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 Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar

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Aurèle Ishtar
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MessageSujet: Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar   05.08.09 13:04

    Nom: Ishtar
    Prénom: Aurèle

    Surnoms : Jenaëlle (uniquement connue par Nouna) qui est aussi son prénom de couverture.
    Le Masque de fer, La Grande Dame et d'autres moins glorieux.

    Identité utilisée parmi la plèbe, dans sa couverture de soigneur : Jenaëlle Iscariote

    Âge: 62 ans – d'apparence, la trentaine

    Date de naissance: Hiver 199 de l'Après.

    Statut: Est-il vraiment nécessaire d'y répondre ?

    Métier: Je gouverne les miens, c'est déjà bien suffisant. Vos lois, sont celles que j'édicte, abroge, ou réitère.
    Quelle différence ? Quel gouffre ?
    Certains naissent pour payer le prix de vivre, d'autres pour le recevoir.
    Je suis celle qui accepte de donner. Ou d'enlever.
    Levez correctement la patte, et l'os sera assez gras pour toute votre détestable progéniture. Mordez, et...
    Je ferai en sorte qu'il n'y ait aucun précédent.

    Mais à mes heures perdues...
    Et de l'autre côté... du masque.

    Depuis l'explosion, depuis l'hystérique folie des Albërick...
    Je préfère être proche. Si proche de mes ennemis. A les en voir frémir... La douleur. Je leur soigne. J'aime à comprendre ce qui se trame. Même s'il faut pour, se fondre dans la fange.
    Aussi, depuis quelques temps, cette furie beuglant tour à tour insanités et mots doux, celle qui panse, soigne et ne rechigne pas aux éclaboussures carmines, cette femme bien plus issue des bas fonds que nul autre... cette femme. C'est moi.

    Derrière le masque.
    Car il faut bien un loup, pour déchiqueter...
    Ces agneaux noirs, tentant de se rebeller.

    Lieu de naissance: Tsel, ville Haute
    Lieu de résidence: Etemenanki



    Caractère:

    Citation :
    «  S'il fallait jouer sur les apparences...
    S'il fallait jongler en faïences, s'il fallait qu'un seul éclat, tue tous les autres...

    Imbus de soi, insatiable du regard, des lames vipérines de ces multiples miroirs qui nous ramènent toujours... à ce que nous sommes, ce que nous croyons être, ce que nous aurions pu être.
    Suis-je ce que je montre ? Ne suis je pas, ce qu'ils croient ?
    Est-ce pire encore, pire qu'on ne le pourrait voir ?

    Si tu peux voir : regarde, si tu peux regarder : observe.

    Là, devant mon miroir, je sens cette peau qui craquelle, qui craquelle, qui remue d'affreux cauchemars, des sensations qui ne s'oublieront jamais.

    Suis-je comme eux ? Est-ce qu'en me déguisant, je me leurre ?
    L'endormirais-je cette bête enfouie, qui patiemment attend son heure ?

    Reine affamée d'écho de vie, épouse mortelle, mère des damnés.
    Il fallut le regard d'un seul, le regard d'un seul... et son souhait. 
    Pour me voir transformé. »

    Aurèle est impératrice, impérieuse, impériale. Aurèle domine, statue, glace d'un regard sur qui oserait remettre en cause. Aurèle ne montre d'elle... Que les reflets immaculés d'un masque poli. Intransigeance, fermeté, une femme que l'on croirait dépourvue d'émotion derrière cet étui glacé.

    Aurèle est une femme de poigne, décidée, vindicative, à la mémoire inaltérée. Aurèle est une femme d'histoire, de vengeance, de rancune. Aurèle est comme les reptiles qui la pillèrent : froide et meurtrière. Aurèle... attend son heure.

    Mais, sous l'acier, l'on distingue l'impulsivité, la colère, le frémissement d'une femme bafouée, d'une femme-objet, d'une femme à l'énergie volcanique prête à s'embraser, à consumer l'environnement hostile. A tout brûler.
    Aurèle n'a pas « tout perdu » car Aurèle n'a jamais « vraiment eu ». Elle dont le temps s'envole, n'a jamais pu le prendre. La seule tendresse, la seule douceur s'adresse à Nouna, cette petite fille bien maternelle, qui malgré la dégénérescence de ses années... continue à soigner sa fille « pour la rendre belle ».

