...
Comment a-t-elle osé?! Prendre ces lèvres que je ne voulais plus offrir qu'à Lui.
Attendez!
Est-ce Lui qui serait venu me sauver? A lui cette voix grave et vibrante...? Je ne sais plus, je ne vois plus bien, la tête me tourne... je l'aurais pourtant reconnu... vais-je redevenir aveugle? Sénile? Débile? Est-ce que la lumière n'apparaît pas plus brillante, plus clairement dans le noir?
Non, ce ne peut être Lui...
Mais si...
Et sa tête de rouler telle vague indolante mûe par la marée de...
Où a-t-elle frappé?
Normalement il devrait déjà y voir plus clair. Est-ce si grave, un simple coup à la tête... et comme il a mal, ça bourdonne dans ses tempes... Il a envie de rire, il a envie de pleurer... mais rire lui rappelle cet odieux baiser, pleurer lui semblerait de trop. Trop de cinéma pour rien.

Tu voulais le révéler, hein, pauvre mijorée?
N'as-tu pas compris qu'il n'y en a qu'un à posséder ce pouvoir?
Ambroise...
Ambrosio...

Il se sent un peu moins seul... Ils sont deux... Non, plus qu'un... il ne sait plus bien... Tout cela est trop récent... et si l'un devait mourir, qui resterait enfin?
Le politicien cynique?
Le poète forgé d'ombres et de lumière...?

Il respire.
C'est bon, il vit.
Sa poitrine haletante se soulève, ses lèvres s'entrouvrent comme pour un baiser, ouvrir les yeux lui fait trop mal, c'est le brouillard, alors il les referme et il ne sait pas ce que les autres sont devenus... si ce brouhaha en sourdine est dû à la discrétion des passants ou à la perte de ses capacités.. est-ce momentané? Tout ceci va-t-il le changer à vie...?

S'il vous plaît...

S'il vous plaît quoi?
Et puis quoi s'il vous plaît. A qui plairait-t-il de...? et de faire quoi?

Où a-t-elle frappé pour que les répercussions soient telles? Peut-être que les secondes lui semblent étirées mais qu'une minute n'a pas même filé... Oh, et puis après tout, qu'est-ce qu'on s'en fout. Il se sent bien là, à se faire son cinéma...
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.02.09 16:33

Et au loin retentissent les sanglots d'une femme

Alors qu'il recule, elle l'accule
Frapper encore pour qu'il ne reste plus rien
RIEN

Stoppée dans son élan par une voie inconnue elle se retourne
Est-il floué celui d'en face par ce regard distant ?
Sait-il ce qui se cache derrière cette face de masque
Sans sourciller elle se détache et contemple son oeuvre

Celui qu'elle est en train de tuer
Celui la même qu'elle voulait garder

Toi qui ne vois plus sais tu seulement qu'elle pleure ?
Oui, c'est toi qu'elle pleure et sur lequel elle s'agenouille
Futur cadavre qu'elle enveloppe de ses bras, douceur retrouvée
Un corps qu'elle berce
Un corps qu'elle baigne de ses larmes

Seul un murmure sanglotant à ses oreilles
Le reste n'existe plus

~ Je ... Je suis désolée tu ne devais pas voir cela
Je voulais... Je voulais vraiment

Vraiment quoi ? T'aimer, te tuer
Il ne t'avait pourtant rien fait
Toi qui voulais le préserver
Preserver son regard

~Ferme les yeux, tu ne souffriras plus

Je ne veux pas que tu me regardes
Le changement serait trop douloureux

~Bonne... nuit

et des larmes
Comme d'habitude j'en ai attendu trop
Souvenir de mots

~moi aussi j'ai été heureuse de te rencontrer
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   15.02.09 19:12

"Lâche-le! Lâche-le salope!"

Une jeune femme en pleurs penchée sur un corps inerte... Un autre l'aurait prise pour la demoiselle du blessé. Ou il y aurait vu une belle âme venue en aide à une victime d'agression, comme ce passant qui s'était interposé. Et quand bien même elle aurait été identifiée comme l'agresseur, si on avait relié la pierre ensanglantée qui gisait dans le caniveau à ses doigts teintés de rouge, à l'air incrédule du bon samaritain... Quel amoureux aurait fait plus attention à elle qu'à sa victime? Quel amant ne se serait pas précipité vers l'être cher pour le serrer dans ses bras, lui parler, le rassurer, appeler à l'aide?

Mais Aramis n'était pas "un autre", il n'était pas un humain ordinaire, avec un esprit logique et des sentiments relativements stables. Il avait eu peur pour Ambroise - bien sûr, comment aurait-il pu ne pas avoir peur lorsqu'il avait entendu la rumeur qui se répandait à travers les Esagils, lorsqu'il avait été stoppé net sur le chemin qui le menait à son appartement par cette nouvelle insensée? Un noble était à terre, un noble s'était fait agresser au sein même de la ville haute. Un noble qui était un Mearas, oui oui un Mearas, presque certain, et peut-être même que c'était leur doyen, jamais assez prudent celui-là, toujours à se croire invincible, toujours à narguer le monde entier, pas étonnant, non non scandaleux mais pas étonnant qu'on ait pu porter la main sur lui, répandre son sang, le tuer peut-être.

Répandre son sang.

Aramis avait eu peur, oui, et il s'était mis à courir. Mais sa rencontre avec Ambroise était encore trop récente, et son âme tristement rigide n'avait pas encore l'habitude de s'extirper de son carcan de perversion. Alors la peur, émotion neuve et mal caractérisée, devint rapidement de la colère, de la jalousie, mélange de désespoir et d'égoïsme aussi étrange que détonant: personne ne pouvait faire de mal à Ambroise, non. Pourquoi? Parce que!


* ... parce que c'est le seul qui... *

Alors lorsqu'il arriva près du petit attroupement provoqué par la scène, quand ses narines sensibles décelèrent l'odeur du sang à travers la puanteur des cadavres... Quand il vit cette femme, et celui qu'elle serrait dans ses bras, celui dont elle caressait les cheveux, ses cheveux sombres qui collaient sur sa tempe déchirée...

"LÂCHE-LE!!!"

Il la frappa, un revers de main d'une force et d'une violence insoupçonnées, que personne n'eut le temps d'interrompre. Puis il se jeta sur elle, sans même s'attarder sur la figure par trop insupportable du noble inconscient; un fou aux prise avec une folle, les yeux pleins de larmes inconscientes, la vision trouble de trop de rage et de douleur.

Elle avait fait du mal à Ambroise.

A Ambroise.

Ambrosio...


"Qu'est-ce que tu lui as fait pétasse?!!"

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MessageSujet: Re: Et le ciel...   01.03.09 23:09

Et la tête lui tourne...

Et.
Et...
Et.

C'est un remarquable effet d'accumulation. Lui qui gémit et s'enfonce toujours plus loin en ce délicieux délire solitaire, bulle de songe pour un monde coupé de toute réalité... et eux qui se frappent, gémissent à leur manière. Ils sont tous là à pleurer mais aucune larme n'est versée...
Certains regrettent l'amour, d'autres l'appellent, il y en a même pour vouloir le fuir. Il nous rattrape toujours, vous savez. Nous sommes humains après tout. Que serait un humain sans ressenti?
Un pantin.

Un pantin, voilà ce qu'était le doyen en cet instant précis.
Jouet balloté par de multiples ficelles nommées qui Crainte qui Désir mais enfin... tout cela était si flou que le marionnettiste hasardeux n'aurait su démêler ces cordages noueux.

Noueux.
Tels étaient ses doigts, tantôt détendus et mous, tantôt contractés en une muette étreinte qui appelait la Vie. Illusoire de croire que l'on pouvait retenir une émotion ou une existence. S'accrocher, mais à quoi je vous prie?