    Et il y a Jenaëlle. Le prénom secret que Nouna, autrefois Ariane lui donna.

    Jenaëlle jure comme une charretière, Jenaëlle est entière, impulsive, colérique. Franche. Jenaëlle n'a pas peur de crier, de se dresser contre plus gros qu'elle. Jenaëlle n'a pas honte de ce qu'elle est, de sa face massacrée. Jenaëlle est la vie, le reflet mort d'Aurèle.


    Physique

    Un froissement d'étoffe, qui se mêlent savamment, des broderies, des soieries, des couleurs variant entre l'hiver et l'automne, jamais effleurées d'une chaleur printanière. Ainsi s'accoutre la femme aux faces métalliques. Celle qui porte ce masque scellé, pour couvrir l'atrocité d'un corps, que tous savent : gravement mutilé.
    Des cheveux sévèrement tirés en arrières. Des cheveux ternes, presque cendrés, en un rigoureux chignons, souvent couvert de capuche ou chapeau discret.

    Aurèle n'est pas femme de garniture, Aurèle gouverne avec droiture, Aurèle n'a pas le temps de colorer son investiture.

    L'Ishtar, ce que l'on en distingue, c'est une forme longiligne et fine, une forme bardé de tissus, recouverte, ne laissant que quelques morceaux éparses de chairs, vite dissimulés. On peut parfois y distinguer l'ébauche d'une peau claire, meurtrie de cicatrices, et ne plus se formaliser de son accoutrement. Sous peine de subir un courroux bien pire...
    Quand on ose soutenir son masque, et la dévisager, c'est pour se heurter au miroir impénétrable de deux prunelles grises, qui vous transpercent l'âme, sans ciller.

    Et Jenaëlle, ce secret d'Ishtar ?

    Grande, la peau claire, elle n'est pas grosse, pas maigre, pleine de forme et de vie. Des cheveux sauvages qui s'enroulent ça et là, en une tignasse vénitienne indisciplinée, couvrant... les parties de son corps encore lacérés... Reliquats d'une lointaine explosion que sa mère paie en année.
    Pourtant, elle pourrait être belle, Jenaëlle, si on ignore ce qui la couvre, si on prend le temps de l'observer, d'observer ce visage à la finesse avérée, à la fragilité décontenancée par cette énergie vibrante, aux lèvres ne cachant rien d'une nature tempétueuse et sensuelle, aux yeux qui virent selon le temps, les émois du moments. Du vert, du brun, du bleu. Ce sont les émotions qui se distillent en panel colorés, sur celle qui, une fois parée, se refuse à être remarquée...


    Signes Particuliers | Don : Il y a un peu plus de 200 ans, Hagen de la constellation du gémeau, frère de Lalit, le créateur des Elefs, fit un vœu destructeur pour la famille De Lambre, un vœu susurré par la rivalité meurtrière des Nobles d'alors. L'enfant pleure encore dans les yeux de chaque De Lambre.

    Il y a 200 ans, fut accordé aux De Lambre et à leurs descendants, une capacité de régénération. Une capacité maudite, qui se nourrissait en années enlevée à son trop plein d'utilisation.
    Si bien qu'elle eut vite raison de la plupart d'entre eux.
    A la moindre utilisation, qu'importe sur qui, elle régénère, mais fait perdre à son auteur des années... Et si l'on remonte trop tôt, il est aussi possible de perdre... maturité et mémoire.

    Aurèle, au corps à moitié massacré par une explosion vieille de 40 ans subit le soin permanent de Nouna, autrefois Ariane, sa mère. Qui, après avoir juré de rendre sa fille aussi belle qu'une « princesse » se refuse à aller en arrière. Malgré ses allures d'enfant, et ce temps qu'elle attend patiemment pour en user.