Vain.
Tout était vain et mieux valait crever.

Grand-père attend-moi, je te rejoindrais bientôt.

...
C'était n'importe quoi.
Si sa présente incarnation était inutile, en quoi une vie future vaudrait-elle plus que ce grand bordel qu'était son existence actuelle?
La mort même serait-elle donc vaine? Où est le repos?

Ce tumulte s'estompe et ne reste plus qu'un léger bourdonnement, lointain comme une brume dissipée. Pas de soleil pourtant pour couronner ce fragile rétablissement. Un premier élan le voit entrouvrir les yeux, mais son regard est si vague qu'une femme retient un cri horrifié en le pensant déjà mort.

He non ma mie, sorry. J'suis toujours parmi vous et croyez-moi, c'est pas pour mon plaisir. Qu'est-ce que c'est chiant, qu'est-ce que c'est lourd toutes ces présences et ces sentiments qui le pressent et l'entourent. Dégagez, calmez-vous, je voudrais juste...

Que veux-tu mon ami?

"LÂCHE-LE!!!"

Son coeur manque un battement.
Cette voix...

Sa main semble le chercher, se diriger vers la source présumée du timbre tant aimé.
Où es-tu cher amour?
Toi.
Toi tu vaux le coup.
Et pas seulement parce que t'en es un bon, de coup.

Et.
Tant de qualités pour dépeindre l'éphèbe adoré, tant de battements mouvants, forzando, accelerando, ralenti piano... Capriccio.
Son coeur capricieux n'en fait qu'à sa tête bien qu'on l'en dise dépourvu. Mais qui donc peut juger des élans de l'organe un peu fou?
Pas moi. Et certainement pas vous.


Ses lèvres s'entrouvrent mais ne sort qu'un halètement, si faible qu'il y a fort à parier que personne ne l'a entendu.
Et voilà, il faut qu'il commence à recouvrer ses esprits pour craindre à présent qu'on l'oublie.

Vain.
Ce désir est vain Ambroise.
Même les plus grands ont sombré. Crois-tu que quiconque peut se targuer de connaître Mozart ou Voltaire? Leur oeuvre et quelques écrits. C'est tout ce que l'on a. Tableau subjectif, tentative biographique plus ou moins ratée. Qui était de Vigny? Qui étaient réellement Chopin et Liszt, Couperin et Scarlatti?

Qu'est-ce qui a de la valeur alors?
Mais ce et ceux à quoi vous en donnerez.
Lui il sait. Il sait ce qu'il veut, il le sait depuis le début. Les rixes avec son enfant tant chéri n'étaient que négation d'un désir naissant.
Désir, amour, ambiguïté...

Drôles de choses que les hommes.


Il est sonné. Juste un peu mais c'est suffisant pour rendre sa pensée incohérente et sa mâchoire débile.
Tant pis, il parlera plus tard. Pour l'instant il attend que quelqu'un daigne le ramasser.


Pas toi Lysa.
Connasse improbable, après tout ce qu'il était prêt à donner, tu l'aurais laissé crever. Braves couillons, vagues brouillons que les êtres. Si Dieu est à leur image, il n'y a pas à s'étonner de l'état du monde...

Parlons-en de Dieu.
Se prétendre "à son image", c'était vraiment futé. Chouette idée mais révélatrice surtout. Prétentieuse aussi. Que croyez-vous donc, tous? Que vous avez le pouvoir de forger l'univers? Laissez-moi rire.
Une seule pierre et vous ne serez plus.

En attendant, ben on fait comme on peut. Un peu comme ce pauvre vieux qui n'arrive plus à savoir si c'est Aramis ou Lysa qui l'a pris dans ses bras, lequel tabasse l'autre et puis est-ce important?
On t'aime, on se bat pour toi et t'es en train de penser, pauvre crétin, qu'ils perdent leur temps pour rien?