    - De par ses plaies et son âge "mature", Aurèle a eu le temps d'étudier une partie de la médecine (pas assez pour se prétendre médecin, mais assez pour faire une bonne infirmière). Elle a une connaissance pharmacologique étonnante, qui lui permet de concocter remèdes... ou poisons.
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MessageSujet: Re: Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar   05.08.09 13:08

    Histoire:


    ~ Hiver 260 ~


    Il est des vies qu'on ne peut séparer. Des ersatz d'existences qui ne pourront jamais se disloquer. Le sort aura beau s'acharner... La mémoire, la mémoire d'une fatalité ne cessera de poursuivre les faibles, les ignorants... les condamnés.


      « - Quand le soleil brillait encore...
      - Non, Nouna, il ne brillait déjà plus.
      - Tu crois ?
      - Les dates ne mentent pas.
      - Oh... Les années se mélangent tu sais...
      - Je sais. Raconte moi-encore. »


    Deux formes, allongées.
    Un lit à baldaquin, des étoffes luxueuses, une chaleur diffusée par le brasier d'une cheminée. Les formes remuent. L'une semble adulte, l'autre, ne doit pas excéder une dizaine d'années. Enlacée, la plus grande des deux caresse doucement la chevelure blonde de la cadette. Jetant un regard morne vers le feu mourant.

    Encore quelques heures, encore quelques heures avant de renouer avec son sordide, sa comédie existentielle.

    « - C'est vrai, depuis petite, ça a toujours été ton histoire préférée. » La voix est douce, la petite sourit vers son aînée, comme si elle pouvait oublier le visage tuméfié, perclus de cicatrices que les braises ne cessent d'aviver. Elle effleure cette mémoire scarifiée, décidée à ne voir que le bonheur de sa fille adorée.

    Sa fille ? Ah, oui, un léger détail, un semblant d'incohérence, d'anachronisme. La petite, celle de 10 ans que l'autre nomma « Nouna », est... loin de faire son âge.
    D'une voix douce, elle se remémore, et chante doucement, la litanie Gemini, La complainte des jumeaux maudits.

    La nuit a fuit, levant son rideau protecteur vers cette aube grise, qui agresse pourtant ses yeux... ses yeux pareils aux cieux.
    Ses yeux si songeurs, si changeants... si trompeurs.
    Un regard tendre vers la forme encore endormie, que tous ces autres, considèrent comme
    « une étrange lubie de la Reine des lieux. Une enfant recueillie, une esclave. »


    S'ils savaient...
    S'ils connaissaient... L'étendue, le mal qu'un unique vœu, peut causer ?
    Ils ne savent pas. C'est mieux ainsi. Ils ne savent pas de quoi l'Ishtar les protège. De ces gueux à l'extérieur, de cette vermine affamée, ce peuple putride et contagieux de hargne.
    Méritent-ils sa protection? Méritent-ils son indulgence ?
    Sans doute que non. Non. Plus depuis ce jour.
    Pas plus qu'eux, « ses pairs ». Mais c'est en quelque sorte « sa famille », son fardeau. Sa fatalité, la continuité d'une malédiction qui la poursuit depuis des générations.
    Il faut bien payer. Encore, jusqu'à l'extinction, comme ses aïeux.

    Elle resserre les pans de son peignoir, pris d'un froid soudain. Couvrant ce corps à demi massacré, que le temps peine... à... transformer.
    Derrière ce tissu et à travers le jour, l'on peut distinguer des formes harmonieuses, de longues jambes effilées, un ventre mince sans être sec, une poitrine avantageuse... surmontée d'une chevelure presqu'enflammée, dans l'aubade d'une matinée.
    Des cheveux vénitiens, ni complètement de flamme, ni complètement fade. Ils oscillent vers cet or un peu roussi, accentuant l'apparente fragilité de cette jeune femme à la peau si pâle. Un menton volontaire, une bouche plantureuse, un nez long et fin, et des yeux... qui démentent toute pitié, toute faiblesse. Des yeux d'acier qui fixent rudement celui qui bientôt, viendra les couvrir.

    Pour ne pas choquer, une fois complètement retournée, le sourd cantilène d'une peau saccagée, d'une moitié de face démolie par les flammes et l'envie. Par la vengeance et la furie.

    L'apparition meurtrie ricane, devant ce reflet qui lui paraît monstrueux, loin de s'attarder sur l'étrange beauté de sa partie intacte.
    Elle sait, que ce n'est que le partie immergée, qu'au plus profond de ces entrailles, mugit encore, feulerait presque les murmures d'une Vendetta à venir.

    Cela a déjà commencé.


    Une main délicate, aux doigts gracieux, des mains de musiciens, des mains d'artistes... Des mains salvatrices... Des mains... assassines.
    Aurèle, se souvient... d'un lointain fait de brumes et de rêves inaltérés. Aurèle se souvient d'avoir un jour rêvé...

    ~ C'était en 215, de l'Après ~


    A l'époque, consciente de sa charge, de son importance, de son affiliation et de sa destinée : elle ne voulait qu'être digne de ce qu'elle recevait.
    Fille d'Ishtar et d'une lointaine noblesse presqu'éteinte, on la mariait déjà au Cousin prometteur qui saurait être digne de tenir les rênes de sa famille, assez solide pour maintenir l'unité et diriger d'une main de maître cette ville décadente.
    Un avenir parfait qui lentement, se dessinait. Malgré les quelques incohérences qu'Aurèle, jour à jour, percevait...

    Ses parents, comme se jouant du temps, ne vieillissaient.
    Mais le plus intriguant pour elle, c'était le sourire triste de sa mère si jeune, ce sourire sacrifié, cette âme en peine qui sentait déjà ce que cette autre partie d'elle-même... endurerait.

    Cadeau étrange, don du ciel... d'un petit ange manipulé, de nombreuses années avant, sur l'autel de l'avarice, de la rancœur... et du calcul.
    Cadeau empoisonné liée aux rivalités étranges d'anciens amis. Poison qui alimentait, chaque nervure filiale, sitôt sucé par le reptile avide qui cracherait cette manne sur ce sablier qui ne s'écoulait.

    Nouna, à l'époque, portait encore le nom d'Ariane Ishtar de Lambre. Elle avait été témoin de ce vampire qui peu à peu, avait eu raison des générations précédentes, la laissant, seule héritière bien consciente de ce qu'elle devait refréner mais...
    Celui à qui elle fut donné, malgré ses secrets, comprit très vite les intérêts de cette « régénération-dégénérescente », et malgré les avertissements d'Ariane, il l'obligea à être son eau, quand elle subissait le contre-coup du sort. Perdant une à une, les années qu'elle prenait temps soin à conserver.
    Elle qui ne voulait qu'une vie simple, faîte de normalité.

    ~ C'était près de 40 ans en arrière,
    vers 219 ~


    Et puis... Il y eut l'accident. Oh bien sûr, il succédait à une suite d'incident, et si Nouna avait mis en garde sa fille sur ce don maudît, hérité du sang, Aurèle à l'époque... ne voulait qu'aider.
    Un accident terrible, qui faillit lui coûter la vie.
    Aurèle dormit longtemps, avant de s'éveiller pour découvrir sa mère si jeune... Sa mère qui avait juré, que peu à peu, elle lui rendrait ce qu'elle n'aurait jamais du perdre.

    Il lui arrive encore, d'en faire des cauchemars. A la découverte de ce corps lacéré et brûlé, que seules de lentes années cumulés à l'hérédité, aux efforts maternels, purent peu à peu, recouvrir.
    Le père mourut peu après. Malgré ses suppliques, Ariane n'avait plus de « temps » à lui accorder.
    Et il n'avait plus l'autorité pour lui arracher...

    Ariane n'avait pu défaire les alliances, et sous son apparente jeunesse, elle ne pouvait plus être qu'une ombre... à l'identité enfuie.