T'as pas tort, t'es pas grand chose. Mais voilà, on donne de la valeur à ce que l'on veut et ces gamins semblent t'avoir choisi. Pas d'bol, t'as plus 36000 choix. Tu te montres à la hauteur ou tu les déçois.

Allez, arrêtez de vous battre, je vous aime tous deux. L'un plus que l'autre c'est vrai mais qui a dit que je devais être juste? Je me fous de ce que l'on pourra penser, je suis juste là pour...

Pourquoi suis-je là?
Et voilà, on retombe dans les questions philosophiques. Qui suis-je, que suis-je, où vais-je?
Pour l'instant je te rassure, tu risques pas d'aller bien loin. Ou peut-être bien plus loin que tu n'as jamais été si personne ne prend la peine de se bouger pour te soigner. Mais t'inquiète mon grand, y en a au moins un qui s'évertue à te venger. Super utile de laisser crever son grand amour pour cogner sur une vague inconnue, oui oui je sais...
A part ça, tu préfères quoi? L'incinération ou l'inhumation? Faudrait vite te décider, qui sait si tu survivras à cet instant...

"Je t'aime Aramis..."

Ce sera sa dernière pensée. Quitte à partir, autant laisser au monde ce qu'il avait de plus beau: ces quelques cognements sourds qui témoignaient de sa sincérité quant aux aveux qu'il avait déjà formulé.

Tu es ce que j'ai de meilleur, de plus beau mon enfant.
Si seulement il savait...
Si seulement il savait qu'il baise son fils.
Que cet amant impromptu est de sa chair et de son sang...

Il en serait d'autant plus fier.
Il en serait d'autant plus honteux.
Rien qu'un moment parce que faut pas déconner, il est pas totalement (im)moral non plus.
Et puis la vie reprendrait son cours.

Et...
Et je te bute si tu oses me quitter. C'est de l'amour égoïste, absolu à sa manière. Un amour comme il s'en trouve des milliers mais si celui-ci nous intéresse, c'est bien parce qu'il nous concerne. Touchante petite chose que l'humain. Attaquez son nombril et son égo et il devient capable.

En attendant je passe mon tour et laisse la plume à qui voudra répondre et écrire...

Ecrire...
Tiens, encore une chose qui valait le coup.
Accroche-toi Ambroise, certains rochers peuvent sauver le naufragé de la tempête. Tu survivras, si seulement l'on t'aide. C'est ainsi que j'en ai décidé.
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   16.03.09 14:57

Un cri dans la nuit
C'est vaguement ça
Pourtant, loin d'obéir elle crispe ses doigts qui ne sont plus que serres
Elle se prépare à bondir sur celui qui menace
Elle est à ce moment une mère protégeant ses petits

Sblafff
Deux fois dans la journée qu'elle s'envole
Deux fois dans la journée qu'elle retombe
Il faut croire que les ailes n'ont pas encore eut le temps de pousser.
C'est vrai ça qu'est-ce-que je lui ai fait ?

Pourtant, elle n'ose tourner la tête vers le corps allongé, trop consciente de ce qu'elle a fait sans vouloir se rappeler.

Alors tant qu'à faire, tant qu'elle est à terre
Une fois de plus lever les yeux, mais pas vers le ciel cette fois ci
Juste vers les yeux
Ses yeux à lui, ce petit lui qui ne vaudra jamais le grand

Elle voudrait le toucher comme elle touche habituellement tout ce qu'elle souhaite comprendre
Elle voudrait tâter cette joue qui porte des yeux si douloureux
Mais pour une fois se retient
Laissant filtrer un murmure fait de douleur et d'espoir

~L'aimez-vous aussi ?

Insensible à sa haine, elle se relève lentement pour porter son regard au niveau du sien.
Nulle excuse au fond des prunelles
Nul regret non plus, juste peut-être un brin de fatalité.
Elle est un peu désolée pour lui
Qu'il la frappe si l'envie lui prend, elle encaisse depuis longtemps

~Vous devriez vous en occuper, qu'il ne meure pas sans vous.