    ~ Un morne été 231 ~


    Des années et encore des années après... Aurèle épouse l'héritier. Ce cousin qu'elle avait déjà « aidé », ce cousin conscient de sa bizarrerie et bien déterminé à en faire usage, comme son père avant lui. Lui conférant une étrange jeunesse, alors que son laideron de femme se pare de masque et d'étoffes pour cacher l'ignominie.

    ~ 244 ~


    Un jour, bien-sûr, il faut « consommer ». Même si l'homme est dégouté, il fera son office, priant que germe vite de ce ventre immonde, une créature bien éloignée de sa génitrice.
    Sans se méfier de cette petite servante, « Nouna » toujours au service de cette « chose » lui servant d'objet.

    Ce n'est que quelques mois après qu'Aurèle tentera une échappée. Ne supportant plus le supplice de cette vie arrachée, de ce corps qui ne guérissait que lentement, sous le temps échappé de sa mère...

    Quelle erreur.
    De penser, que ceux qui une fois déjà, lui avait arraché de son bonheur... l'accueillerait... la sauverait.
    S'enfuir... Se libérer de Tsel ? Survivre dans l'immondice ? Les Pauvres n'ont pas plus de pitié que les Riches, ils crachent tout autant sur les créatures hideuses... qui les effraient.
    Et ce ne sera pas le ventre rond d'Aurèle qui amènera à la pitié. Malgré son travail, son acharnement, et ses bons remèdes.

    Le bébé était beaucoup trop beau, pour un monstre comme elle. Nouna avait bien tenté, de les en empêcher, mais... Que pouvait-elle faire du haut de ses 8 années ?

    ~ Hiver 246 ~


    C'est Ishtar qui les retrouvera, c'est Ishtar qui les punira. C'est Ishtar qui fera la bêtise, l'irrémédiable faute, de croire sa femme... soumise, maintenant Nouna, en otage, il pense que ça la calmera, mais... cette créature qui maîtrisait si bien les remèdes, les vertus des fleurs pour soulager ses maux, si déterminée à ne plus rien subir de ces monstres couverts de "beauté", de ne plus rien leur accorder.

    ~ 252 ~


    Frédérich Ishtar sombra dans une étrange béatitude... Après s'être un peu trop intéressé aux formes renaissantes de Nouna. Sa pauvre femme, bien qu'effondrée, fit montre d'assez de force et de courage pour convaincre... et mater, sa famille vénéneuse.

    Bien décidée à ne plus jamais, plus jamais, ne laisser personne décider à sa place de ce qu'elle serait. De ce qu'elle devait. De ce qu'elle ferait.

    ~ An 254 ~


    Aurèle est devenue le Chef des Ishtars, après la mort de son beau-père. Il avait reconnu en elle, son successeur voilà deux ans, puisque son fils, n'était plus capable d'accomplir son office ...
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MessageSujet: Re: Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar   05.08.09 13:09

    ~ 261 - 262 ~



    L'année écoulée avait été des plus éprouvante...
    Aurèle avait assistée à la lente chute de l'élite ne cessant de se tromper, d'œuvrer sans but, Aurèle avait vu renaître l'Enkidu, Aurèle avait frémit de hargne quant... à la possibilité d'étoiles.

    Le Masque avait sévit, réorganisant les vivres, affamant ceux qu'il fallait, poussant les Sîns à attaquer. Jetant l'os qu'ils mordraient pour mieux se jeter dans ces cages enflammées...
    Et être maudît par ceux qui les protégeaient.



    Chant II Hybris a écrit:


    Et après le feu ce furent les cendres que l'on pleura


    « Que pouvons-nous faire…? »

    Le vieux noble posté à la fenêtre esquissa un vague mouvement de tête, négatif et las.

    - Rien : ce sont eux les Juges… J'ai vu par le passé la colère des Albërick frapper la plèbe ; et ils savent se montrer méthodiques dans leur vengeance. L'un de leurs plus jeunes héritiers est mort dans l'explosion, et ils ne laisseront pas cela impuni... Nous pouvons en être certains.