Si toutefois la mort l'emporte
Elle ne vise pas toujours bien
Et les cailloux sont capricieux quoiqu'on en dise.

Ici, il n'y a plus ni ailes blanches ni espoir
Pegase toujours introuvable elle retombe dans cet état amorphe qui suit chacune de ses crises de démences.
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Aramis
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MessageSujet: Re: Et le ciel...   22.03.09 23:48

Il l'avait attrapée à la gorge, sans vouloir l'étrangler, simplement parce que c'était une prise à sa portée. Assis à califourchon sur elle, il la secouait comme il l'aurait fait d'une poupée inerte, un geste mécanique et sans sens. La tête de la femme ne touchait pas le sol, les doigts du parfumeur ne se resserraient pas sur sa gorge. En fait, il ne souhaitait même pas vraiment lui faire du mal, non. Plus tard oui - oh oui, plus tard tout ceci allait devoir se payer. Mais là, tout de suite, Aramis voulait seulement des réponses.

"Mais pour qui tu te prends?! Et vous, qu'est-ce que vous regardez?!"

Les nobles spectateurs reculèrent dans un bel ensemble, mais aucun ne se détourna: fallait quand même pas leur demander de rater un évènement qui allait les approvisionner en commérages pendant les trois prochaines années. Un court instant, Aramis envisagea de se lever pour cogner dans le tas de ces foutus vautours, mais il avait d'autres priorités pour l'instant - à savoir la salope qui venait de défoncer le crâne d'Ambroise.

Alors réponds, qu'est-ce que tu lui as fait? Pourquoi lui, pourquoi alors que pour une fois quelqu'un me regarde, quelqu'un me voit?! C'est un salaud, une ordure, une pourriture de noble, d'accord. Il est arrogant, empli de suffisance et de mépris, en une couche si épaisse qu'il est impossible à quiconque de voir ce qui se dissimule sous cet amas nauséabond. Mais il est à moi tu entends? A moi!

Et je suis à lui.

Une certitude fragile, qu'Aramis n'osait même pas évoquer à voix haute, tout juste en pensée. Oui, quelqu'un voulait de lui. Le voulait, lui. Si important ce petit verbe, vouloir. Pas le subir, comme le faisait sa mère. Pas l'ignorer, comme le faisaient ceux qu'il répugnait à présent à qualifier d'amants. Le vouloir. Démarche volontaire. Envie, désir.


"L'aimez-vous aussi?"

D'un seul coup, le jeune homme s'arrêta. Il haletait, fou de rage, abasourdi de douleur, et ses yeux bruns voilés de larmes furieuses dévisagèrent enfin cette femme que jusque là il n'avait même pas regardée. Pour sa plus grande surprise, elle était jolie, cette étrange folle. Des traits fins, de grands yeux bleus avides de tout voir. Une délicate bouche de noble dame, qui esquissait presque un sourire tandis que le parfumeur la relâchait, reculait sans se relever, clignant bêtement des yeux sous le choc de la phrase qui venait de lui rendre sa gifle.

Est-ce qu'il l'aimait?

...

Oui, oui bien sûr voyons, Aramis c'est quoi cette hésitation?! Oui, il l'aimait. Mais il ne l'avait jamais dit, même pas au premier concerné. Aux aveux d'Ambroise, il répondait d'un regard, d'un baiser. Jamais il ne parlait.

Dans une espèce de vertige ouaté, le parfumeur réalisa alors que si le doyen des Mearas mourrait ce jour-là, ce serait sans avoir entendu le moindre mot d'amour franchir les lèvres de son jeune amant.

Mais non, il n'allait pas mourir! Et le problème dans cette foutue phrase n'était pas là!


"Aussi?..."