    La femme qui se tenait en retrait esquissa une expression mêlant dégoût et affliction, tandis que son regard se portait sur la ligne grise du Rempart qu'ils pouvaient observer depuis l'Etemenanki, au-dessus de laquelle volaient des nuées inquiétantes de corbeaux. Depuis l'explosion les nobles frémissaient à l'idée que le trou béant laissât champ-libre aux rats de la Basse-Ville, mais curieusement on ne déplorait encore aucune intrusion de plébéiens. Et pour cause : les dizaines de croix déjà dressées au-dessus du grand mur étaient suffisamment dissuasives.
    La jeune femme se détourna et sortit de la pièce. De son propre avis, les Albërick étaient devenus fous: certes la peine de mort existait depuis longtemps, mais jamais les exécutions n'avaient été si…spectaculaires. Certes les plébéiens avaient commis un crime sans précédent, mais de là à exposer à leurs yeux ces tas de chairs meurtries qui avaient été autrefois leurs proches…Ils poussaient leur vendetta trop loin, et il était évident que le calme endeuillé de la Basse-Ville ne durerait pas éternellement...

    L'Ishtar, impuissante face à la lente agonie du Chef Albërick, mais déjà prête à nourrir sa démence...
    Si ces exactions ne rentraient pas vraiment dans ses plans, si elle n'avait pas prévu ces accès terribles, et malgré son dégoût pour les mises en scènes macabres... Elle savait qu'il lui faudrait agir vite, et efficacement. Abreuver la douleur d'un frère, alimenter la vindicte, et la retourner contre cette rébellion hérétique.

    Lasse d'une noblesse qui n'accomplissait plus son rôle de parent... devant les caprices d'enfants batards... Aurèle eut l'occasion, d'écouter les plaintes de l'écarté Mearas, bien décidé à remettre sur le trône de la Milice, celui qui révolutionnerait efficacement sa garde.
    Il était temps, que celle-ci regagne la prestance d'un militarisme oublié... et... Elle y veillerait.

    Mais ce n'était pas assez. Oh non. Elle ne pouvait faire confiance à des ouïes-dire, et malgré les avertissement de Nouna, malgré ses larmes, Aurèle était décidé à se fondre de nouveau parmi eux, parmi la fange. Les ronger de l'intérieur comme ils l'avaient fait... Il y a quarante longues années...

    Nourrir les chiens galeux, intégrer en secret, sa « meilleure espionne », prendre prétexte la capture supposée d'un sympathisant Sîn...

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MessageSujet: Re: Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar   05.08.09 13:13




    Bas les Masques – Bal des Masques



    Intégrer sa cellule avait été un jeu d'enfant, le jeu trop convaincant du geôlier à la torturer l'avait laissé pantois. La jeune Jenaëlle n'a pas eu de chance. Vraiment, être prise lors de la rafle qui captura les membres supposés de Sîns, elle qui tentait simplement d'aider des blessés, de soulager les peines...
    Elle qui leur avait beuglé des insanités, elle qui avait hurlé, elle qu'on avait roué de coups et de rires gras en remarquant les difformités de son corps.

    C'est ruisselante de sang, pleine de vindicte et de hargne, qu'on l'avait jeté dans sa cellule... à lui.
    Le Docteur Anaël, pas en meilleur état.

    Elle s'était accroupie, adossée au mur de l'étroit cachot, avait sourit dans une gerbe rouge de lèvres éclatées.
    Et ils avaient parlé. Ils eurent le temps de parler. Des mois durant de torture, de celui qui se montrerait ses blessures, qui comparerait à celui qui aurait le moins crié. Une étrange camaraderie de condamnés, qui pensaient ne jamais en ressortir.

    Il lui avait parlé d'Elle, sans la nommer, Elle, féline et sauvage, Elle divine et indomptable. Jenaëlle avait gravement opiné de la tête. Ils se parlaient pour ne pas cracher après, les vérités qu'ils ne pourraient repentir...
    Jenaëlle avait conté son « elle », sa façade, son accident qui lui avait dévoré le corps. Cette irresponsabilité Nobliaute... Cette enfant qu'elle aimait comme sienne, cette enfant qu'elle était parvenue à protéger des années durant. Ce martyre imposé...