Comment cela, aussi? Elle osait prétendre que... Aramis tourna la tête, son regard flottant sur la silhouette inanimée d'Ambroise, avant de revenir à la jeune femme pour la fixer d'un air incrédule. Malgré ses yeux écarquillés et son souffle haché, ses traits étaient d'une étrange neutralité, comme si son visage ne parvenait pas à déterminer s'il préférait exprimer l'incédulité ou la colère. Elle l'aimait? Elle disait l'aimer? Mais... mais elle venait de...

Et si Ambroise couchait avec elle? Et si elle venait de découvrir qu'il la trompait avec un petit parfumeur homo?

Sensation froide, gluante. Aussitôt ressentie, aussitôt ignorée: plus tard. Cette hypothèse, il y songerait plus tard. Tout ce qu'il y avait à retenir pour l'instant, c'était que maîtresse ou pas d'Ambroise, elle venait de tenter de le tuer.


"Vous êtes folle."

Pas une question, même pas une exclamation. Un simple constat, qui sonnait comme une surréaliste déception: tout cela pour rien... S'il ne découlait pas d'une crise de jalousie, le geste qui venait de le poignarder au coeur en même temps qu'il avait abattu son amant n'avait aucun sens. Ce n'était que le produit imprévisible des méandres inconstants d'un esprit malade. Et cela, Aramis ne parvenait pas à le comprendre, aussi psychotique qu'il soit lui-même: sa folie à lui l'enchaînait dans un carcan dont il ne pouvait s'échapper, des liens qui le paralysaient et l'étouffaient. Elle au contraire était trop légère, trop volatile, gaz insipide et incolore autant que mortel qui se répandait dans l'air ambiant. Lui, il empoisonnait à travers la séduction que lui conférait sa perversion. Elle, elle se contentait d'être.

Et une telle différence fit peur au jeune parfumeur. Une peur qui devint une bouffée de terreur lorsque la femme reprit la parole.

...

Non.

A nouveau un regard pour le corps frémissant du noble à terre, un déni qui devint un vif mouvement de la tête de droite à gauche.

Non, ce n'était pas possible, non. Non!


"Non, il ne va pas mourir! Il ne peut pas mourir!"

Flash de ce qu'il avait lu à la bibliothèque si peu de temps auparavant. Il était tellement vieux, il était forcément immortel, donc forcément invincible, n'est-ce pas? Et puis même, personne ne mourrait d'un petit coup à la tête - en tout cas pas dans le monde d'Aramis.

Le parfumeur se détourna de la folle pour se traîner au côté d'Ambroise. Il tendit la main, hésitant à le toucher. Ces paupières qui battaient sur ses yeux vides, c'était bon ou mauvais signe? Ces frissons qui parcouraient ses doigts, cela signifiait qu'il reprenait conscience? Les délicates phalanges d'Aramis allèrent effleurer la tempe ensanglantée, tandis qu'il fixait le visage couleur cendre de ce foutu connard de Mearas: oh oui il l'aimait, il l'aimait à en crever, et il avait l'impression d'être en train de le perdre.


"Il ne mourra pas!"

Cette fois son affirmation était haute et claire, presque féroce: tu m'entends la Mort? Je t'interdis de me le prendre. Parce que je suis moi.

Et sans ménagement, il gifla Ambroise.


"Réveille-toi! Réveille-toi tout de suite, tu m'entends?! Ambroise, réveille-toi!"

Pour ceux qui ne l'auraient pas déjà deviné, la culture romantique d'Aramis était quelque peu famélique: la Belle au Bois Dormant n'avait jamais été son livre de chevet.

Pourtant il aurait été bien malvenu de se moquer de l'accent désespéré que la voix du jeune homme avait pris sur le fin de sa phrase. Et bien imprudent de sous-estimer la violence des regards qu'il adressait à celle qui venait de fissurer le fragile verni qui couvrait le premier de ses véritables espoirs.

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Et le ciel...
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