    Et puis, il y avait eu ce jour. Ce jour où les coups furent plus importants que les autres, ce jour ou Jenaëlle faillit laisser percer Aurèle... pour ne pas mourir. Ce jour où Anaël la sauva, révélant ce qu'il était devant lson visage horrifié...
    De laquelle les bourreaux prirent soin d'arracher le secret... à cette non-mort pourtant attendue.

    Anaël avait voulu sauver, sans pouvoir se douter que les gardes iraient encore plus fort. Ce jour là, il pu entendre les clameurs et les hurlements, et cette menace... à un enfant « on a déniché ta gosse, pouffiasse, elle est bien mignonne d'ailleurs. Alors crache ? Pourquoi t'es pas crevée ? »

    Et même Aurèle, l'apprentie espionne, que la situation dépassait, n'avait pu mentir... couvrant son propre secret.

    « Bonne fille va »

    Était-ce de la pitié ? Était-ce, ce qui la traversa quand elle croisa, à moitié évanouie, le regard d'Anaël qu'on emmenait, lorsqu'on la transportait vers la sortie ?
    Le protecteur de l'espionne avait sauvé de justesse le cadeau d'Ishtar, contre la barbarie trop connue des arracheurs de secrets, et puis... Si l'Enkidu s'en mêlait.

    Ils la jetèrent dans la rue, bien en vue.
    Comme une couverture transfigure une forme. Jenaëlle avait jaillit, Jenaëlle avait étrangement récupéré, se glissant dans l'étroitesse d'un rôle fait... sur mesure.

    Y-eut-il vraiment de la pitié à l'égard de l'étoile ? Un vague remord bien vite balayé. Un remerciement vers toutes les pistes à exploiter, où déjà elle se dressait, remettant peu à peu sa Clinique en marche, soigneuse de blessures, du commun, de la fange qu'elle exécrait en secret.
    Attendant patiemment de s'infiltrer. Que les rats se montrent enfin, alors qu'elle commençait à peine à leur tendre... une pitance empoisonnée.



    Le rôle de Jenaëlle la soigneuse vint soit-disant aux oreilles d'une noble souffrant de maux horribles, une noble de 60 ans... Jenaëlle, devait, 4 jours par semaine, s'occuper de cette femme. Contenant sa hargne envers la richesse, ramenant l'obole qui servait au dispensaire.
    Permettant à Aurèle, de reprendre son masque. Et de continuer lentement, cette... Double faces.

    Aurèle Isthar, Maîtresse des Ishtars et de ces fantômes qui toujours, la dévisagent fixement, comme s'ils reconnaissaient en elle, les éclats d'un autre miroir... brisé.
    Aurèle qui toujours, évite de croiser ces Elefs qui la fascine... et l'effraie.

    Aurèle, passée maîtresse dans l'instauration d'une pénalité injuste, s'élevant en juge contre cette plèbe cruelle, prête à laver par le sang, cette masse bêlante d'enfants cruels.
    Aurèle et son ombre étrange, cette enfant, ou plutôt... ces petites filles qui se succédèrent au fil des ans. Du moins, c'est ce qu'il semble. L'étrange goût en matière de pucelle au physique toujours identique, ne saurait être contesté...
    Le masque aux faces grimaçantes n'a jamais fait preuve d'aucune pitié, et sait fort bien onduler, étouffante, devant les autres sphères... dirigeante.


    Cet être fantomatique, qui, sous le monticules d'offrandes pour l'amadouer, ne s'était jamais attendue à …

    « Bon, ben ça, c'est fait... »


    Qui allait sérieusement ébranler la "tranquillité" de sa double existence.




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MessageSujet: Re: Aurèle Ishtar, le Masque, Chef Ishtar   06.08.09 7:16

Pour moi, ça me va. Ou en tout cas, tu peux sur le jeu, faire tes premiers pas.

Au pire, si quelque chose ne convenait pas au Rêveur, tu éditeras à son retour.

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